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des malheurs publics. Tous les hommes naissentet demeurent libres & égaux en droits. Les hommesnaissent libres ! quelle liberté, grand Dieu !que celle de l’homme nouveau né ! De quelleliberté entend-on parler ? de la liberté phy-sique , elle est nulle ! de la liberté morale,elle est bien plus nulle encore. Vhomme, ajoute-t-on , demeure libre ; s’il ne demeuroit libre quede cette maniéré, je pense qu’il seroit bien leplus esclave de tous les êtres.
Les hommes naissent et demeurent égaux en droits .*peut-être àuroit-il fallu dire pour la précision ceque c’étoit que des droits , antérieurement àl’exiftence de la fociété, & des conventions fa-ciales , antérieurement au travail et à l’intelli-gence , antérieurement à toute idée de morale.Si l’on entend par droits ce que l’on entend com-munément dans l’état de société , comment a-t-on pu dire que les hommes naissoient etdemeu-roient égaux en droits ; si l’on n’entend parlerque d’une égalité de droits à la protectioncommune , nous dirons encore qu’on a falfifîécette idée juste en la généralisant. Enfin, fion a voulu dire que tous les hommes ont undroit égal à leur existence , on n’a pas pro-eoncé là une merveilleuse idée ; car ce n’estpas seulement le pauvre et le riche, le fort et