ÉBR
ÉBORGNER. v. a. Rendre borgne, priver d’unœil. Avec le pron. pers. U s’est éborgné en tombant.|| Par exagérât, et fam., Éborgner quelqu’un, Luifaire grand mal à l’œil. || Éborgné, ée. participe.
ÉBOUILLIR. v. n. (lat. ebullire, bouillir.) ( Il seconjugue comme Bouillir, mais on ne l’emploie guèrequ’à l’infinitif et au participe.) Diminuer à force debouillir. j| Ébouii/li, ie. participe.
ÉROULEMENT. s. m. Chute de la chose qui s’é-boule, ou État delà chose éboulée. Véboulement dela muraille.
ÉBOULER, v. n. Tomber en ruine. Il se dit Desamas de terre, de certaines constructions, etc., quitombent, qui se dérangent, qui se renversent. Letorrent a fait ébouler cette butte . || Il s’emploie avecle pron, pers. La terrasse, la muraille s’est éboulée. ||Éboulé , ée. participe.
ÉBOULIS. s. m. Amas de matières éboulées.
ÉBOURGEONNEMENT. s. m. t. d’agricult. Re-tranchement de bourgeons superflus des arbres frui-tiers, pour les soulager, les conserver, et leur faireporter de plus beaux fruits.
ÉBOURGEONNER. v. a. t. d’agricult. Ôter lesbourgeons ou les nouveaux jets superflus. || Ébour-geonné, ée. participe.
ÉBOURIFFÉ, FIE. adj. Il se dit Des personnesdont le vent ou quelque autre cause a mis en désordreles cheveux ou la perruque, la coiffure. Fam. || Ils’applique, dans un sens analogue, Aux cheveux, àla coiffure même. Avoir les cheveux ébouriffés. || Il sedit, fig., D’une personne agitée, troublée, et quilaisse voir son trouble, son.agitation.
ÉBOUSINER. v. a. t. de maçonnerie. Ôter le bou-sin d’une pierre, c’est-à-dire, cette croûte tendre quitient autant de la terre que de la pierre. || Ebousiné,ée. participe.
ÉBRANCHEMENT. s. m. (lat. è, de, grec brachion,bras.) Action d’ébrancher un arbre, ou Le résul-tat de cette action.
ÉBRANCHER. v. a. Dépouiller un arbre d’unepartie de ses branches, en les coupant ou en les rom-pant. || Ébranché , ée. participe.
ÉBRANLEMENT, s. in. Secousse, action par la-quelle une chose est ébranlée. L’ébranlement de cer-veau causé par cette chute lui affaiblit l’esprit. L’ébran-lement des dents. J| Fig. L’ébranlement du crédit.
ÉBRANLER, v. a. Donner des secousses à unechose, en sorte qu’elle ne soit plus dans une fermeassiette. Les vents ont ébranlé cette maison. Ce couplui a ébranlé le cerveau. || Fig., dans le même sens.Ébranler le pouvoir de quelqu’un. || Fig. en parlantDes personnes, Émouvoir quelqu’un, l’étonner, fairequ’il soit moins ferme dans la situation d’esprit où ilétait, dans ses opinions, dans ses résolutions. Ces rai-sons l’ont fort ébranlé. Ébranler la résolution de quel-qu’un, etc. || Ébranler, s’emploie avec le pron. pers.Les 'voûtes du temple s’ébranlèrent. || Particulière-ment, en t. de guerre, Se mettre en mouvement. Destroupes qui commencent à s’ébranler. || Il se dit éga-lement De troupes qui commencent à faire quelquemouvement pour prendre la fuite. || Ébranlé, ée. par-ticipe.
EBRASEMENT, s. m. (lat. abradere, raser.) t.d'archit. Action d’ébraser, ou Le résultat de cetteaction.
ÉBRASF.R. v. a. t. d’archit. Élargir en dedans labaie d’une porte ou d’une fenêtre , suivant un planoblique.J| Ébrasé, ée. participe.
