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ses études. Le mal fait des progrès. || En t. de marine,Faire le nord, faire le sud, Naviguer au nord, au sud.On dit aussi, Faire côte : voyez Côte. || Faire, Dis-poser, arranger, mettre dans l’état convenable. Faireune chambre, un lit , la barbe. Faire des terres.^ Faire,en parlant D’argent ou des autres choses dont ou abesoin de se pourvoir, signifie, Amasser, assembler,mettre ensemble. Voilà tout Forgent qu'il a pu faire.Dans un sens analogue, en t. de marine, Faire ses'vivres, faire du bois , de l’eau, foire aiguade. Faireeau, sans l’article, se dit, dans un sens très-différent,D’un bâtiment qui a une ou plusieurs voies d’eau. ||Gagner, acquérir. Faire une grande fortune. Faireune bonne maison. || Faire, en parlant De troupes,Lever, mettre sur pied. Faire des recrues. On ditaussi, Faire la maison d’un prince, d’un grand sei-gneur. || Faire, Employer ses forces, ses talents, l’ac-tivité de son esprit à quelque chose ; s’en occuper, ypasser son temps. Faire un travail. Il n’a rien fait detoute la journée. Il est tout entier à ce qu’il fait.( Voyez, vers la fin de l’article, l’emploi analogue deFaire , neutre.) |] C’est un homme à tout faire, C’estun homme capable de tout. Il se prend ordinaire-ment en mauvaise part. || Fam., Ne faire oeuvre de sesdix doigts, Ne rien faire du tout, ne point travailler.|| Je ne puis, je ne sais que faire à cela, C’est unechose où je ne puis rien. Que 'voulez-vous que j’yfasse ? Je n’y puis apporter de remède, cela ne dé-pend pas de moi. || Ne faire que... Ne travailler, nes’occuper qu’à une certaine chose, n’en pouvoir faired’autre, ou ne vouloir pas, ne pas chercher à en faired’autre. Être toujours ou presque toujours à faireune certaine chose. Il ne fait que jouer, qualler etvenir, etc. || Fam., Ne faire que croître et embellir,se dit D’une jeune personne qui devient tous les joursplus grande et plus belle. On le dit, par plaisan-terie, De certaines choses qui augmentent,- soit enbien, soit en mal. || Ne faire que... se dit quelquefoisen parlant D’une action instantanée qui est immédia-tement suivie de son résultat ou d'une autre action,d’un fait quelconque. Je ne fis qiie le toucher, et iltomba. Il ne fit qu’entrer et sortir. |j Ne faire que desortir, que d’arriver, que de s’éveiller, etf., N’èlresorti, arrivé, éveillé, etc., que depuis très-peu detemps. || Faire, Observer, mettre en pratique; dansce sens, il se dit en parlant Des choses qui sont d’o-bligation et de précepte. Faire la volonté de Dieu.Faire son devoir. Faire gras. Faire diète. || Faire unefête, La célébrer. || Faire , dans le même sens, se ditaussi De l’exécution et de la pratique de certaineschoses qu’on est obligé ou comme obligé d’accomplir,d’achever, de terminer en un cerlain temps. Fairequarantaine. Un apprenti qui a fait son temps. || Faire ,se dit également en parlant Des différentes profes-sions qu’on embrasse, et des différents emplois, desdifférents métiers qu*on exerce. Faire profession desarmes. Faire un métier. || Faire profession, et Fairemétier, se disent encore dans d’autres sens propreset figurés qu’on indiquera aux mots Métier et Pro-fession. U Dans l’Église catholique, Faire le diacre,faire le sous-diacre, Faire les fonctions de diacre, desous-diacre. || En t. de peint., Faire l’histoire, fairele portrait, faire les animaux, etc., Peindre l’histoire,le portrait, etc. || Faire, Représenter. Il se dit en par-lant Des différents personnages que les comédiens re-présentent sur le; théâtre. Faire les rois. On dit plusordinairement et mieux, Jouer. || Faire tel ou tel per-sonnage, signifie quelquefois, par extens., Se donnerpour avoir telle ou telle qualité. Il fit très-bien son
