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1 (1847) Abrégé du dictionnaire de l'Academie française : d'après la dernieère édition ; contenant: tous les mots et définitions donnés par l'Academie ...
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se brise, Quand on retombe souvent dans la mêmefaute, on finit par sen trouver mal; ou, Quand onsexpose trop souvent à un péril, on finit par y suc-comber. || T. de marine, Les eaux dun navire, Latrace quun navire laisse après lui à mesure quilavance. On dit qut/rt bâtiment est, se tient, se metdans les eaux dun autre, Lorsquil gouverne ou quilentre dans le même sillage. |1 Eau , se dit de Certaineseaux qui, en passant au travers des minéraux, con-tractent quelque vertu médicinale, et dont on faitusage, soit en se baignant, soit en les prenant commeboisson. Eaux thermales, sulfureuses, etc. Prendreles eaux. || Il se dit, par extens., mais au plur. seule-ment, Du lieu lon va prendre les eaux. Aller auxeaux. || Eau minérale artificielle, Eau commune à la-quelle on a donné les propriétés dune eau minéralenaturelle, en y faisant dissoudre quelque substance.|| Eau, se dit, vulgairement, de Certaines humeurs ousérosités qui se trouvent, qui se forment dans le corpsde lhomme ou de lanimal. Cette médecine lui a faitrendre des eaux. || Prov., Leau vient à la bouche,cela fait venir leau à la bouche, se dit Dune choseagréable au goût, et dont lidée excite lappétit quandon en parle ou quon en entend parler. Cela se dit,fig., De tout ce qui peut exciter les désirs. || Par exa-gérai., Fondre en eau, Verser des larmes en abon-dance. || En médec., Les eaux de lamnios, Liquidequi est exhalé par lamnios et qui environne le fœtus,pendant toute la durée de la gestation. || T. dart vé-térinaire, Eaux aux jambes, Maladie qui attaque lespieds des chevaux, et qui consiste en un suinlementde sérosités à travers la peau de ces parties. || Eau, seprend quelquefois dans le sens de Sueur. Leau luidégouttait du visage. || Fig. et fain., Suer sang et eau,Faire de grands efforts, se donner beaucoup de peine;ou Souffrir beaucoup, éprouver un grand déplaisir dequelque chose. Je suais sang et eau de voir lembarrasoit il était. || Eau, particulièrement, Lurine. Lâcherde Veau. Très-fam. || Prov. et fig., Il ny fera que deleau claire, se dit Dun homme qui entreprend quel-que chose lon croit quil ne réussira pas. ||É\u,Liqueur artificielle, obtenue, extraite de quelque sul>-stance par expression, distillation ou décoction, oucomposée de différents sucs. Eau rose. Eau de gro-seilles. Eau de poulet, de Cologne. || Il se dit égale-ment de Certains produits, de certaines préparationschimiques. Eau-forte. Eau de chaux. |j Graver à Veau-forte, Graver sur une planche de cuivre avec le seulsecours de leau-forte. Par extens., Eau-forte, Estampetirée sur une planche qui a été préparée à leau-lorte,pour être ensuite terminée au burin, ou sur uneplanche entièrement gravée à leau-foiie. || Eau, Suc,en parlant De quelques fruits, particulièrement de lapèche et de la poire. ||Eau, Lustre, brillant quontles perles, les diamants et quelques autres pierreries.Ces diamants sont de la première eau. || Donner eauà un drap, à un chapeau, Lui donner du lustre* ||Couleur deau, Couleur bleuâtre quon donne au ferpoli. )| Vert deau, Couleur vert-clair.

EBAHIR (S), v. prou. Sétonner, être surpris.Fam. || Ébahi , ie. participe.

ÉBAHISSEMENT. s. m. Étonnement, surprise.Fam.

É3ARBER. v. a. (lat. è, de, barba, barbe.) Ôterles parties excédantes et superflues de certaines choses.Ébarber du papier. |j Particulièrement, dans lart dela gravure en taille-douce, Enlever avec un outil cequi reste au bord de la taille, afin que le trait pa-raisse net. || Ebarbk, ée. participe.

