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une famille honorable. Il est usité en ce sens dansle langage parlementaire. L’honorable préopinant.Mon honorable ami. || Il se dit De celui qui emploiesa fortune à tenir une bonne maison et à bien rece-voir. C’est un homme très-honorable , fort honorable.On dit en des sens analogues : Il tient une maisonhonorable. Etc. j| Honorable homme. Qualité que lessimples bourgeois prenaient autrefois dans les actespublics. || Amende honorable, Peine infamante quiétait ordonnée par justice, et qui consistait à recon-naître publiquement son crime, et à en demanderpardon. j| Pig., Faire amende honorable à quelqu’un,Lui faire une espèce de réparation d’honneur, et re-connaître qu'on a eu tort à son égard.
HONORABLEMENT. adv. D’une manière hono-rable. || D’une manière splendide, magnifique.
HONORAIRE, adj. des a genres. Il se dit Despersonnes qui, après avoir exercé longtemps certainsemplois, certaines charges, en conservent le titre etles prérogatives honorifiques. Conseiller, maître desrequêtes honoraire ; Des personnes qui portent untitre honorifique sans fonctions. Académicien hono-raire. || Chanoine honoraire, s’emploie dans les deuxsens, et se dit, tantôt de Chanoines qui se sont démisde leur canonicat; tantôt de Personnes notables qui,sans être chanoines, ni l’avoir été, ont la place et leshonneurs de chanoine. || Tuteur honoraire, Celui quiest préposé pour veiller aux intérêts d’un pupille,mais qui, à la différence du tuteur ordinaire, neprend aucune part à l’administration des biens.
HONORAIRE, s. m. Ce que l’on donne à un avo-cat pour avoir plaidé ou écrit dans une cause. Onl'emploie ordin. au plur. || I! se dit Des rétributionsqu’on donne à quelques autres personnes de profes-sions honorables. Les honoraires d’un médecin, d’uncuré.
HONORER, v. a. Rendre honneur et respect.Honorer Dieu, les saints, son père et sa mère. Hono-rer la mémoire de quelqu un. || Avoir beaucoup d’es-time pour quelqu’un. C’est un homme que j’honoreextrêmement. J’honore son mérite et sa 'vertu, jj Pairehonneur à. Il honore son pays, son siècle, sa profes-sion. Une telle conduite tous honore. || Donner, ac-corder une chose qui est regardée comme une faveur,comme une grâce, comme une distinction. Dans cesens, il n’est souvent qu’un terme de respect ou decivilité. Vous honorez du titre de sage un homme quile mérite bien peu. Il daigne m’honorer de son ami-tié. La lettre dont tous mavez honoré. || Il se dit Dela chose donnée, accordée. Votre confiance m’honore.P Honorer, avec le pron. pers., Acquérir de l’hon-neur, faire une chose honorable. C'est s’honorer qued’agir si généreusement. || Se faire honneur d’unechose, en tirer vanité. Je m’honore de son estime. ||Honoré, ée. participe. f| Adjectiv. dans le commerceépistolaire. Ainsi on écrit, quelquefois, à un hommede la même profession que soi, Mon honoré con-frère; et lorsqu’on veut témoigner de la déférence àquelqu’un, à cause de son âge, ou de sa science, oude son talent, Mon cher et honoré maître, etc.
HONORES (AD). (Mots latins.) (On prononceHonorèsse.) Expression dont on se sert fam., en par-lant D’un titre sans fonction et sans émoluments. C’estune place, lin titre ad honores.
HONORIFIQUE, adj. des 2 genres, (lat. honorifi-eus, honorifique.) Qui procure des honneurs, des res-pects. || Il se dit Des droits qui appartenaient auxseigneurs et aux patrons dans les églises.
