1*5
bien ne pas faire' ufage ici de cette foule deftipulations exprelTes du droit de juffice quifont exprimées dans les chartes de nos roisde la première & de la fécondé race, &c qui ac«compagnent prefque toujours dans les diplômesla vente ou la conceflion des fonds; je veuxdire feulement que la plupart de nos leigneu-ries, & même de nos grandes feigneuries ,n’eurent d’autres principes , comme on fait,que l’exiftence de ces grandes pofiefîionsconnues dans ces premiers tems fous le nomd’alleu ; fi bien que dans toutes nos ancienneschartes le mot allai ou allodium étoit pris in-diftinclement pour les mots pmdium propriumpofefio , hcereditas , & ces mots à leur tour pourceux d’alleu ou £allodiutn. Si l’on avoitquelque doute fur cette vérité , on n’auroitqu’à voir la multitude de preuves que Du-cange en rapporte dans fon gloflaire, au motallodium. Or , comment prouverai - je àcet égard que le droit de judice ne s’eft pasétabli par l’ufurpation , d’une maniéré bienfimple par le droit commun des Gaulois &par le droit commun des Romains ?
Par le droit commun des Gaulois, Céfardit: » Dans les Gaules, ce font les princi-paux des différentes régions &z des bout-