ÉBL

ÉBARBOIR. s. m. t. darts. Outil qui sert àébarber.

ÉBAT. s. m. (lat. batuere, sescrimer.) Passe-temps, divertissement. Prendre ses ébats. Fam., nesemploie guère quau pluriel.

ÉBATTEMENT. s. m. Il est synonyme dÉbat, etne se dit guère quen plaisantant. Vieux. || En t. decarrossier, Lébattement dune voiture, Le jeu quellea dans ses balancements entre les brancards.

ÉBATTRE (S), v. pron. (Il se conjugue commeBattre.) Se réjouir, se divertir. Allez vous ébattre àla campagne. Fam.

ÉBAUBI, IE. adj. Étonné, surpris. Fam., nesemploie guère quen plaisantant.

ÉBAUCHE, s. f. Ouvrage de peinture ou de scul-pture, qui nest que commencé, mais les partiesprincipales sont indiquées. Ébauche grossière. || Il sedit, lig., Des productions de lesprit. Cette tragédienest quune ébauche.

ÉBAUCHER, v. a. t. de peinture et de sculpture.Commencer un ouvrage, lui donner les premierstraits en indiquant les parties principales. Ébaucherune statue, un tableau. || Dans quelques métiers,Dégrossir. || Il se dit fig., en parlant Des productionsde lesprit. || Ébauché, ée. participe.

ÉBAUCHOIR. s. m. Outil de bois ou divoire,dont les sculpteurs se servent pour ébaucher, pourmodeler.

ÉBAXJDIR (S), v. pron. (lat. gaudere, se réjouir.)Se réjouir avec excès, et témoigner sa joie en dan-sant, en sautant, ou de quelque autre manière sem-blable. Vieux, ne semploie quen plaisantant.

ÉBÀUDISSEMENT. s. in. Action de sébaudir.Vieux.

ÉBÈNE, s. f. (grec ébénos, ébène.) Bois de lébé-nier. || Fig., Des cheveux d'ébène, Des cheveux très-noirs. Poétiq., Lébène de ses cheveux.

ÉBÉNER. v. a. Donner à du bois la couleur delébène. || Ébène , ée. participe.

ÉBKNTER. s. m. t. de botan. Arbre des Indes,dont le bois est fort dur, et ordinairement noir. ||Eaux éhénier, Arbrisseau que lon cultive dans lesjardins dagrément, et qui porte aussi le nom de Cy-tise des Alpes.

ÉBÉNISTE, s. m. Ouvrier qui travaille en ébèneet autres bois précieux, ou qui fait des ouvrages demarqueterie.

ÉBÉNISTERIE. s. f. Le métier, lart de l'ébé-niste. Il se dit aussi Des ouvrages que fait l'ébé-niste.

ÉBLOUIR, v. a. (lat. elucere, briller.) Frapper lesyeux par un éclat très-vif quils ne peuvent soutenir.La blancheur de la neige éblouit. |j Fig., Vue. beautéqui éblouit, Une femme dune éclatante beauté. ||Eblouir, fig., Surprendre lesprit par quelque chosede vif, de brillant, de spécieux. On se laisse souventéblouir par l'éclat du style. || Tenter, séduire. Tasgrandeurs Vont ébloui. || Etre ébloui de quelque chose *signifie quelquefois, En être ridiculement lier, or-gueilleux. Il est ébloui de sa fortune, jj Ébloui, te.participe.

ÉBLOUISSANT, ANTE. adj. U a des significa-tions analogues à celles du verbe Eblouir, tant aupropre quau figuré.

ÉBLOUISSEMENT, s. m. État de la vue troubléepar trop de lumière, par un éclat trop vif. || Altéra-tion de la faculté <\p voir, occasionnée par une causeinterne. Il me prit un tel éblouissement, que je nyvoyais plus.