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1 (1847) Abrégé du dictionnaire de l'Academie française : d'après la dernieère édition ; contenant: tous les mots et définitions donnés par l'Academie ...
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ment, et l'enduire de poix, de goudron, etc., pourempêcher que leau ny entre. j| Calfaté , éë. part.

CALFEUTRAGE, s. m. Action de calfeutrer uneporte, une fenêtre, ou Louvrage même qui en résulte.

CALFEUTRER, v. a. (lat. cacefricare, enduire dechaux.) Boucher les fentes dune porte, dune fenêtre,avec du papier, des lisières, etc., pour empêcherque le vent nentre dans une chambre. Avec le pron.pers., Se calfeutrer, Senfermer bien chaudement. ||Calfeutré , ée. participe.

CALIBRÉ, s. m. (ital. callbro, calibre.) Diamètreintérieur dun tube quelconque. || Diamètre intérieurdes armes à feu, des pièces dartillerie. Le calibre d'uncanon , dun fusil, etc. Une pièce de gros calibre. |] Parcxtens., La grosseur du projectile, proportionnée à lou-verture du pistolet, du fusil, du canon. || Linstrumentqui sert à donner ou à mesurer le calibre. || Calibre, t.darchit., Volume, grosseur. Ces deux colonnes sontde même calibre. || Profil découpé sur une plaque demétal ou sur une planche de bois, qui sert à traînerles corniches de plâtre ou de stuc. || Calibre, dansplusieurs arts, Divers instruments qui sont en géné-ral destinés à servir de mesure, de moule, de patron.|| Calibre, fig., La qualité, létat, etc., dune per-sonne. Ils ne sont pas tous deux de même calibre.Très-fam. et peu usité.

CALIBRER, v. a. Donner le calibre, la grosseurconvenable. || Mesurer le calibre.|| Calibré , ée. part.

CALICE, s. m. (grec culix, vase.) Le vase sacrése fait la consécration du vin dans le sacrifice de lamesse. || Prov. et fig., Boire le calice, avaler le calice,Souffrir quelque chose de fâcheux, dhumiliant. Boirele calice jusqu à la lie, Souffrir une humiliation com-plète, une douleur longue et cruelle, un malheur danstoute son étendue. || Calice, t. de botan., Lévase-ment en forme de coupe et ordinairement de couleurverte, qui, dans beaucoup de plantes, forme lenve-loppe extérieure de la corolle.

CALICOT, s. m. Toile de coton moins fine que lapercale.

CALIFAT, s. m. Dignité de calife.

CALIFE, s. m. Nom des souverains musulmans suc-cesseurs de Mahomet, qui réunissaient le pouvoir tem-porel et le pouvoir spirituel.

CALIFOURCHON (À), loc. adv. et fam. Jambedeçà, jambe delà, comme quand on est à cheval. ||Califourchon , suhst., fam. et fig., Cest son califour-chon , Cest sa manie.

CÂLIN, INE. s. Niais et indolent. Dans ce sens,on ne lemploie guère quau masc. Cest un câlin.Fam. || Cajoleur. Cest un petit câlin. || Adj. Cet hommea lair câlin. On dit aussi, Avoir une démarche câ-line , prendre un ton câlin, etc.

CÂLINER (SE), v. pron. Demeurer dans linac-tion, dans lindolence. Fam.

CÂLINERIE. s. f. Cajolerie. Fam.

CALLEUX, EUSE. adj. (lat. callosus, calleux.)il y a des callosités. || En anat., Corps calleux, Lon-gue et large bande de substance médullaire qui réunitles deux hémisphères du cerveau.

CALLIGRAPHE. s. m. (grec calligraphia, calli-graphie.) Celui qui sapplique à la calligraphie.

CALLIGRAPHIE, s. f. Lart de bien écrire, debien former les caractères décriture.

