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le foible, le favant et l’ignorant, qui, à cetégard, sont égaux en droits ; mais encore lamouche et l’éléphant, l’aigle et le roitelet, lecerf et la tortue, l’homme et l’huître. Il estévident que l’égalité de droits prise en ce sensest l’apanage spécial de tous les êtres de la na-ture. Enfin , on voit qu’on a bien de la peinsà trouver quelques nuances de sens et de vé-rité dans ces deux ou trois premières phrases :cependant , quand on prétend gouverner leshommes avec des principes, il faut au moinsque ce soient des principes clairs, et non deslogogryphes.
Nous apprenons à l’article suivant ce quec’est que ces droits : ce sont la liberté , la pro-priété , la sâreté , la résistance à Coppression.Veut-on savoir en quoi consiste la propriété ,la sûreté, la résistance à l’oppression ? c’est surquoi l’auguste assemblée n’a pas jugé à proposde s’expliquer ; mais elle a réfervé toutes seslumières pour la définition de la liberté.
La liberté , dit-elle , consiste à pouvoir fairetout ce qui ne nuit pas à autrui . J’avoue que jene suis point du tout fatisfait de cette défini-tion. Efl>ce de la liberté dans l’état de nature,dont on entend parler ? mais e’est précisémentparce que cet état emporte la malheureuse