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Voilà comment l’affemble nationale efttombée malgré elle dans le veto. Mais onfent par-là même que ce veto devait êtreabfolu & non pas fufpenftf , car le délai,ou la fufpenfion jufqu’à une autre légif-lature, ne change nullement l’état des chofes,ni celui des contendans : c’^ft toujours uneloi fur laquelle on conftitue juge, non pas lesmêmes perfonnes il eft vrai, mais le mêmetribunal; or, un tribunal qu’on conftitue ar-bitre de fa propre autorité, un tribunal partiequ’on conftitue juge dans fa propre caufe ,
le roi auroit tantôt un pouvoir , tantôt un autre , fui-vaut quil plairoit aux différentes législatures. Lespeuples qui ont faiji le monarque d'un pouvoir quiejl à lui , ont eu au moins ladreffe de comprendrequ ilfalloit que la conjlitution s'attachât à, lui pourqu'il s'attachât à la conjlitution , & que cen'ejl quenmettant ainji dans J es intérêts & dans fon partiles intérêts même du monarque , aujfî-bien que foncœur & Jbn affentiment particulier , qu'elle pou-voit lui rendre en quelque maniéré perfonnelle ,l exécution des loix & la protection de la liberté,publique.
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