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qui n’auroit pas une volonté à lui, ne pour-roit pas coopérer à la loi, puisque la loi estla réunion des volontés. Il est évident auffi quecelui qui n’auroit pas un grand intérêt à la loi,n’y porteroit qu’une volonté empruntée &Cprécaire, ou , si j’ose m’exprimer ainsi , unemauvaise qualité de volonté. Ainsi les femmes,que le plus invincible sentiment attache à lavolonté de leurs maris , les enfans, les insen-sés , les hommes dans l’état de maladie , dedomesticité ou de mendicité, ne peuvent cer-tainement être regardés comme ayant unevolonté qui leur soit propre, Sc doivent parconféquent être exclus du droit de cité. D’unautre côté, les célibataires , les hommes sansdomicile , fans propriété , ne peuvent pas nonplus être regardés comme ayant un intérêtsuffisant dans l’association. Ils peuvent tenir,il eft vrai, à la société par des relations d’af-faires , de convenance , ou de plaisir ; maisl’homme marié et le propriétaire sont les seulsqui y tiennent par des attaches véritables ;l’homme marié fur-tout, qui stipule pour safemme , pous ses enfans, pour une tribu touteentière.
Cependant la loi auroit beau être faitepour le plus grand bien de tous, s’il n’existait
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