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efl, ce me femble, une grande monftruofitépolitique. ( i )
D’un autre côté, fait-on bien çe qu’ona fait avec ce veto fufpcafif } fait-on bien cequ’on a fait en réduifant la prérogative royaleà un fimple droit d’appel ou d’ajournementaux légiflatures fubféquentes ? Le voici ; dumoment que ce font les légiflatures qui doiventjuger en dernier refîort la çonteftation élevéeentre le monarque & les légiflatures précérdentes, n’efl-il pas naturel de penfer que leprince cherchera à prendre les avances dan$l’opinion, & à s’armer, autant qu’il pourra ,de toute efpece de force contre fes juges à
( i } A cela, on et oppofé un raifonnement deconfédération. « On s’irrite , a-t-on dit , contre» des olfiacles que la violence feule peut vaincre ,» au heu que l'on attend avec tranquillité la fin» d'une oppofition dont le terme efi connu. » Ceraifonnement pourrait facilement fe rétorquer decette maniéré. On cede volontiers à une oppofitioncontre laquelle il ne refie ai^cune efpérance ; ons’enflamme au contraire , on rafftmble toutesfesforces quand, on fe fent contre cette oppofition& des efpérançes fondées <S* des moyens légitimes?