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difcuffion se préfente derrière un retranche-ment redoutable de citations, d’éruditions etd’obscurités, nous ofons assurer que rien nefera fi clair et fi facile que notre démonftra-tion.
Pour ce qui est d’abord de l’origine de lanoblesse, onvafe convaincre facilement qu’ellen’a pas son principe dans le fyfiême féodal, s’ilefl: vrai qu’elle étoit connue déjà des Gaulois etdes Germains, et fi elle a été admise ensuite sousles deux premières races, indépendamment detoute efpece de féodalité.
Et premièrement, pour ce qui concerne lesGaulois, il ne faut pas avoir la moindre idéedes commentaires de Céfar, pour contesterun fait de cette évidence. Nombre de textes yfont mention expresse des chevaliers ( équités ),comme d’un ordre à part, ayant des fondionsféparées et diftin&es. Il paroît que c’etoienteux feuls qui, concurremment avec les Drui-des , avoient part à l’adminiftration du gou-vernement , tandis que le peuple étoit presqueregardé comme un troupeau d’efclaves, qu’onne l’admettoit à aucun conseil et à aucuneespece de délibération publique. Namplebs petitstrvorum habetur loco ; nulli adhibetur concilio y
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