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mauvaife foi , la cupidité des premiers juges;peuvent devenir des moyens vidorieux pouratténuer des dépofitioiia, pour faire blâmer lerefus d’ades confervatoires ikprovifoires, né-cessaires aux intérêts d’une des parties, pourfaire tomber un procès-verbal, un inventaire,line information civile ou criminelle. Or,dans l’organifation des anciennes cours d’appel,l’appellant pouvoit fe plaindre en toute libertéaux juges d’appel, parce que ceux-ci placésen fituation différente, & plus conflitués enrenommée & en dignité , le fcandale de pa-reilles plaintes n’avoit pas l’air de fe réfléchirfur eux; il n’en feroit pas de même aujour-d’hui des juges accufés. Des inculpations quife rapporteroient ou qui pourroient fe rap-porter à leur propre conduite, à leurs pofi-tions , à leurs petits intérêts, n’y feroientpas favorablement accueillies.
Pour la fécondé queftion : les juges feront-ils temporaires ou à vie? Il me paroît abfo-lument néceffaire qu’ils soient à vie, & celapar deux raifons. D’abord on ne s’attache àun état que lorfqu’on le fait durable, & onne l’exerce bien que lorfqu’on s’y attache.Enfuite ferez-vous de cette profefîion un étatdoux, commode, lucratif. Si c’eff une faveur>
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