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d’être aidé, protégé, aimé , éclairé ; l’attraitque la nature lui a donné pour les êtres defon efpece, tout le porte à délirer l’etat defociété ; mais cette fociété qu’il recherche pourfon bonheur, doit fe compofer de même pourle bonheur de fes co-aflociés : d’où il fuit quele meilleur état de fociété eft celui où lesaffociés, par des loix communes, jouiffent deplus de bonheur réel et individuel : les loix del’association ne peuvent évidemment avoird’autre but.
D’après ces idées, la loi, dans son expres-sion générale, n’est donc autre chose que laréunion de toutes les volontés : elle doit doncêtre l’ouvrage, non pas d’un seul individu oude plusieurs , mais de tous , et voilà ce quicompose pour le citoyen sa liberté politique.Du moment que la loi est faite , il est évidentqu’il s’est donné un maître ; mais il est évidentaussi qu’il ne doit pas en avoir d’autre. Lasoumission à la volonté générale , l’indépen-dance de toutes les volontés particulières,voilà ce qui compose sa liberté civile.
Pour coopérer à la loi , deux conditionssont donc essentielles. La première , d’avoirune volonté à soi ; la seconde , d’avoir ungrand intérêt à la loi. Il est évident que celui