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point des cénobites, erraient de monastère en mona-stère.
H
H. s. f. et m. La huitième lettre de l’alphabet.Lorsqu’on l’appelle Ache, suivant la prononciationancienne et usuelle, son nom est fém. Une H ( ache ).Une grande H. Une petite h. Il est masc., lorsque,suivant la méthode moderne, on prononce cette lettrecomme une simple aspiration, telle qu’elle est dans lapremière syllabe de Héros. || Dans la prononciation,H s’aspire, ou reste nul, ou se combine avec la con-sonne qui le précède.
H, n’a aucun son et ne s’aspire point au commen-reinent de la plupart des mots qui viennent du latin,et qui dans le latin ont un II initial, comme: Habile,histoire, etc. Il faut excepter de cette règle plusieursino's, comme : Hennir, héros, etc. || Cette lettre n’apareillement aucun son dans certains mots françaisqui ont un H initial, quoique les mots latins d’où ilsviennent n’en aient pas. Par exemple, on ne la pro-nonce point dans ces mots: Huile, huissier, etc.
H, s’aspire au commencement des autres mots fran-çais qui viennent des mots latins sans H, comme dansces mots: Hache, haut, hérisson, huit, huppe. || Danstous les mots qui ne viennent point du latin, H ini-tial s’aspire et se prononce, comme : Ildbler, honte,haïr, etc.
H initial aspiré empêche l’élision des voyelles, oula liaison des consonnes avec la voyelle qui le suit.Ainsi, on écrit et on prononce, Le hasard, la haine,etc. Dans Belle harangue, j’aurais honte, le motBelle se prononce de deux syllabes, j’aurais se pro-nonce sans faire entendre I’j. || Devant les mots fém.qui commencent par un H aspiré, l’adj. possessif neprend jamais la forme du masc. Ainsi, on dit : Mahaine, ta honte, ta hauteur.
H, placé au milieu d’un mot, entre deux voyelles,est ordinairement aspiré, comme dans ces mots :Aheurter, cohue, cohorte . j| Quand H est après un Tou une R, ce qui n’arrive que dans les mots tirés dugrec ou de quelque autre langue, cette lettre n’a aucunson particulier. Ainsi, Théologie, Rhéteur, etc., seprononcent comme s’ils étaient écrits, Téologie,Rcteur, etc. || Quand H est après un C, dans les motspris du grec, de l’hébreu ou de l’arabe, C et H en-semble se prononcent ordinairement comme un K.Ainsi, Achéloüs, archange, archiépiscopal, Cherso-nèse, Melchisédeck, chrétien, etc., se prononcentcomme s’ils étaient écrits, Akéloiis, arkiépiscopal,arkange, Kersonèse, Melkisédec, krétien, etc. || L’u-sage a excepté de celte règle les mots suivants :Achille, Chypre, Achéron, chéri/, chérubin, arche-vêque, chimie, chirurgie, archiduc, architecte, Mi-chel, où CH se prononce à peu près comme le Jfortement articulé. Dans Michel-Ange, on prononceMikel. || Dans tous les mots purement français, ou quine viennent que du latin, C et H ensemble se pronon-cent toujours comme rarticulation forte du J. Exem-ples : Chose, chercher, vache, etc. || Quand II setrouve après un P dans les mots d’origine grecque ouhébraïque, ces deux lettres ensemble se prononcentcomme un F: Séraphin, Joseph , philosophie, etc.;prononcez Sérafin, Josef, etc.
HA. (H s’aspire.) Interj. de surprise, d’étonne-ment. Ha / vous voilà ! Ha ! ha ! Il se confond quel-quefois avec l’interj. Ah!
HAIULE. adj. des i genres, (lat. habilis, habile.)
