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appliquant même le paffage de l’abbé de Ma-bly, il s’enfu'vroit que vous auriez encore étéimprudens nuand vous auriez été juftes.
Refpefl r les longues habitudes du peuple,refpc£t?r fa rel-gion, fes mœurs, fes proprié-tés ; refpeâer toutes les inégalités, foit d’hon-neur, foitde pcffeffion légitimement acquifes;tel étoit votre devoir , & ce devoir , dontvous a abfous la France en convulfion & endéfordre, vous avoit été impofé par la Francecalme & tranquille. C’eft ainfi que vous au-riez fait le bonheur de tous ; c’eft ainfi quevous auriez opéré cette régénération douce
falutaire, à laquelle tous les Français s’at-tendoient, & alors vous auriez vu un peupled freres & d’amis , & alors , pour nous fairedevenir libres, vous n’auriez pas été obligésde nous faire redevenir fauvages ; alors vousn’auriez pas confacré avec oftentation cettedoftrine impie, qu’il faut du fang à la liberté,& vous ne lui auriez pas fait cette injure denous la repréfenter fans ceffe comme une deces divinités barbares qu’il falloit nourrir devictimes humaines.
Revenons donc fans ceffe à la diftin&ioneffentielle qui eft à faire dans l’époque pré-fente de deux efpèces de révolutions : la