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Il eft donc clair fur le premier article quel’aftemblée nationale s’eft trompée fur l’ori-gine de la nobleffe , pafions à l’origine despofi’efîions féodales.
La juftice , le cens , les bannalités , les droitsd’avouerie , de corvée & de main-morte,font à-peu-près les principaux droits comprisdans nos anciennes poâ'eftions féodales. Or,il n’eft pas difficile de fe convaincre que tousces droits que je ne prétends nullement jufti-fier en ce qu’ils avoient d’onéreux Sc d’acca-blement , n’étoient pourtant pas, comme onl’a dit, des extorfions , des brigandages oudes ufurpations ; mais bien de véritablespropriétés légitimes.
D’abord on ne conteftera pas la légitimitédu droit de juftice dans les duchés & dansles comtés , puisque la fonction de rendrela juftice étoit un apanage fpécial de leurplace; or , l’édit de Charles - le - Chauve ,en inftituant l’hérédité des comtés , fixoithéréditairement parla même , le droit dejuffice. L’hérédité du droit de juftice dansles duchés & dans les comtés , étoit doncdevenue évidemment une loi de l’état & nonpas une ufurpation.
A l’égard des {impies feigneuries, je veux