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deviendroit-il pas nécessairement une formedérisoire ? On sent qu’on en doit dire autantdu roi, lorsque sa puissance se trouvant touteentière dans les mains du peuple , on feroitsemblant de lui laisser la forme d’un dioit quine pourroit avoir d’exercice réel (i).
Il en est donc du veto comme de toutes lesloix possibles qui doivent sortir du rapportdes choses avant d’être insérées dans descodes. Le veto doit de même exister dans lanature des pouvoirs ; sans cela il seroit admiset prononcé en vain par la constitution. Ainsi,si le corps législatif vouloit donner à une deses loix un effet indépendant du veto royal, ilfaudroit que la puissance du roi parût affezforte pour pouvoir efficacement en empêcher
(i) Rien nest si curieux , suivant moi , que dejetter les yeux , d'abord sur les observations timi-des du roi , à l'egard de son acceptation desdécrets du mois d'août de l'an passé , & encoresur les observations de M. Necker , la démarche &la lettre quil confcilla au roi, au sujet de lasanction du décret po rtant abolition de la nobless théréditaire. C'est véritablement un trait caractéristi-que de la situation actuelle du roi 3 & de l'injlutncede la nouvelle conjlitution .