légiflatif qui conftitue celui de l’affemblée na-tionale.
D’un autre côté , comme tous les pou-voirs émanent cffentiellement de la nation ,le monarque qui eft le délégué habituel &permanent pour l’exécution des loix , de lamême raanLre que les membres du corpslégiflatif le font temporairement pour leurconfection, eft placé des lors avec eux furune ligne abfolument égale & paralelle ; lanation doit donc avoir le plus grand in-térêt , fi elle veut conferver fa conftitution , àce que ces deux efpeces de repréfentans n’en-treprennent jamais fur leurs fondions refpéc-rives , que tous les pouvoirs ne puiffent pasfe réunir .dans la même main , & par confé-quent , que le monarque ait une force de ré-fiftance qui lui donne des moyens de s’oppo-fer à l’ufurpation de fon propre pouvoir ( i ).
(i) Sans cette force de réjijlance, le roi neferoit abfolument que le mandataire pafjîf de lalégiflature. La légiflature lui feroit toujours impu-nément toutes les attaques poffbles ; elle réuniroitdans fes mains quand il lui plairoit , le def-potifne le plus abfolu , la conflitution même neferoit pas à l’abri de fes atteintes ; en un mot ,