110
A l’égard des Germains, Tacite ne peut pasnous laisser le moindre doute. Qu’on fasseattention aux passages sulvans ; ils tirent leurroi de la nobitfjc : » mais c’est la valeur qui» fait les chefs. »
» Bientôt le roi , le prince ou autres, fui-» vant leur âge, leur noblesse , la gloire qu’ils» se sont acquis dans les combats , ou leur» éloquence , prennent la parole et haranguent» le peuple. »
» La plupart des nobles , jeunes gens , vont» s’offrir d’eux-mêmes aux nations qui sont» en guerre ; ils sont les feuls d’entre les bar-» bares qui fe contentent d’une feule femme,» à l’exception d’un petit nombre qui encore» s’accordent quelque licence à . cet égard ,» moins par libertinage que par faite, à cause» de leur noblejfe. » Je crois qu’il, n’est pas pos-sible de citer des témoignages plus clairs &plus décififs.
Pour ce qui est des premiers François, plu-fieurs écrivains ont soutenu de même, que lanoblesse étoit ignorée chez eux avant la finde la fécondé race , c’est-à-dire, avant l’épo-que qu’ils affignent pour l’origine des fiefs.Mais d’abord, quand il fçroit vrai que la féo-dalité ne s’est formée en système général que