CAL
ment, et l'enduire de poix, de goudron, etc., pourempêcher que l’eau n’y entre. j| Calfaté , éë. part.
CALFEUTRAGE, s. m. Action de calfeutrer uneporte, une fenêtre, ou L’ouvrage même qui en résulte.
CALFEUTRER, v. a. (lat. cacefricare, enduire dechaux.) Boucher les fentes d’une porte, d’une fenêtre,avec du papier, des lisières, etc., pour empêcherque le vent n’entre dans une chambre. Avec le pron.pers., Se calfeutrer, S’enfermer bien chaudement. ||Calfeutré , ée. participe.
CALIBRÉ, s. m. (ital. callbro, calibre.) Diamètreintérieur d’un tube quelconque. || Diamètre intérieurdes armes à feu, des pièces d’artillerie. Le calibre d'uncanon , d’un fusil, etc. Une pièce de gros calibre. |] Parcxtens., La grosseur du projectile, proportionnée à l’ou-verture du pistolet, du fusil, du canon. || L’instrumentqui sert à donner ou à mesurer le calibre. || Calibre, t.d’archit., Volume, grosseur. Ces deux colonnes sontde même calibre. || Profil découpé sur une plaque demétal ou sur une planche de bois, qui sert à traînerles corniches de plâtre ou de stuc. || Calibre, dansplusieurs arts, Divers instruments qui sont en géné-ral destinés à servir de mesure, de moule, de patron.|| Calibre, fig., La qualité, l’état, etc., d’une per-sonne. Ils ne sont pas tous deux de même calibre.Très-fam. et peu usité.
CALIBRER, v. a. Donner le calibre, la grosseurconvenable. || Mesurer le calibre.|| Calibré , ée. part.
CALICE, s. m. (grec culix, vase.) Le vase sacré oùse fait la consécration du vin dans le sacrifice de lamesse. || Prov. et fig., Boire le calice, avaler le calice,Souffrir quelque chose de fâcheux, d’humiliant. Boirele calice jusqu à la lie, Souffrir une humiliation com-plète, une douleur longue et cruelle, un malheur danstoute son étendue. || Calice, t. de botan., L’évase-ment en forme de coupe et ordinairement de couleurverte, qui, dans beaucoup de plantes, forme l’enve-loppe extérieure de la corolle.
CALICOT, s. m. Toile de coton moins fine que lapercale.
CALIFAT, s. m. Dignité de calife.
CALIFE, s. m. Nom des souverains musulmans suc-cesseurs de Mahomet, qui réunissaient le pouvoir tem-porel et le pouvoir spirituel.
CALIFOURCHON (À), loc. adv. et fam. Jambedeçà, jambe delà, comme quand on est à cheval. ||Califourchon , suhst., fam. et fig., C’est son califour-chon , C’est sa manie.
CÂLIN, INE. s. Niais et indolent. Dans ce sens,on ne l’emploie guère qu’au masc. C’est un câlin.Fam. || Cajoleur. C’est un petit câlin. || Adj. Cet hommea l’air câlin. On dit aussi, Avoir une démarche câ-line , prendre un ton câlin, etc.
CÂLINER (SE), v. pron. Demeurer dans l’inac-tion, dans l’indolence. Fam.
CÂLINERIE. s. f. Cajolerie. Fam.
CALLEUX, EUSE. adj. (lat. callosus, calleux.) Oùil y a des callosités. || En anat., Corps calleux, Lon-gue et large bande de substance médullaire qui réunitles deux hémisphères du cerveau.
CALLIGRAPHE. s. m. (grec calligraphia, calli-graphie.) Celui qui s’applique à la calligraphie.
CALLIGRAPHIE, s. f. L’art de bien écrire, debien former les caractères d’écriture.
CALLOSITÉ, s. f. (lat. callositas, callosité.) En-durcissement et épaississement de la peau, et surtoutde l’épiderme, dans les endroits où ils éprouvent desfrottements réitérés, jj Excroissance de chair solide etsèche qui s’engendre sur les bords d’un ulcère.
