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]| Fig. et fam., C'est un hôpital, se dit D’une mai-son où il y a plusieurs personnes malades. || Hôpital,autrefois, Certains établissements auxquels on donneaujourd’hui le nom d’Hospice, tels que VHôpital desorphelins, XHôpital des fous, etc.
HOQUET, s. m. (H s’aspire.) ( onomatopée .) Mou-vement convulsif de l’estomac, qui se fait avec uneespèce de son non articulé. || Hoquet de la mort , Lehoquet qui survient ordinairement aux mourants.
HOQUETON. s. m. ( H s’aspire.) Casaque brodéeque portaient les archers du grand prévôt, du chan-celier, etc. || Casaque que portaient les gardes de lamanche. || Hoqueton, par extens., L’archer qui por-tait le hoqueton.
HORAIRE, adj. des a genres, (lat. horarius, ho-raire.) Qui a rapport aux heures, qui est mesuré parune heure, qui se fait par heure. Cercles , lignes ho-raires d'un cadran. Mouvement horaire.
HORDE, s. f. (allem. horde , horde.) (H s’aspire.)Peuplade errante ; troupe nombreuse d’hommes quivivent en société, mais sans avoir d’établissementfixe. Le chef d'une horde de sauvages. || Par extens.et par mépris, Troupe d’hommes indisciplinés, qui seplaisent au carnage, à la dévastation, etc. Une hordede brigands.
HORION, s. m. (H s’aspire.) Coup rudement dé-chargé sur la tète ou sur les épaules. Vieux, et ne sedit plus qu’en plaisantant.
HORIZON, s. m. (grec orizéin , borner.) t. d’astron.et de géographie. C’est, en chaque point de la sur-face terrestre, Le plan qui est tangent à cette surfaceet perpendiculaire à la verticale. Le plan de l’hori-zon, rapporté au centre de la terre et prolongé indé-finiment dans l’espace, s’appelle Horizon rationnel.Il partage en même temps la terre et la sphère cé-leste en deux hémisphères, dont l’un, s’étendant au-dessus de la surface terrestre, est appelé supérieur,et l’autre, l’enveloppant par-dessous, est appelé infé-rieur. Dans cette acception, l’on dit : Prendre la hau-teur d’un astre sur l’horizon. Le soleil est à l’horizon.Etc. || Horizon, usuellement, désigne Les parties dela surface terrestre où se termine notre vue, où le cielet la terre semblent se joindre; et souvent La partiedu ciel qui en est voisine. C’est ce qu’on appelle au-trement Horizon sensible. Un horizon borné, étendu.g En peint., L’endroit d’un tableau, où,selon l’ordredes plans, le ciel succède à la terre; et, par extens.,La hauteur à laquelle le peintre a placé le point devue. On dit, en ce dernier sens, L’horizon est trophaut, est trop bas , etc. j| Horizon, se dit fig. L’ho-rizon politique se rembrunit, commence à s’éclaircir.L’horizon des connaissances humaines s’étend, s’a-grandit de jour en jour.
HORIZONTAL, ALE. adj. Parallèle à l’horizon.Plan, cadran horizontal.
HORIZONTALEMENT, adv. Parallèlement à l’ho-rizon.
HORLOGE, s. f. (grec ôrologion, horloge.) Ma-chine placée dans un endroit apparent de quelque édi-fice, et destinée à marquer et à sonner les heures.L’horloge va bien, va mal. L’horloge sonne midi. Lesroues, le poids, le balancier, le timbre, le mouvement,l’aiguille, le cadran de l’horloge, jj Monter, remonterune horloge, En bander les ressorts, ou en hausserles poids. Démonter une horloge, En désassemblerles pièces. || Horloge solaire, Cadran solaire. On di-sait aussi, Horloge au soleil. || Horloge de sable, ouSablier, Horloge de verre composée de deux fiolesajustées de manière que du sable fin, qui est dans
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l’une, s’écoule dans l’autre par une petite ouverture,et sert à mesurer un certain espace de temps. || Hor-loge d’eau, Clepsydre, machine qui indique de mêmela marche du temps par l’écoulement d’une certainequantité d’eau. || En botan., Horloge de Flore , Tabledes heures du jour auxquelles s’épanouissent certainesfleurs.
