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se brise, Quand on retombe souvent dans la mêmefaute, on finit par s’en trouver mal; ou, Quand ons’expose trop souvent à un péril, on finit par y suc-comber. || T. de marine, Les eaux d’un navire, Latrace qu’un navire laisse après lui à mesure qu’ilavance. On dit qu’t/rt bâtiment est, se tient, se metdans les eaux d’un autre, Lorsqu’il gouverne ou qu’ilentre dans le même sillage. |1 Eau , se dit de Certaineseaux qui, en passant au travers des minéraux, con-tractent quelque vertu médicinale, et dont on faitusage, soit en se baignant, soit en les prenant commeboisson. Eaux thermales, sulfureuses, etc. Prendreles eaux. || Il se dit, par extens., mais au plur. seule-ment, Du lieu où l’on va prendre les eaux. Aller auxeaux. || Eau minérale artificielle, Eau commune à la-quelle on a donné les propriétés d’une eau minéralenaturelle, en y faisant dissoudre quelque substance.|| Eau, se dit, vulgairement, de Certaines humeurs ousérosités qui se trouvent, qui se forment dans le corpsde l’homme ou de l’animal. Cette médecine lui a faitrendre des eaux. || Prov., L’eau vient à la bouche,cela fait venir l’eau à la bouche, se dit D’une choseagréable au goût, et dont l’idée excite l’appétit quandon en parle ou qu’on en entend parler. Cela se dit,fig., De tout ce qui peut exciter les désirs. || Par exa-gérai., Fondre en eau, Verser des larmes en abon-dance. || En médec., Les eaux de l’amnios, Liquidequi est exhalé par l’amnios et qui environne le fœtus,pendant toute la durée de la gestation. || T. d’art vé-térinaire, Eaux aux jambes, Maladie qui attaque lespieds des chevaux, et qui consiste en un suinlementde sérosités à travers la peau de ces parties. || Eau, seprend quelquefois dans le sens de Sueur. L’eau luidégouttait du visage. || Fig. et fain., Suer sang et eau,Faire de grands efforts, se donner beaucoup de peine;ou Souffrir beaucoup, éprouver un grand déplaisir dequelque chose. Je suais sang et eau de voir l’embarrasoit il était. || Eau, particulièrement, L’urine. Lâcherde Veau. Très-fam. || Prov. et fig., Il n’y fera que del’eau claire, se dit D’un homme qui entreprend quel-que chose où l’on croit qu’il ne réussira pas. ||É\u,Liqueur artificielle, obtenue, extraite de quelque sul>-stance par expression, distillation ou décoction, oucomposée de différents sucs. Eau rose. Eau de gro-seilles. Eau de poulet, de Cologne. || Il se dit égale-ment de Certains produits, de certaines préparationschimiques. Eau-forte. Eau de chaux. |j Graver à Veau-forte, Graver sur une planche de cuivre avec le seulsecours de l’eau-forte. Par extens., Eau-forte, Estampetirée sur une planche qui a été préparée à l’eau-lorte,pour être ensuite terminée au burin, ou sur uneplanche entièrement gravée à l’eau-foiie. || Eau, Suc,en parlant De quelques fruits, particulièrement de lapèche et de la poire. ||Eau, Lustre, brillant qu’ontles perles, les diamants et quelques autres pierreries.Ces diamants sont de la première eau. || Donner eauà un drap, à un chapeau, Lui donner du lustre* ||Couleur d’eau, Couleur bleuâtre qu’on donne au ferpoli. )| Vert d’eau, Couleur vert-clair.
EBAHIR (S’), v. prou. S’étonner, être surpris.Fam. || Ébahi , ie. participe.
ÉBAHISSEMENT. s. m. Étonnement, surprise.Fam.
É3ARBER. v. a. (lat. è, de, barba, barbe.) Ôterles parties excédantes et superflues de certaines choses.Ébarber du papier. |j Particulièrement, dans l’art dela gravure en taille-douce, Enlever avec un outil cequi reste au bord de la taille, afin que le trait pa-raisse net. || Ebarbk, ée. participe.