CAL 207
CALMANDE. s. f. Étoffe de laine lustrée d’uncôté, comme le satin.
CALMANT, ANTE. adj. (ital. calma, calme.) Quicalme les douleurs. || Subst. masc. Prendre un calmant.
CALMAR, s. m. (grec calamos, roseau.) Étui où l'onmet des plumes à écrire. Il est vieux. || Calmar, enhist. natur., Mollusque du genre des Sèches, autre-ment Cornet.
CALME, adj. des a genres, (ital. calma, calme.)Sans agitation, tant au sens physique qu’au sens moral.Mer, lieu, nuit, esprit calme. || Le malade est calme,Il est sans agitation et sans douleur.
CALME, s. m. Cessation complète du vent. Le plusgrand calme règne dans les airs. Calme plat, SansTa moindre agitation de l’air ni de la lame. || Tran-quillité, absence d’agitation, tant au sens physiqueu’au sens moral. Le calme des nuits. Ramener, réta-lir le calme dans un État. Le calme de l’esprit.
CALMER, v. a. Apaiser, rendre calme. Il se dittant au sens physique qu’au sens moral. Calmer les,flots, l’orage, la tempête, les passions, la douleur.|j Absolum., Il s'étudie toujours à calmer. j| Avec lepron. pers., Devenir calme, s’apaiser. La mer, letumulte, la douleur commence à se calmer. [( Neut.,t. de marine, Le 'vent calme. La mer a beaucoupcalmé. || Calme , ée. participe.
* Calomel, s. m. (grec calos , beau, mêlas, noir.)Muriate de mercure doux.
CALOMNIATEUR, TRICE. s. (lat. calumniari,calomnier.) Qui calomnie.
CALOMNIE, s. f. Fausse imputation qui blesse laréputation et l’honneur. Inventer, forger, publier descalomnies contre quelqu’un. Se justifier, se laver d’unecalomnie. Repousser une calomnie, jj Absol., Les ca-lomniateurs. Braver la calomnie.
CALOMNIER, v. a. Attaquer, blesser l'honneurde quelqu’un par de fausses imputations. On l’a in-dignement calomnié. || Il se dit Des actions, des in-tentions , etc. On a calomnié ses intentions, sa con-duite. || Absol., Se plaire à calomnier , || Calomnié,ée. participe.
CALOMNIEUSEMENT, adv. Avec calomnie.
CALOMNIEUX, EUSE. adj. Qui contient une ca-lomnie , des calomnies. Discours calomnieux. Accu-sation calomnieuse.
CALONIÈRE. s. f. Jouet d’enfant. Voyez Canon-nière,
CALORIFÈRE, s. m. (lat. calor, chaleur, ferre,porter.) Grand poêle qui porte la chaleur dans plu-sieurs parties d’une maison.
CALORIQUE, s. m. t. de chimie. Principe de lachaleur. Ce corps dégage beaucoup de calorique.Calorique rayonnant.
*Calotin. s. m. Ecclésiastique. Terme bas et inju-rieux.
CALOTTE, s. f. Petit bonnet qui ne couvre ordi-nairement que le haut de la tète, et qui n’est plusguère en usage que parmi les gens d’Église. La ca-lotte noire d’un prêtre. La calotte rouge d’un cardi-nal, d’un enfant de chœur. || Absol., Le pape adonné la calotte à un tel, Il l’a élevé à la dignité decardinal. || Calotte, t. de chirurgie, Certains bon-nets, et, par ext., Certaines matières qu’on appliquesur la tète, pour le traitement de diverses maladies.Calotte de taffetas gomme', de flanelle , de cuir bouilli,de glace. || Calotte , se dit de Plusieurs autres chosesqui ont quelque rapport de forme ou de destinationavec une calotte. En archit., Petite voûte sphériquequi a peu d’élévation. En anafiun., La calotte du