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11 efi donc vrai que l’affemblée nationaleeft partie d’une double erreur en confifquant
anciens états-gêner aux penferent an fnjet des pro-priétés & de [exifence de la noblejje. Voici com-ment s’exprimait le tiers-état en 1C14. « Plaife à'votre majejlé voidoir maintenir & conferver cetordre & fes honneurs, droits , franchifes & im-munités ». Üordonnance de [Blois rendue fur la.nquifition des états s’eronce' dans le même fensa Et pour ce que la principale force de notrecouronne gît & confîfe en notre noblefj'c en ladiminution de laquelle efl tajfoiblijjcment del’état , nous voulons & entendons quelle foit con-fervéo & maintenue en fes anciens honneurs ,droits, franchifes & immunités accoutumées ».
« Les états de Tours en 1483 , ces états fiprônés parcsqu’on les fuppofe avoir voulu délibérer par ordres ,avoientfait une demande encore plus précifepar labouche de Jean de Rely leur orateur commun. »«Pour ce que P état de la nobleffe efi nece faire à latuition , garde & défenfe de la république ( alorsil ny avoit pas de gardes nationales ) car c’efile nerf & force du royaume ; efi befoin avoir regard,qu’eux & leurs biens & héritages foient entretenus ,gardés & maintenus en leur franch fe , liberté ,
prééminence } droits , privilèges, jurisdiclion &
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