BiLT.é, fe, participe. || Habit habillé, Habit d'hommeque l'on met en grande toilette.
HABIT, s. m. Vêtement, ce qui est fait pour cou-vrir le corps. Il se dit principalement de Ce qui estl’ouvrage du tailleur ou de la couturière, et s’emploiesouvent au pluriel en parlant d’Un habillement com-plet. Habit d’homme, de femme, d’été, d’hiver, dumatin , de campagne, de ville, de chasse, de cheval.L’habit militaire, bourgeois, ecclésiastique. Changerd’habits. || Habit court, L’habit noir que portent lesecclésiastiques quand ils ne sont pas en soutane. Paropposition, Habit long, La soutane. || Prov. et fig.,L’habit ne fait pas le moine, On ne doit pas jugerdes personnes par les apparences, par les dehors. Il sedit aussi D’un homme dont la conduite, les discoursne sont pas conformes à son état. || Absol., Prendrel’habit, Prendre l’habit de religieux on de religieuse,lin des sens analogues : Porter, quitter, donner, rece-voir l’habit. Prise d’habit. || Habit, Cette partie del’habillement des hommes, qui couvre les bras et lecorps et qui est ouverte par devant. Le collet, lesmanches, les pans, les poches, la doublure d'un ha-bit. Changer d'habit. Tailler, couper un habit.
HABITABLE, adj. des 2 genres, (lat. habitarc, ha-biter.) Qui peut être habité, où l’on peut habiter.Ce logement n’est pas habitable. || Toute la terre ha-bitable, Toute la terre qui est habitée, ou qu’on pré-sume être habitée.
HABITACLE, s. m. Habitation, demeure. Il ne sedit guère qu’en quelques phrases de l’Ecriture, etdans le style soutenu. L’habitacle du Très-Haut. Leshabitacles éternels. || Habitacle, t. de marine, Ar-moire faite entièrement de bois, sans aucun fer, etplacée devant le poste du timonier vers l'artimon.On renferme dans Thabitacle la boussole, la lumièrett l’horloge.
HABITANT, ANTE. s. Qui habite, qui fait sa de-meure en quelque lieu. Les habitants de ta campagne,de la ville, d’un quartier,, d’une rue. || Poéticj., Leshabitants des forets, de l’air, des eaux, de tonde,Les bêtes sauvages, les oiseaux, les poissons. Les ha-bitants de VOlympe, Les dieux. || Habitant, Celuiqui possède un domaine, une habitation dans unecolonie. Un habitant de la Martinique.
HABITATION, s. f. Action d’habiter un lieu, sé-jour que l’on y fait habituellement. L’habitation decette maison est malsaine. O11 le dit Des animaux.Le tigre fait son habitation dans les contrées brû-lantes de f Afrique et de l’Asie. || En jurispr., Droitd’habitation, Droit de demeurer dans la maison d’au-trui sans payer de loyer. |j Habitation, L’endroit oùl’on demeure, domicile, maison. C’est la mon habita-tion. || L’habitation d’un animal , Les lieux qu’il fré-quente habituellement. || L’habitation d’une plante ,Son site ordinaire. || Habitation , Portion de terrequ’un particulier cultive et fait valoir, dans une colo-nie. Il a deux habitations à la Martinique » || L’éta-blissement qu’une colonie forme dans un pays éloi-gné. Les Français établirent une habitation dans leCanada .
HABITER, v. a. Faire sa demeure, faire son sé-jour en quélque lieu. Habiter un palais, une maison.On le dit Des animaux. Le renne habite les contréesdu Nord. || Fig. La paix habite ce séjour. || Neutre.Habiter dans un lieu, dans un palais. || Habité, ée.participe.
