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l’est. Se faire fort de réussir : voyez Fort. || Faire,eu parlant De marchandises ou d’autres choses quel’on veut vendre, s’emploie Pour marquer le prixqu’on en demande. Combien faites-vous cette étoffe-là? || Faire, Accoutumer, habituer. Il est fait auchaud et au froid. Nous sommes faits à vos plaisan -teries. Avec le pron. pers. : Se faire au bruit. Se faireà tout. || Former, façonner, perfectionner quelqu’un.Ce professeur a fait de bons écoliers. Avec le pron.pers. : C'est un jeune homme qui se fera peu à peu. |jProv. et fig., Le bon oiseau se fait de lui-même, Unnaturel heureux n’attend pas l’éducation pour se por-ter au bien. || Faire, se dit encore De deux ou deplusieurs choses qui, par leur union, leur assemblage,servent à former, à composer, à constituer un tout,une seule chose. Deux et deux font quatre. Faire so-ciété. Les qualités qui font le grand homme. || Il se ditégalement De ce qui est l’essence d’une chose, de ceen quoi elle consiste. La clarté fait le principal mé-rite de son style. Ce fils fait toute la joie de sa mère.|| Prov. et fig., L’habit ne fait pas le moine, On nedoit pas juger des personnes par les apparences, parles dehors. || Prov. et fig., La belle plume fait le beloiseau, La parure, les beaux habits relèvent la bonnemine. || Faire, Causer, attirer, exciter; être l’occa-sion de quelque chose. Ce remède m’a fait beaucoupde bien. Sa langue lui a fait de méchantes affaires. Ils’est fait tort à lui-méme. Une femme qui a fait degrandes passions. Faire peur , pitié. Cette affaire-làfait grand bruit. Cela fit une révolution. On dit à peuprès dans le même sens : Faire des jaloux, des heu-reux. Etc. || Prov. et fig., Faire la pluie et le beautemps, Disposer de tout, régler tout par son crédit,par son influence. || Fig. et fam., Cela ne lui fait nifroid ni chaud, se dit D’un homme qui reste indiffé-rent sur une affaire. Cela ne fait ni chaud ni froid,se dit De ce qui ne sert ni ne nuit à une affaire. ||Faire, se construit, dans un sens à peu près pareil,avec un infinitif ou avec un subjonctif, et se dit Detout ce qui est la cause prochaine ou éloignée de quel-que chose, de tout ce qui donne lieu, de tout ce quidonne occasion à une chose, à une action. Les remè-des l’ont fait mourir. Faire agir des personnes puis-santes. Faire bâtir. Cette femme s’est fait peindre. Jel’ai fait entrer . Cette tragédie a fait courir tout Paris.Se faire aimer. Fasse le ciel que... |j Faire à savoir,Faire savoir : il ne s’emploie que dans les proclama-tions, les publications, les affiches, etc. || Fàire, Im-porter, concerner, être de quelque considération. Celane fait rien à l’affaire. Que peut vous faire l’opinionde ces gens-là? || Fam., Qu’est-ce que cela fait là? Àquoi cela sert-il dans ce lieu-là? f| Faire, s’emploiesouvent d’une manière relative, avec la plupart desautres verbes ; et alors il tient la place et prend lasignification du verbe auquel il se rapporte. Ainsi ondit : Il danse mieux qu’il n’a jamais fait, Il dansemieux qu’il n’a jamais dansé. IL répondit comme lesautres avaient fait, Il répondit comme les autresavaient répondu. Etc. — On ne doit pas confondrecet emploi avec un tour usité dans certains cas oùFaire, conservant la signification qui lui est propre,celle d’Exécuter, d’opérer, d’effectuer, etc., régit lepronom le, qui se rapporte à un verbe précédent. Ilvoudrait partir, mais il ne peut le faire (faire cela,l’action de partir) sans autorisation. j| Faire, se ditabsolument en parlant Des jeux de cartes où chacundonne les cartes à son tour, et De- certains autresjeux où chacun tour à tour est obligé de faire ouel-que chose. C’est à vous à faire, g Faire , s’emploie
