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la-loi. Il eft' donc néceflaire qu’on conftituedes hommes juges, autres qu’eux & indepen^dans d’eux, qui s’interpofent fans ceffe entreles pallions des parties pour demêler le jufte& l’injufte , le tort & le droitpour éclairerfans ceffe les mouvemens de la force publi-que & la contenir vers fon unique but..
Mais fi leurs fondions font un miniftere delumière & de juffice , il eft évident que nulne peut être jugé ni condamné fans- avoir étéentendu dans fa juftiftcation ÿ car fi le juge,n’entendoit aucune des parties , il courroitrifque de- juger à l’aveugle & s’il n’en enten-doit qu’une, il courroit le rifque de juger avec,partialité. Il s’enfuit aulft-que tous les citoyens-doivent foumiffion. aux jugemens dans toutce qu’ils fe trouveroient faire ou détenir con-tre la justice mais comme ils ne peuvent,jamais détenir contre la justice ni leur liberté.,,ni leur vie , nul ne peut être tenu d’en faireà la société le sacrifice, car l’homme s’appar-tient à lui-même avant tout.
Et, certes, la société peut le traiter en en-nemi,, s’il se constitue envers elle dans, un c:atde guerre, elle peut déclarer que par telle outelle action un homme mérite une peine capi-tale y mais alors ce n’est pas déclarer autre.
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