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1 (1847) Abrégé du dictionnaire de l'Academie française : d'après la dernieère édition ; contenant: tous les mots et définitions donnés par l'Academie ...
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point des cénobites, erraient de monastère en mona-stère.

H

H. s. f. et m. La huitième lettre de lalphabet.Lorsquon lappelle Ache, suivant la prononciationancienne et usuelle, son nom est fém. Une H ( ache ).Une grande H. Une petite h. Il est masc., lorsque,suivant la méthode moderne, on prononce cette lettrecomme une simple aspiration, telle quelle est dans lapremière syllabe de Héros. || Dans la prononciation,H saspire, ou reste nul, ou se combine avec la con-sonne qui le précède.

H, na aucun son et ne saspire point au commen-reinent de la plupart des mots qui viennent du latin,et qui dans le latin ont un II initial, comme: Habile,histoire, etc. Il faut excepter de cette règle plusieursino's, comme : Hennir, héros, etc. || Cette lettre napareillement aucun son dans certains mots françaisqui ont un H initial, quoique les mots latins d ilsviennent nen aient pas. Par exemple, on ne la pro-nonce point dans ces mots: Huile, huissier, etc.

H, saspire au commencement des autres mots fran-çais qui viennent des mots latins sans H, comme dansces mots: Hache, haut, hérisson, huit, huppe. || Danstous les mots qui ne viennent point du latin, H ini-tial saspire et se prononce, comme : Ildbler, honte,haïr, etc.

H initial aspiré empêche lélision des voyelles, oula liaison des consonnes avec la voyelle qui le suit.Ainsi, on écrit et on prononce, Le hasard, la haine,etc. Dans Belle harangue, jaurais honte, le motBelle se prononce de deux syllabes, jaurais se pro-nonce sans faire entendre Ij. || Devant les mots fém.qui commencent par un H aspiré, ladj. possessif neprend jamais la forme du masc. Ainsi, on dit : Mahaine, ta honte, ta hauteur.

H, placé au milieu dun mot, entre deux voyelles,est ordinairement aspiré, comme dans ces mots :Aheurter, cohue, cohorte . j| Quand H est après un Tou une R, ce qui narrive que dans les mots tirés dugrec ou de quelque autre langue, cette lettre na aucunson particulier. Ainsi, Théologie, Rhéteur, etc., seprononcent comme sils étaient écrits, Téologie,Rcteur, etc. || Quand H est après un C, dans les motspris du grec, de lhébreu ou de larabe, C et H en-semble se prononcent ordinairement comme un K.Ainsi, Achéloüs, archange, archiépiscopal, Cherso-nèse, Melchisédeck, chrétien, etc., se prononcentcomme sils étaient écrits, Akéloiis, arkiépiscopal,arkange, Kersonèse, Melkisédec, krétien, etc. || Lu-sage a excepté de celte règle les mots suivants :Achille, Chypre, Achéron, chéri/, chérubin, arche-vêque, chimie, chirurgie, archiduc, architecte, Mi-chel, CH se prononce à peu près comme le Jfortement articulé. Dans Michel-Ange, on prononceMikel. || Dans tous les mots purement français, ou quine viennent que du latin, C et H ensemble se pronon-cent toujours comme rarticulation forte du J. Exem-ples : Chose, chercher, vache, etc. || Quand II setrouve après un P dans les mots dorigine grecque ouhébraïque, ces deux lettres ensemble se prononcentcomme un F: Séraphin, Joseph , philosophie, etc.;prononcez Sérafin, Josef, etc.

HA. (H saspire.) Interj. de surprise, détonne-ment. Ha / vous voilà ! Ha ! ha ! Il se confond quel-quefois avec linterj. Ah!

HAIULE. adj. des i genres, (lat. habilis, habile.)

Il A B

Capable, intelligent, adroit, savant. Cest un hommeextrêmement habile. Cest lin habile homme. Un habilegénéral. Un habile ouvrier. En mauvaise part. Cestun habile fripon. j| Pop., Diligent, expéditif. Ce co-piste est habile. || Habile , t. de jurispr., Qui est ca-pable ou qui a droit de faire une chose. Habile^ à con-tracter mariage, à succéder. || Fig. et fam., Être ha-bile à succéder, Etre vif et alerte pour ses intérêts.

HABILEMENT, adv. Dune manière habile, avecadresse, avec intelligence, avec diligence, avec esprit.Manier habilement le pinceau. Il a fait cela fort ha -bdement. Des négociations habilement conduites.

HABILETÉ, s. f. Qualité de celui qui est habile;capacité, intelligence. Cet artiste est d'une grandehabileté. Cet homme a plus dadresse que dhabdeté.

HABILITÉ, s. f. Aptitude. Il nest guère dusagequen t. de jurispr. et dans cette loc., Ilabilité à suc-céder.

HABILITER, v. a. t. de jurispr. Rendre quelquuncapable de faire une chose, lever les obstacles quilen empêchaient. Habiliter un mineur à contracter,etc. || Habilité, ée. participe.

HABILLAGE, s. in. (lat. habitus, extérieur.) (Onmouille les L.) t. de rôtisseur. Préparation des vo-lailles ou du gibier pour les mettre en broche.

HABILLEMENT, s. m. (On mouille les L.) Vête-ment, habit, tout ce dont on est vêtu. [| Habille-ment, t. dadministration, Laction dhabiller, depourvoir dhabits. Dépenses dhabillement. Lhabille-ment des élèves dun collège.

HABILLER, v. a. (On mouille les L.) Vêtir quel-quun , lui mettre des habits. Habiller un enfant. Ilnest pas encore achevé dhabiller. Cette dernièrephrase se dit également Dune personne qui met elle-même ses habits. || Fig. et fam., Habiller quelquunde toutes pièces, Lui faire un mauvais parti, le mal-traiter; ou En dire beaucoup de mal. || Habiller,Donner, faire faire des habits à quelquun. Habillerdes troupes. || Faire des habits à quelquun. Cest teltailleur qui lhabille. Absol., Ce tailleur hâbille bien.|| Il se dit De la manière dont un peintre ou un sculp-teur drape et revêt les figures. Ce peintre, ce sculp-teur ne sait pas habiller ses figures, jj Fig., Donnerun certain caractère à un personnage ; dans cet ac-ception, il se dit ordin. en mauvaise part. Ce poètehabille à la française les héros de C antiquité. Dansun sens analogue, Ce traducteur a habillé Démosthèneà la française. || Habiller, se dit De leffet que fontles babils lorsquon les a sur soi. Cette redingote voushabille bien. || Absol., Cette étoffe habille bien, Elleest souple et maniable, et elle prend bien les formes.|| Habiller, par extens., Couvrir, envelopper. Sesvers iront chez t épicier habiller le sucre et la can-nelle. Fam. || Fig., dans un sens analogue. Habillerune pensée en vers, La mettre en vers. |j Habiller unconte, Couvrir, par la manière de conter, ce quilpeut y avoir dindécent dans le fond. Le sujet de ceconte est un peu libre, mais il est habillé de manièreà ne choquer personne. |j Habiller, se dit De cer-tains animaux quon écorche et quon vide pour lesmettre en état de pouvoir être accommodés à la cui-sine. Habiller un veau, un lapin, du poisson, de lavolaille, etc. |] Habiller , avec le pron. pers., Mettredes habits, se vêtir. Je le ti'ouvai qui shabillait. || Scpourvoir dhabits. Il sest habillé tout de neuf. || Il sedit De la manière dont une personne shabille, dugoût quelle met dans le choix et larrangement de seshabits. Cet homme shabille toujours avec goût. || Ha-