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neutr. dans le sens de Travailler, d’opérer, d’exécu-ter, d’agir. Faire bien. Il a fait de son mieux. Il n’enveut faire qu’à sa tête. Faire à qui mieux mieux. ||Avoir du savoir-faire. Voyez Savoir-faire, à sonrang alphabétique. || Avoir fort à faire, Avoir beau-coup à travailler pour venir à bout de quelque chose.Vous aurez fort à faire, si vous entreprenez de le cor-riger. || Fam., C’est à faire à lui, se dit en parlantD’un homme qu’on reconnaît très-capable de faireune chose. || Faire des armes, S’exercer à l’escrime. ||Faire pour quelqu’un, Le suppléer, tenir sa place;ou, dans un autre sens, Être son commissionnaire,son agent, sa caution. Q Faire, neutr., Avoir une in-fluence, un effet quelconque. L’argent fait plus auprèsde lui qu’aucune recommandation. || Faire , neutr.,se dit encore pour Être convenable, produire un effetagréable. Ces deux choies font fort bien ensemble. ||Faire, en t. de grammaire, se dit Des mots, et sig-nifie , Prendre telle ou telle forme, telle ou telle ter-minaison. Cheval fait au pluriel chevaux. || Faire, aquelquefois le sens du verbe Dire. Je le croyais, fit-elle. Cette manière de parler a vieilli, et ne s’emploieque dans le langage familier. [| Faire, fam., Se dé-charger le ventre. }f Activem., Ce malade fait toutsous lui, Il laisse aller ses excréments. Faire de l’eau,Uriner. Faire du sang, des glaires, etc., Rendre dusang, des glaires, etc., par les selles. Faire du sable ,faire une pierre, Rendre du sable, une pierre avecl’urine. || Faire, s’emploie impersonnellement, pourindiquer L’état de l’atmosphère, du temps, ou quel-que phénomène, quelque révolution atmosphérique,etc. Il fait nuit. Il fait chaud. Il fait du vent. Sorti-rez-vous par le temps qu’il fait? J| Il s’emploie demême inipersonnell. pour marquer La nature, l’état,la disposition, les qualités de certaines choses. Il faitcher vivre dans ce pays. Il y fait bon. || Faire , avecle pron. pers., Être praticable, être produit, formé,exécuté, arriver, venir à être. Si cela se peut faire, jeserai ravi. Si la paix se fait. |[ Prov., Paris ne s’estpas fait en un jour, se dit Pour exprimer qu’il y ades choses qu’on ne peut faire qu’avec beaucoup detemps. || Faire, avec le pron. pers., famil., Devenir.Un enfant qui se fait grand. Se faire riche aux dé-pens d’autrui. |j Faire , avec le pron. pers., absol.,S’améliorer, se perfectionner, se bonifier avec le temps.Ce vin se fera. || Faire , s’emploie impersonnellementavec le pronom se; et alors il se résout avec les ver-bes Être, arriver. Il se fit un moment de silence. Ondit de même, Il se fait tard, il se fait nuit, Le jourcommence à manquer, à baisser; la nuit commenceà venir. || Faire, se prend quelquefois substantive-ment, Il y a loin du vouloir au faire. || I! se dit plusordinairement, en termes de peinture, de gravure etde sculpture, de La manière de peindre, de sculpter,de graver. Ce tableau est d’un beau faire. || Fait,aite. participe. Cela est fait de main d’homme. Fig.,Cest un grand pas de fait. || Prov., Aussitôt dit, aus-sitôt fait, se dit Pour exprimer une grande promp-titude dans l’exécution de quelque chose. || Prov.,Cela vaut fait, Regardez la chose comme faite, soyezsùr qu’elle se fera. On dit dans le même sens : Tenezcela pour fait. Je tiens cela pour fait. || Est-ce fait?se dit communément Pour demander si une besogne,si une affaire est achevée. C’est fait, se dit Pour aver-tir que la chose est faite. On dit aussi, C’est une af-faire faite, surtout Lorsqu’on veut faire entendrequ’il ny a plus à revenir sur la chose dont il s’agit. ||C’est fait de moi, de lui, de nous, etc., Je suis perdu,il est perdu, nous sommes perdus. On dit aussi, Cen