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cette résistance étonna l’ennemi. La faiblesse d’unraisonnement, d’un argument.
FAIBLIR, v. n. Perdre de sa force, de son ar-deur, de son courage, de sa résistance. lia résisté long-temps, mais il commence à faiblir.
FAÏENCE, s. f. ( Faënza, ville d’Italie.) Sorte de po-terie de terre vernissée, ordinairement à fond blanc.
FAÏENCERIE, s. f. Lieu, établissement où l’on fa-brique de la faïence. || Il se dit aussi Des marchan-dises de faïence. J'ai acheté beaucoup de faïencerie.
FAÏENCIER, 1 ÈRE. s. Celui, celle qui fait ou quivend de la faïence.
FAILLIBILITÉ, s. f. ( lat. fallere, tromper.) Pos-sibilité de faillir, de se tromper.
FAILLIBLE, adj. des 2 genres. Qui est exposé àl’erreur, qui peut se tromper.
FAILLIR, v. n. ( 7 e faux, tu faux, il faut; nousfaillons, 'vous faillez, ils faillent. Je faillais. Je fail-lis. Je faudrai. Paillant. Plusieurs de ces temps sontpeu usités.) Faire quelque chose contre son devoir,contre les lois. Il a failli en cette occasion. || Errer, setromper, se méprendre en quelque chose. Cet auteura failli en beaucoup d’endroits. Ce sens commence àvieillir. || Céder, manquer, finir. La mémoire lui faillittout à coup. || Fam., Le cœur me faut, se dit Lors-qu’on se sent quelque faiblesse, quelque épuisement,et qu’on a besoin de mauger. || Prov. et fig., Au boutde l’aune faut le drap, Toutes choses ont leur fin; ilne faut ni s’étonner ni s’affliger de voir qu'elles vien-nent à manquer, quand on en a usé autant qu’on lepouvait. || Il se dit également Pour exprimer qu’unechose a été sur le point d’arriver, qu’il a tenu à peuqu’elle n’arrivât, qu’elle n’eût lieu. Cet événementfaillit à retarder notre départ. Souvent on retranchela préposition. J’ai failli mourir. Ce sens est ordinai-rement familier. || Faillir, en t. de commerce, se ditD’un négociant, d’un banquier qui fait une banque-route non frauduleuse. || Failli, ie. participe. || Failli,s’emploie comme subst. masc., en parlant d’Un né-gociant , d’un banquier qui a fait faillite. C’est unfailli.
FAILLITE, s. f. t. de commerce. Banqueroutenon frauduleuse.
FAIM. s. f. ( lat. famés, faim. ) Besoin et désir demanger. Faim dévorante. Cela fait passer la faim, jjFaim canine, Maladie dans laquelle on a toujoursfaim, sans pouvoir se rassasier. On le dit aussi, fam.,d’Une très-grande faim. || Fig. et fam., Crier à lafaim, Être pressé du besoin de manger. Mourir defaim, Avoir extrêmement faim. || Mourir de faim,Manquer des choses nécessaires à la vie. Substant.,dans le même sens et par dénigrement, C’est un meurt-de-faim, C’est un homme qui n’a pas de quoi vivre.|j Prov. et fig., C’est la faim qui épouse la soif, se ditDe deux personnes qui n’ont point de bieii, et qui semarient l’une avec l’autre. j| Prov. et fig., La faimchasse le loup hors du bois, fait sortir le loup dubois, La nécessité détermine un homme à faire, mêmecontre son inclination , bien des choses pour se pro-curer de quoi vivre. || Fig., La faim insatiable desrichesses, des honneurs, L’ardeur de les posséder.Dans ce sens , on dit plus ordinairement, La soif.
FAIM-VALLE. s. f. t. d’art vétérinaire. Maladiedes chevaux, spasme qui les fait s’arrêter tout à couplorsqu’ils sont échauffés, et qui ne cesse qu’après qu’ilsont pris de la nourriture.
FAÎNE, s. f. ( grec phègos, faîne.) Le fruit duhêtre.
