' Î7
fie forment un excellent corps de gouverne-ment, ou, ce qui eft la même cnofe, une ex-cellente conftitution politique (i).
Tout gouvernement, pour être bon, ne doitdonc jamais ceffcf d’avoir un centre unique ,8 c les diverfes parties du gouvernement, outreleur attache intime avec ce centre unique, nedoivent encore elles-mêmes avoir dans leuraftion particulière qu’un feul principe de force,fubordonné au principe général. Ceux qui ontvoulu dire , que parce que tous les pouvoirsémanent du peuple , celui-ci ne devoir en dé-partir au prince que ce qu’il ne pourroit pasgérer par lui-même, ont admis dès-lors commepofîible la fimultanéité de deux principes agif-fans dans le gouvernement , ce qui eft uneabfurdité. Au contraire, il feroit exaft de dire
(i) Alnjîquand on parti, par exemple, de la>néceffitè de féparer le pouvoir exécutif du pouvoirlégiflatifje confens bien qu'ils foient féparés l'un del'autre , pourvu que ce fait comme la tête , qui ,quoiqùelle J oit fèparèe du corps, ne laifje pas d'ytenir par le col : vouloir confituer un gouverne-ment en féparant les pouvoirs d'une maniéré pré-cife, cejl vouloir faire vivre un corps , en le fépa-rant de fa tête & de fes bras .
Wl! lis