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placer à l’aife , fi le bonheuf public pouvôits’y fixer ? Il n’importoit pas que l’édifice devotre liberté politique fût très-brillant, pourvuqu’il fût folide> pourvu qu’il pût protéger effica-cement la liberté civile. Et n’efï-ce pas la libertécivile '& individuelle qui doit être le premierobjet de tout gouvernement? n’effice pas furla liberté civile & individuelle que tournenttoutes nos habitudes & toutes nos affeftions ?
Quoi ! dans l’état de détrefie où étoient nosfinances, vous avez voulu tout ébranler & toutdétruire $ vous avez fait naître de toutes partsdes abîmes * & vous avez enfuite appelle laconfiance peur l’y enchaîner. Vous aviez àconduire h vaijfiau de la chofe publique , ô Cvous avez ouvert la caverne où étoient en-chaînés tous les vents. On vous avoit chargé,dites-vous , de donner la liberté aux hommescertainement; on ne vous avoit pas chargésde la donner à tous les défordres & à tousles crimes. Avez - vous confiance dans les hu-mieres des anciens légiflateurs, écoutez Solon;il difoit : je ne veux pas faire les meilleureslois poffibles ; je veux faire les meilleures loispoffibles pour les Athéniens.
Voulez-vous des leçons de politiqu.es plusfnodernes, écoutez l’abbé de Mably î « Les