FAINÉANT, ANTE. adj. (ital./ar niente, ne rien
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faire.) Paresseux, qui ne veut point travailler, qui neveut rienfaire.|| Subst. Un fainéant. || Rois fainéants,se dit, dans l’Histoire de France, de Certains rois dela première race, qui ont abandonné l’exercice dupouvoir aux maires .du palais.
FAINÉANTER, v. 11. Être fainéant, ne vouloirrien faire. Fam.
FAINÉANTISE, s. f. Paresse lâche, vie du fai-néant. C’est une pure fainéantise qui 'vous tient.
FAIRE, v. a. (lat . faccre, faire.) (Je fais, tu fais,il fait; nous faisons, vous faites, ils font. Je faisais.Je fis. J’ai fait. Je ferai. Je ferais. Fais. Que je fasse.Que je fisse. Faisant.') Créer, former, produire, en-gendrer. || Prov., Qui a fait l’une, a fait l’autre, sedit en parlant De deux personnes, de deux chosesqui se ressemblent entièrement. || Fam., Faire un en-fant à une femme, La rendre enceinte. [| Cet enfantfait ses dents, Les dents lui viennent. || Faire, Fabri-quer, composer, produire, en parlant De toute œuvrematérielle de l’art, de l’industrie humaine, ou del’instinct des animaux. Faire du pain, du vin. Unoiseau qui fait son nid. || Il se dit, dans le même sens,en parlant Des œuvres de l’intelligence et de l’imagi-nation. Faire un livre, une description. |j Fam., C’estune nouvelle, un conte fait à plaisir, C’est une nou-velle, un conte où il n’y a rien de vrai. |j Faire, sedit, dans un sens beaucoup plus général, en parlantDe tout ce qu’un sujet opère, effectue, exécute, ac-complit , etc., soit dans l’ordre physique, soit dansl’ordre moral. Le ciel fit un miracle en sa faveur.Faire une expérience. Faire silence. Faire bien sesaffaires. Faire naufrage. Faire un achat, une perte,des dettes, sa prière. Faire la lecture à quelqu’un.Faire le mal, la charité. Faire pièce. Il l’a fait ex-près. Faire la débauche. Faire l’amour. Faire cas dequelqu’un. Faire des civilités, des excuses, des façons.Faire accueil, honneur. Faire don, défense. Fairebonne contenance. Ne faire semblant de rien. Le bruitque fait le tonnerre. Un corps qui fait impression surun autre. Cet événement fera époque dans notre his-toire. j| Cette muraille fait le coude, Elle forme uncoude, un angle. Sa maison fait face à la mienne,Elle est en face de la mienne. || Aux Jeux de cartes,Faire les cartes, faire une levée, faire la main, samain. Au Billard, Faire une bille au même, un caram-bolage. Faire tant de points, Gagner tant de points.Faire le jeu, Mettre les enjeux. Etc. || Prov., fig. etpop., Faire ses orges, Faire bien ses affaires. Se ditordinairement en mauvaise part, jl Fam., Faire dessiennes, Faire des folies, des fredaines, des tours,soit de jeunesse, soit de friponnerie. Ils ont fait desleurs, jj Faire quelque chose pour quelqu’un, Lui ac-corder ou lui faire obtenir quelque chose. On dit demême, La nature a tout fait pour lui, en parlant Decelui qui a de très-heureuses dispositions.||Fam., N’enrien faire, Se garder de faire la chose dont il s’agit,ne pas la faire. || Elliptiq. et fam., Se laisser faire, sedit D’une personne qui ne se défend pas, qui n’op-pose point de résistance. |{ Faire, se dit particulière-ment De certaines fonctions de guerre. Faire faction.Faire le guet. En t. de marine, Faire le quart, bonquart. |] Faire, se dit aussi particulièrement, en par-lant Des choses qui marquent Espace et étendue, etqui s’exécutent et s’accomplissent par le mouvementd’un lieu à un autre. Faire des pas, un tour de pro-menade. Faire route. Faire voile. || Fig. et fam., Faireson chemin, Parvenir, obtenir de l’avancement, s’en-richir, etc. Faire des progrès, Avancer, s’étendre,se développer, etc. Faire beaucoup de progrès dans