CALLOSITÉ, s. f. (lat. callositas, callosité.) En-durcissement et épaississement de la peau, et surtoutde lépiderme, dans les endroits ils éprouvent desfrottements réitérés, jj Excroissance de chair solide etsèche qui sengendre sur les bords dun ulcère.

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CALMANDE. s. f. Étoffe de laine lustrée duncôté, comme le satin.

CALMANT, ANTE. adj. (ital. calma, calme.) Quicalme les douleurs. || Subst. masc. Prendre un calmant.

CALMAR, s. m. (grec calamos, roseau.) Étui l'onmet des plumes à écrire. Il est vieux. || Calmar, enhist. natur., Mollusque du genre des Sèches, autre-ment Cornet.

CALME, adj. des a genres, (ital. calma, calme.)Sans agitation, tant au sens physique quau sens moral.Mer, lieu, nuit, esprit calme. || Le malade est calme,Il est sans agitation et sans douleur.

CALME, s. m. Cessation complète du vent. Le plusgrand calme règne dans les airs. Calme plat, SansTa moindre agitation de lair ni de la lame. || Tran-quillité, absence dagitation, tant au sens physiqueuau sens moral. Le calme des nuits. Ramener, réta-lir le calme dans un État. Le calme de lesprit.

CALMER, v. a. Apaiser, rendre calme. Il se dittant au sens physique quau sens moral. Calmer les,flots, lorage, la tempête, les passions, la douleur.|j Absolum., Il s'étudie toujours à calmer. j| Avec lepron. pers., Devenir calme, sapaiser. La mer, letumulte, la douleur commence à se calmer. [( Neut.,t. de marine, Le 'vent calme. La mer a beaucoupcalmé. || Calme , ée. participe.

* Calomel, s. m. (grec calos , beau, mêlas, noir.)Muriate de mercure doux.

CALOMNIATEUR, TRICE. s. (lat. calumniari,calomnier.) Qui calomnie.

CALOMNIE, s. f. Fausse imputation qui blesse laréputation et lhonneur. Inventer, forger, publier descalomnies contre quelquun. Se justifier, se laver dunecalomnie. Repousser une calomnie, jj Absol., Les ca-lomniateurs. Braver la calomnie.

CALOMNIER, v. a. Attaquer, blesser l'honneurde quelquun par de fausses imputations. On la in-dignement calomnié. || Il se dit Des actions, des in-tentions , etc. On a calomnié ses intentions, sa con-duite. || Absol., Se plaire à calomnier , || Calomnié,ée. participe.

CALOMNIEUSEMENT, adv. Avec calomnie.

CALOMNIEUX, EUSE. adj. Qui contient une ca-lomnie , des calomnies. Discours calomnieux. Accu-sation calomnieuse.

CALONIÈRE. s. f. Jouet denfant. Voyez Canon-nière,

CALORIFÈRE, s. m. (lat. calor, chaleur, ferre,porter.) Grand poêle qui porte la chaleur dans plu-sieurs parties dune maison.

CALORIQUE, s. m. t. de chimie. Principe de lachaleur. Ce corps dégage beaucoup de calorique.Calorique rayonnant.

*Calotin. s. m. Ecclésiastique. Terme bas et inju-rieux.

CALOTTE, s. f. Petit bonnet qui ne couvre ordi-nairement que le haut de la tète, et qui nest plusguère en usage que parmi les gens dÉglise. La ca-lotte noire dun prêtre. La calotte rouge dun cardi-nal, dun enfant de chœur. || Absol., Le pape adonné la calotte à un tel, Il la élevé à la dignité decardinal. || Calotte, t. de chirurgie, Certains bon-nets, et, par ext., Certaines matières quon appliquesur la tète, pour le traitement de diverses maladies.Calotte de taffetas gomme', de flanelle , de cuir bouilli,de glace. || Calotte , se dit de Plusieurs autres chosesqui ont quelque rapport de forme ou de destinationavec une calotte. En archit., Petite voûte sphériquequi a peu délévation. En anafiun., La calotte du