3 §
aucune force publique capable de veiller àson exécution. Or, cette force publique nepeut être entretenue que par des contributions;delà l’origine de l’impôt.
Les impôts deffinés à payer une protectioncommune, ne doivent donc pas servir d’ali-ment à la corruption et au désordre : ils doi-vent être suffisans , mais ils ne doivent pasêtre excessifs ; et comme c’eft à celui quiacheté librement à mesurer le prix qu’il veutmettre à ce qu’il, acheté , il eft évident quec’est aux membres de l’association à déter-miner les .frais nécessaires à une protectioncommune , et à en régler le prix. Il est incon-testable de même que c’eft à eux à veillersans cesse sur l’emploi des forces qu’ils ontremises et des fommes qu’ils ont votées , afinque les unes ne tournent pas à leur oppression,et de peur que les autres détournées de leurvéritable objet , ne deviennent encore desmoyens de corruption et de servitude. Delànaît la responsabilité des ministres, & de tousles dépositaires du pouvoir, et des deniers pu-blics.
Enfin en fuppofant que les dépofitaires dupouvoir n’abufent pas de leurs forces , illeroiî encore dangereux qu’ils abufaftent de