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vaganl. Pensées extravagantes. || Subst. C'est un ex -travagant . ]| Extravagante, s. f., se dit en outre deCertaines constitutions des papes, recueillies et ajou-tées au corps du droit canon.
EXTRAVAGUÉR. v. n. Penser et dire des chosesoù il n’y a ni sens ni raison.
EXTRAVASATION ou EXTRAVASION, s. f.(lat. — >vas, vase.) l. de rnéd. etd’hist. nat. Action,mouvement d’un liquide qui s’extravase. Vextravasa-tion du sang.
E^TRAVASER (S’), v. pron. t. de médec. Il se ditDu sang et des humeurs qui sortent des vaisseauxdestinés à les contenir, et qui se répandent sous lapeau, ou dans certaines autres parties du corps où ilsne doivent pas être. Un effort 'violent est capable defaire extravaser le sang. Dans cette phrase, il y aellipse du pronom. || Il se dit également, en hist. nat.,de Tout épanchement analogue, et particulièrement,en botan., Des sucs qui s’épanchent hors de leursvaisseaux. || Extravasé, ée. participe.
EXTRAVASION, s. f. Voyez Extravasation.
EXTRÊME, adj. des 2 genres, (lat. extremus,dernier.) Qui est tout à fait au bout, tout à fait ledernier. L’extrême limite. L’extrême frontière. |j Plusordinairement, Qui est au dernier point, au plushaut degré. Extrême joie. Péril extrême. Quoique cemot tienne lieu de superlatif, et signifie, Très-grand,très-grande , il‘devient quelquefois positif. Ainsi ondit, Les maux les plus extrêmes. || Remèdes extrêmes,Remèdes énergiques et hasardeux que l’on n’admi-nistre au malade qu’après avoir employé sans succèstous les autres remèdes. Prov., Aux maux extrêmes,les extrêmes remèdes. || Parti extrême, Parti violentet hasardeux. || Extrême, Excessif, se dit d’Unepersonne qui ne garde aucune mesure, qui donnetoujours dans l’excès. || Subst., au masc., Opposé,contraire. Les extrêmes se touchent. || Il se dit aussiDes choses morales. Il se jette dans les extrêmes. ||Pousser, porter tout à l’extrême, N’avoir de modé-ration en rien. || En mathém., Les extrêmes d'uneproportion , Le premier et le dernier terme.
EXTRÊMEMENT, adv. Grandement, beaucoup,au dernier point.
EXTRÊME-ONCTION, s. f. (lat. — , unctio, onc-tion.) Sacrement qui se confère en appliquant lessaintes huiles sur un malade en péril de mort. Onlui a donné l’extrême-onction.
EXTREMIS (IN), loc. adv. empruntée du latin.À l’article de la mort. On l’emploie surtout en juris-prud. Disposition de dernière •volonté faite in extre-mis , ou Disposition in extremis. Mariage célébré inextremis, ou Mariage in extremis.
EXTRÉMITÉ, s. f. Le bout d’une chose, la partiequi la termine. Les deux extrémités d’une ligne. || Ilse dit au plur., en t. d’anat., Des membres du corpshumain. Les extrémités supérieures, Les bras et lesavant-bras. Les extrémités inférieures, Les cuisses etles jambes. || Il se dit aussi, surtout dans le langageordinaire, Des pieds et des mains seulement. Il semeurt, car il a déjà les extrémités froides. On le ditquelquefois, dans une acception analogue, de La partieinférieure des jambes de plusieurs animaux. || Extré-mité, Le dernier moment. N’attendez pas a l’extré-mité pour arranger cette affaire. || Les derniers mo-ments de la vie. Il est à toute extrémité, il se meurt.Fig., on le dit en parlant Des villes assiégées. La placene saurait tenir, elle est à l'extrémité. Jj Le plus tristeétat où l’on puisse être réduit. Il n’a pas de quoi vivre,U est réduit à la dernière extrémité. À quelle extré -
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mité ne me suis-je pas vu réduit! || Excès. Passerd’une extrémité à t autre. || Particulièrement, Excèsde violence, d’emportement. Il s’est porté contre luià la dernière extrémité. || Pousser quelqu’un à l’extré-mité, Le pousser à bout.
EXTRINSÈQUE, adj. des 2 genres, (lat. extrin -sechs, au-dehors.) t. didactique. Qui vient de dehors.|| En t. de monnaie, Valeur extrinsèque, Valeur quela loi, que le souverain attribue aux monnaies indé-pendamment du poids.
EXUBÉRANCE, s. f. (lat. exube.rare, produire enabondance.) Surabondance, abondance inutile. || Fig.,Exubérance de mots, d'idées.
EXUBÉRANT, ANTE. adj. Surabondant, superflu.
EXULCÉRER. v. a. (lat. exulcerare, ulcérer.) t.de" médec. Causer un commencement d’ulcération. ||Exulcéré, ée. participe.
EXUTOIRE, s. m. (lat. exuere, dépouiller.) t. demédec. Cautère, vésicatoire, toute ulcération produiteet entretenue par l’art.
EX-VOTO. s. m. Expression empruntée du latin.Il se dit Des tableaux, des figures qu’on place dansune église, en mémoire d’un vœu fait en maladie, enpéril.
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F. s. m. et f. Lettre consonne, la sixième de l’al-phabet. Lorsqu’on l’appelle Effe , suivant la pronon-ciation ancienne et usuelle, le nom de cette lettre estféminin : Une F {effe). Lorsqu’on l’appelle Fe, sui-vant la méthode moderne, ce nom est masc. : Un F( fé). || Quand cette lettre est à la fin d’un mot, ellese prononce presque toujours, même devant une con-sonne. Une soif brûlante.
FA. s. m. t. de musique. La quatrième note de lagamme d’ut. C’est aussi Le nom du signe qui repré-sente cette note.
FABAGO. s. m., ou FABAGELLE. s. f. (lat. faba,fève.) t. de botan. Plante dont les feuilles épaissesressemblent à celles du pourpier, et qui passe pourvermifuge.
FABLE, s. f.(!at .fabula, fable.) Apologue, récit danslequel on cache une vérité, une moralité sous le voilede quelque fiction.|| Le sujet d’un poème épique, d’unpoème dramatique, d’un roman. La fable de cepcème est pleine d’intérêt. |j Fabt.e, Fausseté, chosecontrouvée. Vous nous contez des fables. |j Être lafable du peuple, la fable de tout le monde, la j'ablede la ville, etc., Être la risée du peuple, etc.||FABLE,se prend, dans un sens collectif, pour Toutes lesfables de l’antiquité païenne. Il est savant dans laFable.
FABLIAU, s. m. Sorte de poème, de conte en vers,qui était fort à la mode dans les premiers âges de lapoésie française.
FABRICANT, s. m. ( lat. fabricari, fabriquer.)(Quelques-uns écrivent, Fabriquant.) Celui qui fabri-que ou qui fait fabriquer. || Parliculièrement fabri-cant d’étoffes ; et Celui qui lient une filature decoton, de laine, etc. Un riche fabricant.
FABRICATEUR. s. m. Celui qui fait, qui fabriquequelque chose. U ne se prend qu’en mauvaise part,et ne se dit guère au propre que dans cette phrase ;Fabricateur de fausse monnaie. || Fig. Fabricateur defaux actes, de nouvelles .
FABRICATION, s. f. L’art de fabriquer; L’actionde fabriquer, ou Le résultat de cette action. Il entendbien la fabrication de ces sortes d’ouvrages. Frais de