BAC
BAC
B. s. m. La seconde lettre de l’alphabet, et la pre-mière des consonnes. On la nomme Be, suivant 1 ap-pellation ancienne et usuelle, et Be, suivant la mé-thode moderne. Un B majuscule. Un grand B. Un petitb. Le b ne se redouble, en français, que dans lesmots abbé, rabbin, sabbat, et leurs dérives. ||Fam.,Ne savoir ni A ni B, Ne savoir pas lire; fig., Êtrefort ignorant. || Fam., Ne parler que par B et par F,Employer fréquemment dans la conversation des ju-rements grossiers. || Prov. et fam., Être marqué au B,Être borgne, bigle, bossu ou boiteux.
BABA. s. m. Pâtisserie dans laquelle sont ordinai-rement mêlés des raisins de Corinthe.
BABEL, s. f. Prov. et fig., C'est la tour de Babel,se dit D’un lieu, d’une assemblée, où tout le mondeparle à la fois et sans s’entendre, où règne une grandeconfusion d’opinions et de discours.
BABEURRE, s. m. ( Bas-beurre.) Liqueur séreuseet blanche que laisse le lait, quand sa partie grasseest convertie en beurre,
BABIL, s. m. ( Onomatopée .) (On mouille PL dansce mot et les suivants.) Caquet, abondance excessivede paroles inutiles. Fam.
BABILLAGE, s. m. Action de babiller. Fam.
BABILLARD, ARDE. adj. Qui aime à caqueter, àparler beaucoup. || U se dit Des oiseaux parleurs. Unperroquet babillard. Une pie babillarde. j[ Subst. C’estun grand babillard. || Par extens., Une personne quine saurait garder un secret. Ne vous fiez pas à cethomme-là, à cette femme-là, c'est un babillard, c’estune babillarde. Fam. dans toutes ses acceptions.
BABILLEMENT. s. m. Action de parler beaucoupet avec volubilité. Il se dit surtout en médecine.
BABILLER, v. n. Caqueter, parler beaucoup àpropos de rien. Fam.
BABINE. s. f. Lèvre. Se dit Des lèvres pendantesde certains animaux. Les babines d’une vache, d’unchien, d’un singe. || Fig. et pop., Il s’en est donné parles babines , se dit D’un homme qui a beaucoup mangéde quelque mets. Fig., D’un homme qui a mangé sonbien. [| Fig. et pop., Il s’en lèche les babines, se ditD’un nomme qui vient de manger ou de boire quel-que chose de bon, et qui en témoigne son plaisir.
BABIOLE, s. f. Jouet d’enfants. || Fig. et fam.,Toute sorte de choses puériles ou de peu de valeur.
BABORD, s. m. t. de marine. Le côté gauche d’unbâtiment, en partant de la poupe. Il est opposé àTribord, Le côté droit.||Fig. et fam., Faire feu detribord et de bâbord, Faire usage de tous ses moyens,de toutes ses ressources.
BABOUCHE, s. f. Pantoufle qui a un quartier dederrière, et dont l’usage nous est venu du Levant.
BABOUIN, s. m. (ital. babbuino, babouin.) Singeque les anciens connaissaient sous le nom de Cynocé-phale. || Autrefois, par allusion, Figure ridicule queles soldats dessinaient grossièrement sur la murailled’un corps de garde, pour la faire baiser, par formede punition, aux infracteurs des lois établies entreeux. || Prov. et fig., Faire baiser le babouin à quel-qu'un, Le réduire à se soumettre malgré qu’il en ait,et avec quelque espèce de honte. || Babouin, figur.et fam., Enfant badin et étourdi; fém., Babouine.C'est un petit babouin. Faites taire ces petites ba-bouines.
BAC. s. m. (lat. barca, barque.) Grand bateau
BAG
plat, principalement destiné à passer les animaux,les voitures, etc., d’un bord de la rivière à l’autre ,au moyeu d’une corde qui la traverse. || Passer lebac, Passer la rivière dans un bac.
BACCALAURÉAT, s. m. (lat. bacca laurea, baiede laurier.) Le premier degré qu’on prend dans unefaculté, pour parvenir au grade de licencié, puis audoctorat, et qui donne le titre de bachelier.
BACCHANAL. s. m. (lat. Bacchanalia, Bacchana-les.) (On prononce Bacaual.) Grand bruit, tapage.Fam.
BACCHANALE, s. f. ( On prononce Bacanale . )Au plur., Fêtes religieuses que les anciens célébraienten l’honneur de Bacchus. || Par analogie, Représen-tation d’une danse de bacchantes et de satyres. ]| Dansebruyante et tumultueuse, dans un ballet, dans ungrand opéra. ||Par ext. et fam., Débauche faite avecgrand bruit.
BACCHANTE, s. f. (On prononce Bacante.) Prê-tresse de Bacchus, qui célébrait la fête des Baccha-nales. || C’est une bacchante, aine vraie bacchante,se dit D’une femme qui se livre volontiers aux plaisirsde la table. D’une femme en colère, et D’une femmesans modestie, sans retenue.
BACCIFÈRE. adj. des 2 genres. (Iat. bacca, baie,ferre, porter.)t. de botan. Il se dit Des plantes quiportent des baies.
BACHA, s. m. Voyez Pacha.
BÂCHE, s. f. Grande pièce de grosse toile dont onrecouvre les charrettes, les bateaux, pour garantirde la pluie, etc., les marchandises dont ils sontchargés. Voyez Banne. || Bâche, Grande caisse vi-trée dans laquelle les jardiniers mettent les plantesà l’abri du froid, et dont ils se servent également pourfaire venir des primeurs. || Bâche, Cuvette où serend l’eau puisée par une pompe aspirante, et où elleest reprise par d’autres pompes qui l’élèvent de nou-veau.
BACHELETTE. s. f. (lat. bacca laurea, baie delaurier.) Vieux mot. Jeune fille d'une figure gracieuse.
BACHELIER, s. m. Celui qui est promn.au bacca-lauréat dans une faculté. || Autrefois, Gentilhommequi, dans sa jeunesse, servait sous la bannière d’unautre, pour apprendre le métier des armes. || Jeunehomme à marier. •
BÂCHER, v. a. Couvrir d’une bâche. || Bâché, ée.participe.
BACHIQUE, adj. des 2 genres, (grec Bacchos, Bac-chus. ) Qui appartient, qui a rapport à Bacchus. Fêtebachique. || La liqueur bachique, Le vin. Chansonbachique, Chanson de table, où l’on fait l’éloge duvin. || En peinture, Le genre bachique, se dit en par-lant Des tableaux qui représentent des scènes de bu-veurs et d’ivrognes. Ces scènes mêmes s’appellentScènes bachiques.
BACHOT, s. m. (lat. barca, barque.) Petit bateau.BACHOTEUR. s. m. Batelier qui conduit un ba-chot.
BACILE. s. m. (lat. bacillum, baguette.) t. debotan. Plante ombellifère, qu’on appelle aussi Perce-pierre, Passe-pierre, Christe marine, ou Fenouil ma-rin, et qui croit sur les rochers des bords de la mer.BACINET. s. m. t. de botan. Voyez Bassinet.BÂCLER, v. a. ( lat. baculus, bâton. ) Fermer uneporte ou une fenêtre par derrière, avec une barre ouautre chose. On dit dans une acception analogue, Bâ-cler un port. || Bâcler un bateau , Le mettre dans unlieu commode du port, pour la charge et la déchargedes marchandises. Peu usité. || Bâcler , fig. et fam.,