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il s’agit de savoir quels sont les moyens dede cette résistance ; car c’est en vain que laconstitution accorderoit un droit de résistancesi elle n’accordoit en même tems aucune forcepour résister.
Dans l’ancien état des choses, la consti-tution accordoit bien à la noblesse et auclergé un droit de résistance ; mais fi on enexcepte les matières religieufes , quel moyende résistance avoit-elle accordé au clergé »quel moyen de résistance auroit actuellementla noblesse, si elle étoit demeurée constituéedans fa chambre. Elle fe feroit appuyée del’autorité du roi : mais, ou le bill auroitplu au roi, ou il ne lui auroit pas plu ; s’ilne lui avoit pas plu, comment conçoit-onqu’il auroit interposé U force publique en safaveur. Si le bill ne lui avoit pas plu, dès-lors c’eût été le roi qui auroit exercé leveto , et non pas la noblesse. Le peuple lui-même, quelle efpece de veto auroit-il, s’il lais—soit la force publique s’aggrandir dans lesmains du monarque, de maniéré que ses vo-lontés foutenues sans cesse de moyens victo-rieux, ne pussent jamais rencontrer d’obstaclesréels pour en suspendre les effets? le j veto quilui seroit alors accordé par la constitution, ne