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HONTE, s. f. (H s’aspire.) Confusion, trouble,sentiment pénible excité dans l’âme par l’idée dequelque déshonneur qu’on a reçu ou qu’on craint derecevoir, ou qu’on aurait seulement à ses propresyeux. Avoir honte, de mentir. La honte le retient. Ilne faut pas avoir honte de bien faire. Rougir, pleu-rer de honte. Vous devriez mourir de honte. Je puisl’avouer sans honte. || Faire honte à quelqu’un, Luicauser de la honte, être un sujet de honte pour lui,Votre activité fait honte à ces paresseux. || Faire honteà quelqu’un, Faire à quelqu’un des reproches qui luicausent de la honte, de la confusion; et alors honteest souvent accompagné d’un complément. Faites-luihonte de sa paresse. || Prov., Que honte ne tous fassedommage, Il ne faut pas qu’une mauvaise honte em-pêche de faire une chose qui 11’est point blâjnable,et qui peut être utile. || Prov. et fig., Avoir perdutoute honte , Être sans pudeur, être insensible au dés-honneur. O11 dit dans le même sens, Avoir toutehonte bue, mettre bas toute honte, f] Prov., Revenir,s’en retourner avec sa courte honte, Revenir, s’en re-tourner après avoir essuyé un affront, un refus, ousans avoir rien fait de ce qu’on s’était promis defaire. || Honte , Déshonneur, ignominie, opprobre.Essuyer la honte d’un refus, d’une disgrâce. Cetteaction imprime à sa mémoire une honte éternelle. IlTeut laver sa honte dans leur sang. Couvrir quelqu’unde honte. Il n’y a pas de honte à être pauvre. J \Êtrela honte, faire la honte de sa famille, etc., Luifaire un grand déshonneur.
HONTEUSEMENT, adv. ( H s’aspire.) Avec honteet ignominie. Fuir, mourir honteusement.
HONTEUX, EUSE. adj. (H s’aspire.) Qui a de lahonte, de la confusion. Il devrait être honteux d'a-voir manqué de parole. Il est tout honteux de sa fai-blesse. || U se dit Des personnes qui sont timides etembarrassées dans la société. Ce jeune homme a besoinde se former, il est encore tout honteux. || Prov., Iln’y a que les honteux qui perdent, Faute de hardiesseet de confiance, on manque de bonnes occasions. ||Prov., Jamais honteux n eut belle amie, En amour ilfaut être entreprenant. || Pauvres honteux, Pauvresqui n’osent demander l’aumône publiquement. || Hon-teux, se dit De ce qui cause ou doit causer de lahonte, du déshonneur. Conduite, fuite, action hon-teuse. Crime, trafic, procédé honteux. J] Fam., Lemorceau honteux, Le morceau qui reste le derniersur le plat. || Les parties honteuses, Les parties quiservent à la génération. || Fig., Il est la partie hon-teuse de ce corps, de cette compagnie, Il fait dés-honneur au corps, à la compagnie dont il est membre.
HÔPITAL, s. m. (lat .hospitium, hospitalité.) Mai-son de charité établie pour recevoir et traiter gratuitement les malades indigents. Fonder un hôpital. Vi-siter les hôpitaux. || Hôpital militaire, Établissementoù sont reçus et traités les militaires malades. || Hôpi-tal ambulant, Une réunion de personnes et un ma-tériel qui suivent une armée dans ses mouvements,pour recevoir et traiter les malades et les blessés quine peuvent être transportés dans les hôpitaux fixes. ||Vaisseau-hôpital , dans les flottes et les escadres,Vaisseau disposé pour recevoir et traiter les malades.|| Fig. et fam., Prendre le chemin de l’hôpital, cou-rir en poste à F hôpital, etc., Se ruiner par les pro-cès, par le jeu, ou par d’antres folles dépenses. Dansle même sens, Il sera dans peu réduit à l’hôpital ;la passion du jeu ne peut manquer de le conduire àl’hôpital; et dans un sens analogue, Mettre quel-qu’un à Chôpital * Le réduire à la dernière misère»