ÉBRÉCHER, v. a. (allem, brechen, briser.) Faire
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une brèche à un inslrument tranchant. || S'ébrécherune dent,. Se casser une partie d’une dent. || Ébré-cher, se dit, fig. et fam., en parlant De la fortuned’une personne. Ses folles dépenses ont ébréché sa for-tune. || Ébréché , ée. participe.
ÉIÎRENER. v. a. Ôter les matières fécales d’un en-fant. Il est bas. || Ebreré , ée. participe.
ÉBROTJF.MENT. s. ni. t. d’art vétérinaire. Il sedit de L’éternumenl de certains animaux domes-tiques. || Il se dit aussi, en termes de manège, Duronflement d’un cheval à la vue des objets qui le sur-prennent ou qui l’effrayent.
ÉBROUER, v. a. (lat. irrorare, humecter.) Laver,passer dans l’eau, en parlant Des toiles, des étoffes. ||Ébrouer , avec le pron. pers., en t. d’art vétérinaire,se dit Des animaux domestiques lorsqu’ils font uneespèce d’eternument, comme pour dégager leurs na-seaux de ce qui y cause de la gêne ou de l’irritation.|| II se dit, en t. de manège, D’un cheval qui fait unronflement à la vue des objets qui le surprennent ouqui l’effrayent. || Ébroué, ée. participe.
ÉBRUITER, v. a. Divulguer, rendre public.|| Avecle pron. pers. Il faut prendre garde que cette affairene 'vienne à s’ébruiter. |) Ébruité, ée. participe. Af-faire ébruitée.
ÉBUARD. s. m. Coin de bois fort dur, qui sert àfendre des bûches.
ÉBULLITION, s. f. (lat. ebullire, bouillir.) Mou-vement d’un liquide qui bout sur le feu. || Il se ditaussi, en chimie, d’Un dégagement de bulles d’airqui a lieu quand on mélange certaines substances.Toutefois ce dernier phénomène est plus ordinaire-ment désigné par le nom d’ Effervescence. || Ébulli-tion , en médec. , Toute espèce d’éruption passagèrequi survient à la peau.
ÉCACHER. v. a. Écraser, froisser. Fam. || Écaché ,ée. participe. || Fam., Un nez écaché, Un nez camuset aplati.
ÉCAILLE, s. f. (lat. squamma, écaille.) Il se ditDes petites lames minces et plates qui couvrent lapeau de certains poissons et de certains reptiles. ||Petites plaques cornées ou osseuses qui garnissent lespattes des oiseaux, la queue de Certains mammi-fères , etc. || L’enveloppe dure et calcaire qui couvreet protège le corps des mollusques bivalves. On le ditplus particulièrement Des huîtres. || Écaille de tortue,ou absol. Écaille, L’enveloppe dure qui couvre ledos de la tortue, et dont on fait de petits objets pré-cieux. Tablettes couvertes d’écaille. || Écaille, sedit, eu botan., de Productions plates et plus oumoins sèches, qui composent ou accompagnent cer-taines parties des végétaux. || Il se dit, par analogie,de Tout ce qui se détache des corps en petites par-ties minces et légères. || Fig. et fam., Les écailles luisont tombées des yeux, Ses yeux sont dessillés. || Ent. de peint., Ce tableau tombe en écailles, par écailles,se dit D’un vieux tableau dont les couleurs dessé-chées se gercent et se détachent de la toile par pe-tites plaques.
ÉCAILLER, v. a. Ôter, enlever les écailles d’unpoisson. || Avec le pron. pers., Se lever, se détacherpar écailles, par plaques minces. Ce tableau com-mence à s’écailler. || Écaillé , ée. participe. || Il s’em-ploie dans un sens contraire, pour dire, Qui est cou-vert d’écailles. Animaux écai lés.
ÉCAILLER, ÈRE. s. Celui, celle qui vend et quiouvre des huîtres à l’écaille.
ÉCAILLEUX, EUSE. adj. Qui se lève par écailles,
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