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personnage. Fig., Faire un sot personnage, un platpersonnage, etc., Figurer d’une manière désagréableou peu honorable parmi d’autres personnes ¥ ou dansune affaire, être d’une grande nullité, etc. || Faire, sedit encore, par extension du sens précédent, De qui-conque cherche à paraître ou feint d’être ce qu’il n’estpas; et, dans cette acception, il se construit toujoursavec un substantif, ou avec un adjectif pris substan-tivement. Faire le grand seigneur, l’homme d’impor-tance, l’entendu.\jyit\XYt de l’affectation à se montreravec telle ou telle qualité. Faire le généreux, l’aima-ble, le gentil. || Se donner certains airs, prendre cer-taines manières. Il veut faire le maître ici. Il fait lediable à quatre. Faire l’enfant. || Faire , Donner àune personne ou à une chose une qualité quelconque,la mettre dans un cerlain état. On les a faits touspareils, etc. Cela le fera bien aise . C’est à peu prèsdans le même sens qu’on dit : Faire les yeux doux.Faire mauvaise mine. Faire contre fortune bon cœur.Faire patte de velours. Etc. (Voyez, vers la fin del’article , un emploi analogue de Faire, joint au pro-nom personnel.) || Fig. et fam., Faire maison nette,Chasser tous ses domestiques. || Faire quelqu’un dupe,Le tromper. j| Faire, dans le sens qui précède, sedit plus particulièrement, lorsqu’on parle Des per-sonnes, par rapport Aux professions, aux titres, âuxdignités, etc.; et alors il est suivi d’un substantif. Ila fait son fils avocat. Dans cette acception, avec lepronom personnel. Se faire prêtre. Se faire maho -métan. || Prov. et fig., L’occasion fait le larron, Sou-vent l’occasion fait faire des choses répréhensibles,auxquelles on n’aurait pas songé, || Faire, se construitfort souvent avec la préposition de ou avec un équi-valent, soit dans l’acception qui précède, soit dans lesens plus général de Changer, transformer en. Queferez-vous de votre fils? Il font du plus noble des artsune profession mercenaire. || Prov. et fig., Faire d’unemouche un éléphant, Exagérer extrêmement une petitechose. || Faire ses délices d’une chose , Y trouver beau-coup de plaisir, de charme, etc. j] Faire de quelquechose une obligation, un devoir, etc., L’imposercomme une obligation, etc. On dit à peu près demême, Se faire scrupule, conscience de... jj Fairegloire, faire vanité, se faire honneur de quelquechose, En tirer vanité, s’en tenir honoré. Dans unsens analogue, Faire un mérite de quelque chose àquelqu’un. || Faire, suivi de la préposition de, signifiequelquefois particulièrement, Employer quelqu’unou quelque chose, en disposer, en tirer parti de façonou d’autre. Fous ne faites rien de ce meuble-là, vousn’en faites rien. Il ne savait que faire de sa conte-nance. Dans cette acception, il est souvent familier.|| Prov. et fig., Faites-en des choux, des raves, Faites-en ce que vous voudrez. || Fig. et fam., Faire ce qu’onveut a’une personne, se dit en parlant D’une per-sonne faible, facile, qui se prête volontiers aux dé-sirs , aux vues d’une autre. || N’avoir que faire dequelqu’un ou de quelque chose, N’en avoir aucunbesoin. Si vous n’avez que faire de ce livre, prêtez-le-moi. On lfe dit aussi Pour marquer qu’on ne faitnul cas d’une personne ou d’une chose. Je n'ai quefaire de lui ni de ses visites. On se sert encore de lamême manière de parler Pour faire connaître qu’ondésapprouve quelque chose, qu’on le trouve mauvais.Je n’ai que faire aevos discours. || Faire, Dire, pré-tendre, publier qu’une chose est, en donner une cer-taine opinion. On le fait riche, mais il ne l'est pas .On fait monter la perte des ennemis à tant. Avec lepron. pers. : Il se fait beaucoup plus malade qu’il ne