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détails ennuyeux à dévorer; enfin, étrangersaux petits intérêts des parties contendanteséloignées du centre de leur querelle, leurjugemen. aura néceffairement plus le caraûerede l’équité & de l’impartialité.
Je sais qu’on a cru éviter la plus grandepartie de ces inconvéniens en établiffant destribunaux avec deux chambres, dont l’uneferoit cour en première inftanee, tandis que l’au-tre formeroit une cour d’appel pour les caufesqui auroient été jugées en première inftanee dansun autre tribunal ; mais cette inftitution tellequ’elle a été décrétée par l’affemblée nationale,me paroît encore mauvaife , parce qu’elle eftcontraire à la nature , même de l’appel.
En effet , quoique l’appel ne foit plus aujour-d’hui ce qu’il étoit dans notre ancienne jurilpru-dence, une prise à partie réelle , il eft encore enquelque forte une attaque faite au juge lui-mêmedans l’opinion publique ; car on n’appelle pasfeulement de lafentence d’un juge parce qu’onle croit prévenu & trompé, mais encoreparce qu’on le croit injufte ou ignorant.Souvent dans l’inftruâ:ion de la caufe d’appel,il eft important de dévoiler avec éclat cetteignorance cette injufttce, La turpitude , la