HABITUDE, s. f. (lat. habiiudo, habitude.) Cou-tume , disposition acquise par des actes réitérés.Bonne, mauvaise, vieille habitude . Péché d’habi-
tude. Contracter, perdre une habitudç. j| Prov. et fig.,L’habitude est une autre nature, une seconde nature,se dit Pour marquer le pouvoir de l'habitude. |j C’estun homme d’habitude, Il tient beaucoup à ses’habi-tudes, le moindre changement dans ses habitudes letrouble et lui déplaît. Fig. et fam., dans le mêmesens, C’est un animal d’habitude. || T. de nicdec.,Habitude extérieure, habitude du corps, L’aspect, ladisposition extérieure du corps. || Habitude du corps,dans le langage ordinaire , L’air qui résulte générale-ment du maintien, de la démarche et des attitudesles plus ordinaires d’une personne. || Habitude, Con-naissance, accès auprès de quelqu’un, fréquentationordinaire. Avoir habitude auprès de quelqu’un ouavec quelqu’un, en quelque lieu, en quelque maison.Ce sens vieillit. || Fam., Avoir une habitude, Avoirun Commerce de galanterie.
HABITUEL, ELLE. adj. Qui s’est tourné en ha-bitude , qui est passé en habitude. Mal habituel. ||En théologie, Grâce habituelle, Celle qui réside tou-jours dans le sujet.
HABITUELLEMENT, adv. Par habitude.
HABITUER, v. a. Accoutumer, faire prendre l'ha-bitude. Habituer les jeunes gens à la fatigue. || Avecle pron. pers. S’habituer au bien, au mal, au froid,au chaud, etc. || Habitué, ée. participe. || Il se ditD’un ecclésiastique qui n’a point de charge ni de di-gnité dans une église, mais qui assiste à l’office divin,et est employé aux fonctions d’une paroisse. Prêtrehabitué. || Subst., dans le même sens. Un habitué deparoisse. || Habitué, subsl., Celui qui va fréquem-ment et habituellement dans un lieu. C’est un habituéde la maison.
HÀBLER. v. n. (espagn. kablar, parler.) (H s’as-pire.) Parler beaucoup et avec vanterie, avec exagé-ration et ostentation.
HÂBLERIE, s. f. (H s’aspire.) Discours plein devanterie, d’exagération et d’ostentation.
HÂBLEUR, ECSE. s. (H s’aspire.) Qui hâble, quiaime à débiter des mensonges.
HACHE, s. f. (H s’aspire.) Instrument de fer tran-chant, qui a un manche, et dont on se sert pourcouper et pour fendre du bois et autres choses. Abattreun arbre avec une hache. La hache d’un sapeur. ||Hache à main, Petite hache dont le manche estcourt. || Hache d’armes, Hache dont on se servaitautrefois à la guerre, et qui est encore d’usage dansles combats de mer, quand on va à l’abordage. ||Hache de pierre, Hache dont se servent quelques peu-ples sauvages, et qui est faite d’une pierre très-dure,au lieu de fer. || Fig. et fam., Cet ouvrage est fait àcoups de hache, Il est grossièrement fait. || Fig. etfam., Avoir un coup de hache à la tête, ou simple-ment, Avoir un coup de hache, un petit coup de ha-che, Être un peu fou. || T. d’arpentage, Cette piècede terre fait hache sur telle autre, Elle s’enclave, elleest engagée en partie dans telle autre.
HACHE-PAILLE, s. m. (H s’aspire.) Instrumentdont on se sert pour hacher la paille que l’on donneaux chevaux et au bétail.
HACHER, v. a. (H s’aspire.) Couper en petitsmorceaux. Hacker du veau, du mouton, de la paille.|| Prov., Hacher menu comme chair à pâté, Mettreen pièces, hacher par morceaux. Par menace, Vousserez hachés menu comme chair à pâté. || Hacher,Couper maladroitement. Il ne découpe pas cetteviande , il la hache. || Il se dit, par extens., Du dom-mage que la grêle fait quelquefois aux blés et auxarbres. Mes blés ont été hachés par la grêle. || Par