ÉBL
ÉBARBOIR. s. m. t. d’arts. Outil qui sert àébarber.
ÉBAT. s. m. (lat.— batuere, s’escrimer.) Passe-temps, divertissement. Prendre ses ébats. Fam., nes’emploie guère qu’au pluriel.
ÉBATTEMENT. s. m. Il est synonyme d’Ébat, etne se dit guère qu’en plaisantant. Vieux. || En t. decarrossier, L’ébattement d’une voiture, Le jeu qu’ellea dans ses balancements entre les brancards.
ÉBATTRE (S’), v. pron. (Il se conjugue commeBattre.) Se réjouir, se divertir. Allez vous ébattre àla campagne. Fam.
ÉBAUBI, IE. adj. Étonné, surpris. Fam., nes’emploie guère qu’en plaisantant.
ÉBAUCHE, s. f. Ouvrage de peinture ou de scul-pture, qui n’est que commencé, mais où les partiesprincipales sont indiquées. Ébauche grossière. || Il sedit, lig., Des productions de l’esprit. Cette tragédien’est qu’une ébauche.
ÉBAUCHER, v. a. t. de peinture et de sculpture.Commencer un ouvrage, lui donner les premierstraits en indiquant les parties principales. Ébaucherune statue, un tableau. || Dans quelques métiers,Dégrossir. || Il se dit fig., en parlant Des productionsde l’esprit. || Ébauché, ée. participe.
ÉBAUCHOIR. s. m. Outil de bois ou d’ivoire,dont les sculpteurs se servent pour ébaucher, pourmodeler.
ÉBAXJDIR (S’), v. pron. (lat. gaudere, se réjouir.)Se réjouir avec excès, et témoigner sa joie en dan-sant, en sautant, ou de quelque autre manière sem-blable. Vieux, ne s’emploie qu’en plaisantant.
ÉBÀUDISSEMENT. s. in. Action de s’ébaudir.Vieux.
ÉBÈNE, s. f. (grec ébénos, ébène.) Bois de l’ébé-nier. || Fig., Des cheveux d'ébène, Des cheveux très-noirs. Poétiq., L’ébène de ses cheveux.
ÉBÉNER. v. a. Donner à du bois la couleur del’ébène. || Ébène , ée. participe.
ÉBKNTER. s. m. t. de botan. Arbre des Indes,dont le bois est fort dur, et ordinairement noir. ||Eaux éhénier, Arbrisseau que l’on cultive dans lesjardins d’agrément, et qui porte aussi le nom de Cy-tise des Alpes.
ÉBÉNISTE, s. m. Ouvrier qui travaille en ébèneet autres bois précieux, ou qui fait des ouvrages demarqueterie.
ÉBÉNISTERIE. s. f. Le métier, l’art de l'ébé-niste. Il se dit aussi Des ouvrages que fait l'ébé-niste.
ÉBLOUIR, v. a. (lat. elucere, briller.) Frapper lesyeux par un éclat très-vif qu’ils ne peuvent soutenir.La blancheur de la neige éblouit. |j Fig., Vue. beautéqui éblouit, Une femme d’une éclatante beauté. ||Eblouir, fig., Surprendre l’esprit par quelque chosede vif, de brillant, de spécieux. On se laisse souventéblouir par l'éclat du style. || Tenter, séduire. Tasgrandeurs Vont ébloui. || Etre ébloui de quelque chose *signifie quelquefois, En être ridiculement lier, or-gueilleux. Il est ébloui de sa fortune, jj Ébloui, te.participe.
ÉBLOUISSANT, ANTE. adj. U a des significa-tions analogues à celles du verbe Eblouir, tant aupropre qu’au figuré.
ÉBLOUISSEMENT, s. m. État de la vue troubléepar trop de lumière, par un éclat trop vif. || Altéra-tion de la faculté <\p voir, occasionnée par une causeinterne. Il me prit un tel éblouissement, que je n’yvoyais plus.