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Essai sur l'art de constituer des peuples : ou examen des opérations constitutionelles de l'Assemblée nationale de France
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tâtions pécuniaires; pourquoi donc les jugerdune maniéré différente? Certes, perfonnene contefte quelles répugnent à la liberté &à la dignité de lhomme; mais il falloit alorsen tranfmuer le prix en argent, & non pasles abolir fans indemnité. Â-t-on fongé à lim-moralité affreufe de dépouiller un citoyendune propriété légitime, à laquelle est attachéepeut-être toute fon exiftenee, &: daller fouillerenfuite lobfcurité des temps barbares , pourlui trouver des torts. Je dis que cefl: unepropriété légitime , & fans doute, puifquil ajoui, pofîedé , acheté en vertu de la loi ;or, ce qui fait le titre, cefl; la loi , & ceferoit cette même loi fous la prote&ion delaquelle il a été faifi hier de fa propriété ,qui le dépouilleroit aujourdhui de cette pro-priété même & de fon prix. Que fignfie aprèscela cet article de la déclaration des droitsde lhomme ? Les propriétés étant un. droit in-'nolable & facré , nul ne peut en être privé , Jiçe nejl lorfque la néceffité publique , légalementconjlatéeexige évidemment, &fous la conditiond'une jujle & préalable indemnité (i).

Q) Qitelle préalable indemnité que celle qùotta accordée par-tout à la noblejje Françoife !

On Jira peut-être curieux de -voir ce que les