FUT
comprime. || Fusil , Morceau de fer ou d’acier quisert à aiguiser les couteaux.
FUSILIER, s. ni. Soldat qui a pour arme un fusil.Il se dit Des simples soldats qui forment les compa-gnies du centre, par opposition Aux grenadiers etaux voltigeurs.
FUSILLADE, s. f. Décharge de plusieurs fusils,dans un combat, dans un exercice militaire, etc.
FUSILLER, v. a. Tuer à coups de fusil. Il se diten parlant D'une personne condamnée à être passéepar les armes. || Avec le pron. pers., il se dit Dedeux troupes qui se tirent mutuellement des coupsde fusil. Ces deux troupes se sont fusillées long-temps. || Fusillé, ée. participe.
FUSION’, s. f. (lat./M-tto, fusion.) Fonte, liquéfac-tion. La fusion des métaux. || Fig., Alliance et mé-lange. La fusion de deux systèmes, de deux partis.
FUSTE. s. f. t. de marine. Bâtiment long et debas bord, qui va à voiles et à rames. Vieux.
FUSTET. s. m. ( fat. fustis, bâton.) t. de botan.Sumac dont le bois, jaunâtre et veiné, sert en mé-decine et pour la teinture.
FUSTIGATION, s. f. fustigatio, fustigation.)Action de fustiger.
FUSTIGER, v. a. Battre, frapper à coups defouet. || Fustigé , ée. participe.
FÛT. s. m. (la i.futum , vase.) Le bois sur lequel estmonté le canon d’un fusil, d’une arquebuse, d’unpistolet, etc. Dans un sens analogue, Le fut d'un ra-bot de menuisier. || En arclïit., La tige de la colonne,la partie qui est entre la base et le chapiteau. Fûtcannelé. On dit dans un sens analogue, Le fit d’uncandélabre, etc. || Fût, Tonneau où l’on met le vin.|| Du vin qui sent le fit, Qui a un mauvais goût qu’ila contracté du tonneau.
FUTAIE, s. f. Bois, forêt composée de grands arbres.Jeune, vieille futaie. Une futaie de chênes, de hêtres,de sapins. || Demi-futaie, Futaie qui n’est parvenuequ’à la moitié de sa hauteur. Haute futaie, Futaiequi est parvenue à toute sa hauteur. On dit dans lemême sens, Bois de haute futaie.
FUTAILLE, s. f. (lat .futum, vase.) Vaisseau debois à mettre le vin ou d’autres liqueurs. Futaille enbotte, Les douves et les fonds préparés et non assem-blés. Futaille montée, Celle qui est reliée. || Doublefutaille, Futaille renfermée dans une autre qui estordinairement d’un bois plus léger. || Futaille, col-lectiv., Une grande quantité de tonneaux,
FUTAINE. s. f. Étoffe de fil et de colon. Futaineà poil.
FUTÉ, ÉE. adj. Fin, rusé, adroit. Fam. || En t.de blason, il se dit D’une javeline ou autre armedont le fer et le bois sont de deux émaux différents.
FUTÉE, s. f. Mastic composé de sciure de bois etde coJle-forle, propre à boucher les fentes et lestrous des pièces de bois.
F-UT-FA. Ancien t. de musique. Le ton de fa.
FUTILE, adj. des 2 genres, (lat. futilis, futile.)Frivole, qui est de peu de conséquence, de peu deconsidération. Raisons futiles. Argument, discours,talent futile. On le dit Des personnes. C’est un hommefutile.
FUTILITÉ, s. f. Caractère de ce qui est futile. ||Chose futile. Ce livre n’est plein que ae futilités.
FUTUR, URE. adj. (lat. futurus, futur.) Qui està venir. Le temps futur. Les races futures. Les biensde la vie future. || En style de notaire, Le futur ma-riage, se dit Du mariage dont on dresse le contrat.On dit également, Les futurs époux, les futurs coït-
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joints, Les deux personnes qui contractent ensemble,pour se marier ensuite. Subslantiv., Le futur, la fu-ture. O11 dit aussi, dans le langage ordin. : Son beau-père futur. Sa belle-mère future. Etc. J| Subst., en ju-rispr., Epouser par paroles de futur, se dit pour Fian-cer ; à la différence d 'Epouser par paroles de présent.
|| Futur , subst., eu gramm., Le temps du verbe quimarque un état, une action à venir. Il y a trois tempsdans les verbes : le présent, le passé et le futur. Futuractif, passif Le futur du participe, ou adjectiv ., Leparticipe futur. || Futur antérieur, Temps du verbepar lequel on exprime une action à venir qui doit pré-céder une autre action egalement à venir. On ditaussi, Futur passé. || En t. de logique, Futur contin-gent, Ce qui peut arriver ou n’arriver pas. Cette loc.s’emploie aussi dans le langage ordinaire.
FUTURITION. s. f. t. didactique. La qualité d’unechose future, en tant que future.
FUYANT, ANTE. adj. (lat .fttgere, fuir.) t. depeint. Il se dit De tout ce qui, comparé à un autreobjet, paraît s’enfoncer dans le tableau. || En perspec-tive, Echelle fuyante, Celle qu’on trace pour trouverla diminution des objets, relativement à leur enfon-cement.
FUYARD, ARDE. adj. Qui s’enfuit, qui a cou-tume de s’enfuir. Animaux fuyards. || Subst., se dit,au pim*., de Gens de guerre qui s’enfuient du combat.Poursuivre, rallier les fuyards.
GAB
Gr. s. m. Lettre consonne, la septième de l’alpha-bet , qu’on nomme Gé, suivant l’appellation ancienneet usuelle, et Ge, suivant la méthode moderne. Ungrand G. Un petit g. || Devant A, O et U, il se pro-nonce dur. Devant F. et I, il s’amollit, et se pro-nonce comme J. La différence de ces deux prononcia-tions se remarque dans le mot Gage. |] G avec N,forme une prononciation mouillée, comme dans cesmots, Digne, signal, agneau. Il faut en excepterquelques mots dérivés du grec ou du latin , où la pro-nonciation est plus dure et plus sèche, commeGnomonique, gnostiques, agnation, stagnant, igné,ignition. || G final, suivi d’un mot qui commencepar une voyelle, se prononce ordinairement commeun C dur. Un sang aduste. Un long hiver. || À la finde certains mots, tels que Seing, étang, il ne se pro-nonce point, même devant une voyelle.
GABARE. s. f. Embarcations qui vont à voile et àrames, et qui servent à naviguer sur les rivières, àcharger et à décharger les bâtiments, etc. Gabarepontée. Gabare de pêcheur. || Dans la marine royale,Gertains bâtiments de charge ou de transport. || Ga-babf. , t. de pèche, Filet qui ne diffère de la seineque par la grandeur.
GABARIER. s. m. Le maître ou patron d’une ga-bare. |( Porte-faix qui chargent et déchargent les ga-bares.
GABARIT, s. m. t. de marine. Modèle de con-struction sur lequel les charpentiers travaillent, endonnant aux pièces de bois qui doivent entrer dansla composition du bâtiment, la même forme, lesmêmes contours et les mêmes proportions en grand ,que ces pièces ont en petit dans le modèle.
GABATINE. s. f. Loc. fam. et peu usitée, Don-ner de la gabatine à quelqu'un, Le tromper, lui enfaire accroire.
TOME I.
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