Il A B
Capable, intelligent, adroit, savant. C’est un hommeextrêmement habile. C’est lin habile homme. Un habilegénéral. Un habile ouvrier. En mauvaise part. C’estun habile fripon. j| Pop., Diligent, expéditif. Ce co-piste est habile. || Habile , t. de jurispr., Qui est ca-pable ou qui a droit de faire une chose. Habile^ à con-tracter mariage, à succéder. || Fig. et fam., Être ha-bile à succéder, Etre vif et alerte pour ses intérêts.
HABILEMENT, adv. D’une manière habile, avecadresse, avec intelligence, avec diligence, avec esprit.Manier habilement le pinceau. Il a fait cela fort ha -bdement. Des négociations habilement conduites.
HABILETÉ, s. f. Qualité de celui qui est habile;capacité, intelligence. Cet artiste est d'une grandehabileté. Cet homme a plus d’adresse que d’habdeté.
HABILITÉ, s. f. Aptitude. Il n’est guère d’usagequ’en t. de jurispr. et dans cette loc., Ilabilité à suc-céder. •
HABILITER, v. a. t. de jurispr. Rendre quelqu’uncapable de faire une chose, lever les obstacles quil’en empêchaient. Habiliter un mineur à contracter,etc. || Habilité, ée. participe.
HABILLAGE, s. in. (lat. habitus, extérieur.) (Onmouille les L.) t. de rôtisseur. Préparation des vo-lailles ou du gibier pour les mettre en broche.
HABILLEMENT, s. m. (On mouille les L.) Vête-ment, habit, tout ce dont on est vêtu. [| Habille-ment, t. d’administration, L’action d’habiller, depourvoir d’habits. Dépenses d’habillement. L’habille-ment des élèves d’un collège.
HABILLER, v. a. (On mouille les L.) Vêtir quel-qu’un , lui mettre des habits. Habiller un enfant. Iln’est pas encore achevé d’habiller. Cette dernièrephrase se dit également D’une personne qui met elle-même ses habits. || Fig. et fam., Habiller quelqu’unde toutes pièces, Lui faire un mauvais parti, le mal-traiter; ou En dire beaucoup de mal. || Habiller,Donner, faire faire des habits à quelqu’un. Habillerdes troupes. || Faire des habits à quelqu’un. C’est teltailleur qui l’habille. Absol., Ce tailleur hâbille bien.|| Il se dit De la manière dont un peintre ou un sculp-teur drape et revêt les figures. Ce peintre, ce sculp-teur ne sait pas habiller ses figures, jj Fig., Donnerun certain caractère à un personnage ; dans cet ac-ception, il se dit ordin. en mauvaise part. Ce poètehabille à la française les héros de C antiquité. Dansun sens analogue, Ce traducteur a habillé Démosthèneà la française. || Habiller, se dit De l’effet que fontles babils lorsqu’on les a sur soi. Cette redingote voushabille bien. || Absol., Cette étoffe habille bien, Elleest souple et maniable, et elle prend bien les formes.|| Habiller, par extens., Couvrir, envelopper. Sesvers iront chez t épicier habiller le sucre et la can-nelle. Fam. || Fig., dans un sens analogue. Habillerune pensée en vers, La mettre en vers. |j Habiller unconte, Couvrir, par la manière de conter, ce qu’ilpeut y avoir d’indécent dans le fond. Le sujet de ceconte est un peu libre, mais il est habillé de manièreà ne choquer personne. |j Habiller, se dit De cer-tains animaux qu’on écorche et qu’on vide pour lesmettre en état de pouvoir être accommodés à la cui-sine. Habiller un veau, un lapin, du poisson, de lavolaille, etc. |] Habiller , avec le pron. pers., Mettredes habits, se vêtir. Je le ti'ouvai qui s’habillait. || Scpourvoir d’habits. Il s’est habillé tout de neuf. || Il sedit De la manière dont une personne s’habille, dugoût qu’elle met dans le choix et l’arrangement de seshabits. Cet homme s’habille toujours avec goût. || Ha-