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liberté de faire ce qui nuit à autrui que leshommes se sont civilisés et ont renoncé àl’état de nature. Est-ce de la liberté dans l’étatde fociété ? mais comment peut-on dire alorsque la liberté de faire une attion doit cesserdu moment qu’elle devient préjudiciable à un.autre.
La société s’est certainement bien gardéede poser de telles bornes à la liberté. Elle apermis aux propriétaires d’un champ d’éleverdes murailles * de faire des plantations quisont souvent très - préjudiciables aux champsvoisins. Elle a permis à l’industrie d’ouvrir denouvelles branches de commerce, d’élever denouvelles manufactures , dont les mouvemensplus acûfs nuisent beaucoup à celles qui sontdéjà établies. En un mot , la société a faitcomme la nature , elle a montré de loin lebut' et le prix, et puis elle a mis tous les ci-toyens au concours. Et certes , si la liberté neconsistoit qu’à faire des actions agréables àtous les citoyens individuellement pris , où enseroient l’agriculture , l’industrie et le com-merce , où en seroient les propriétés elles-mêmes (i) ?
(i) On ose découvrir ici une vérité doulou -