HORLOGER, s. m. Qui fait, qui répare des hor-loges, des pendules, des montres. || Horlogère, Lafemme d’un horloger.
HORLOGERIE, s. f. Art de faire des horloges, despendules, des montres. || Les ouvrages d’horlogerie.
HORMIS, prépos. Il signifie la même chose queHors dans le sens d’Excepté. Hormis deux ou trois.
HOROGRAPHIE, s. f. Synonyme de Gnomonique.Voyez Gnomonique.
HOROSCOPE, s. m. (grec ôroscopeion, horo-scope.) Observation qu’on fait de l’état du ciel au mo-ment de la naissance de quelqu’un, et par laquelle lesastrologues prétendent juger de ce qui doit arriver aunouveau-né dans le cours de sa vie. Tirer, faire l’ho-roscope de quelqu’un. Bon, mauvais, fâcheux horo-scope. | Fig. et fam., Ce qu’on prédit par simple con-jecture sur le sort de quelqu’un ou sur le résultat dequelque chose. L'horoscope de ce libertin n'est pasdifficile à tirer; on peut prédire qu'il finira ses joursà l’hôpital.
HORREUR, s. f. (lat. horror, horreur.) (On pro-nonce les deux R.) Mouvement de l’âme accompagnéde frémissement, et causé par quelque chose d’af-freux, de révoltant ou de terrible. Être saisi, pâlird’horreur. Ce spectacle nous glaça d’horreur. Celafait horreur. || L'horreur d’un supplice, La cruautéd’un supplice. || Fam., Cela fait horreur, est à fairehorreur, se dit, par exagérât., D’une chose extrême-ment laide dans son genre, ou faite sans goût, sanshabileté, j] Fam., C'est une horreur, se dit D’une per-sonne extrêmement laide. D’une chose extrêmementlaide ou défectueuse dans son genre. || Fam., Fi! l'hor-reur! se dit, Lorsqu’on veut marquer la répugnancequ’on a pour quelqu’un ou pour quelque chose. ||C’est une belle horreur, se dit Des choses qui fontéprouver un sentiment d’effroi mêlé d’admiration,comme une grande tempête, un vaste incendie, etc.|| Horreur, Détestation, abomination,haine violente.Avoir horreur du vice, du péché. Avoir, concevoir del’horreur pour quelqu'un, pour quelque chose. || Êtreen horreur à quelqu'un, être l’horreur de quelqu’un,Lui inspirer une haine mêlée d’horreur. C’est l’hor-reur du genre humain. || Horreur, Un certain sai-sissement de crainte ou de respect. En entrant danscette forêt, on éprouve une certaine horreur. Quandon entre dans cette église, on est saisi d’une saintehorreur. || Ce qu’ont d’horrible, d’effrayant ou de si-nistre certains lieux ou certains objets. L’horreur d’uncachot, des ténèbres, des combats. Quel spectacled’hotreur! || Il se dit fig., en ce dernier sfens. Il com-prit alors tonte l’horreur de sa situation. || Au plur.,Choses horribles ou désastreuses, maux extrêmes,privations cruelles, etc. Les horreurs de la guerre,du carnage, de la captivité, de la famine. || Les hor-reurs de la mort, Les angoisses que l’on éprouve or-dinairement au moment de mourir. ||Horreur, L’énor-mité d’une mauvaise action, d’une action cruelle, in-fâme, etc. Pour vous faire comprendre F horreur decette action, il suffit de dire que... || Les choses mêmesqui sont atroces, infâmes, etc. Ce qu’il a fait est unehorreur. La vie de ce tyran n'est qu’un tissu d’hor-reurs. [| Les choses déshonorantes qu’on attribue à