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1 (1847) Abrégé du dictionnaire de l'Academie française : d'après la dernieère édition ; contenant: tous les mots et définitions donnés par l'Academie ...
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BAC

BAC

B. s. m. La seconde lettre de lalphabet, et la pre-mière des consonnes. On la nomme Be, suivant 1 ap-pellation ancienne et usuelle, et Be, suivant la mé-thode moderne. Un B majuscule. Un grand B. Un petitb. Le b ne se redouble, en français, que dans lesmots abbé, rabbin, sabbat, et leurs dérives. ||Fam.,Ne savoir ni A ni B, Ne savoir pas lire; fig., Êtrefort ignorant. || Fam., Ne parler que par B et par F,Employer fréquemment dans la conversation des ju-rements grossiers. || Prov. et fam., Être marqué au B,Être borgne, bigle, bossu ou boiteux.

BABA. s. m. Pâtisserie dans laquelle sont ordinai-rement mêlés des raisins de Corinthe.

BABEL, s. f. Prov. et fig., C'est la tour de Babel,se dit Dun lieu, dune assemblée, tout le mondeparle à la fois et sans sentendre, règne une grandeconfusion dopinions et de discours.

BABEURRE, s. m. ( Bas-beurre.) Liqueur séreuseet blanche que laisse le lait, quand sa partie grasseest convertie en beurre,

BABIL, s. m. ( Onomatopée .) (On mouille PL dansce mot et les suivants.) Caquet, abondance excessivede paroles inutiles. Fam.

BABILLAGE, s. m. Action de babiller. Fam.

BABILLARD, ARDE. adj. Qui aime à caqueter, àparler beaucoup. || U se dit Des oiseaux parleurs. Unperroquet babillard. Une pie babillarde. j[ Subst. Cestun grand babillard. || Par extens., Une personne quine saurait garder un secret. Ne vous fiez pas à cethomme-, à cette femme-, c'est un babillard, cestune babillarde. Fam. dans toutes ses acceptions.

BABILLEMENT. s. m. Action de parler beaucoupet avec volubilité. Il se dit surtout en médecine.

BABILLER, v. n. Caqueter, parler beaucoup àpropos de rien. Fam.

BABINE. s. f. Lèvre. Se dit Des lèvres pendantesde certains animaux. Les babines dune vache, dunchien, dun singe. || Fig. et pop., Il sen est donné parles babines , se dit Dun homme qui a beaucoup mangéde quelque mets. Fig., Dun homme qui a mangé sonbien. [| Fig. et pop., Il sen lèche les babines, se ditDun nomme qui vient de manger ou de boire quel-que chose de bon, et qui en témoigne son plaisir.

BABIOLE, s. f. Jouet denfants. || Fig. et fam.,Toute sorte de choses puériles ou de peu de valeur.

BABORD, s. m. t. de marine. Le côté gauche dunbâtiment, en partant de la poupe. Il est opposé àTribord, Le côté droit.||Fig. et fam., Faire feu detribord et de bâbord, Faire usage de tous ses moyens,de toutes ses ressources.

BABOUCHE, s. f. Pantoufle qui a un quartier dederrière, et dont lusage nous est venu du Levant.

BABOUIN, s. m. (ital. babbuino, babouin.) Singeque les anciens connaissaient sous le nom de Cynocé-phale. || Autrefois, par allusion, Figure ridicule queles soldats dessinaient grossièrement sur la murailledun corps de garde, pour la faire baiser, par formede punition, aux infracteurs des lois établies entreeux. || Prov. et fig., Faire baiser le babouin à quel-qu'un, Le réduire à se soumettre malgré quil en ait,et avec quelque espèce de honte. || Babouin, figur.et fam., Enfant badin et étourdi; fém., Babouine.C'est un petit babouin. Faites taire ces petites ba-bouines.

BAC. s. m. (lat. barca, barque.) Grand bateau

BAG

plat, principalement destiné à passer les animaux,les voitures, etc., dun bord de la rivière à lautre ,au moyeu dune corde qui la traverse. || Passer lebac, Passer la rivière dans un bac.

BACCALAURÉAT, s. m. (lat. bacca laurea, baiede laurier.) Le premier degré quon prend dans unefaculté, pour parvenir au grade de licencié, puis audoctorat, et qui donne le titre de bachelier.

BACCHANAL. s. m. (lat. Bacchanalia, Bacchana-les.) (On prononce Bacaual.) Grand bruit, tapage.Fam.

BACCHANALE, s. f. ( On prononce Bacanale . )Au plur., Fêtes religieuses que les anciens célébraienten lhonneur de Bacchus. || Par analogie, Représen-tation dune danse de bacchantes et de satyres. ]| Dansebruyante et tumultueuse, dans un ballet, dans ungrand opéra. ||Par ext. et fam., Débauche faite avecgrand bruit.

BACCHANTE, s. f. (On prononce Bacante.) Prê-tresse de Bacchus, qui célébrait la fête des Baccha-nales. || Cest une bacchante, aine vraie bacchante,se dit Dune femme qui se livre volontiers aux plaisirsde la table. Dune femme en colère, et Dune femmesans modestie, sans retenue.

BACCIFÈRE. adj. des 2 genres. (Iat. bacca, baie,ferre, porter.)t. de botan. Il se dit Des plantes quiportent des baies.

BACHA, s. m. Voyez Pacha.

BÂCHE, s. f. Grande pièce de grosse toile dont onrecouvre les charrettes, les bateaux, pour garantirde la pluie, etc., les marchandises dont ils sontchargés. Voyez Banne. || Bâche, Grande caisse vi-trée dans laquelle les jardiniers mettent les plantesà labri du froid, et dont ils se servent également pourfaire venir des primeurs. || Bâche, Cuvette serend leau puisée par une pompe aspirante, et elleest reprise par dautres pompes qui lélèvent de nou-veau.

BACHELETTE. s. f. (lat. bacca laurea, baie delaurier.) Vieux mot. Jeune fille d'une figure gracieuse.

BACHELIER, s. m. Celui qui est promn.au bacca-lauréat dans une faculté. || Autrefois, Gentilhommequi, dans sa jeunesse, servait sous la bannière dunautre, pour apprendre le métier des armes. || Jeunehomme à marier.

BÂCHER, v. a. Couvrir dune bâche. || Bâché, ée.participe.

BACHIQUE, adj. des 2 genres, (grec Bacchos, Bac-chus. ) Qui appartient, qui a rapport à Bacchus. Fêtebachique. || La liqueur bachique, Le vin. Chansonbachique, Chanson de table, lon fait léloge duvin. || En peinture, Le genre bachique, se dit en par-lant Des tableaux qui représentent des scènes de bu-veurs et divrognes. Ces scènes mêmes sappellentScènes bachiques.

BACHOT, s. m. (lat. barca, barque.) Petit bateau.BACHOTEUR. s. m. Batelier qui conduit un ba-chot.

BACILE. s. m. (lat. bacillum, baguette.) t. debotan. Plante ombellifère, quon appelle aussi Perce-pierre, Passe-pierre, Christe marine, ou Fenouil ma-rin, et qui croit sur les rochers des bords de la mer.BACINET. s. m. t. de botan. Voyez Bassinet.BÂCLER, v. a. ( lat. baculus, bâton. ) Fermer uneporte ou une fenêtre par derrière, avec une barre ouautre chose. On dit dans une acception analogue, Bâ-cler un port. || Bâcler un bateau , Le mettre dans unlieu commode du port, pour la charge et la déchargedes marchandises. Peu usité. || Bâcler , fig. et fam.,