précieuses qui ont quelque marque, quelque tacheblanche.
CALCINATION, s. f. (Iat. calx, chaux.) Actionde calciner, ou Le résultat de cette action. En t. dechimie. Calcination du xiti'iol, du plomb.
CALCINER, v. a. En t. de chimie, Transformer ducarbonate calcaire en chaux vive, à l’aide d’une fortechaleur; ]>ar extens., Soumettre des matières solidesquelconques à l’action du feu. Calciner le salpêtre,le vitriol, étc. || Il se dit, dans le langage ordinaire,I)e tout ce qui éprouve une violente action du feu.Cette muraille a été calcinée par les flammes. |j Avecle pron. pers. Cette pierre s’est calcinée dans le feu.J| Calciné , ée. participe.
CALCUL, s. m. (Iat. calculas, calcul.) Supputa-tion, compte. Calcul exact, faux, différentiel, inté-gral, astronomique. |j De calcul fait, Tout biencompté, en comptant bien. || Calcul, fig., Moyensque l’on combine, mesures que l’on prépare pour lesuccès de quelque affaire. Se tromper dans son calcul.Cela n entre pas dans mon calcul. Les calculs de 1‘in-térêt, de Vambition, etc. |[ Calcul, en t. de méde-cine, Nom donné aux diverses espèces de concrétionspierreuses qui se forment dans le corps de l’homme,et dont les plus communes sont les Calculs biliaireset urinaires. || La maladie qui résulte de la présenced’un calcul dans les reins ou dans la vessie. VoyezPierre.
CALCULABLE, adj. des 2 genres. Qui peut se cal-culer.
CALCULATEUR, s. m. Celui qui s’occupe de cal-cul. || Adj., au fig. seulement. Esprit calculateur.
CALCULER, v. a. .Supputer, compter. || Neutral.Après avoir bien calculé , je trouve que le compte estjuste. || Calculer des tables astronomiques, Dresserdes tables propres à l’usage des astronomes. Calculerune éclipse, Déterminer par le calcul le temps et lescirconstances d’une éclipse. || Calculer , se dit Detoute opération de l’esprit qui a pour objet une com-binaison ou une appréciation quelconque. Calculerle# chances de succès, les événements, ses démarches .|| Bien calculer, mal calculer, Prendre bien, prendremal ses mesures. || Calculé , ée. participe.
CALCULEUX, EUSE. adj. t. de médec. Qui a rap-port aux calculs, et spécialement aux calculs de lavessie, jj Calculeux , se dit Des personnes qui ontune affection calculeuse, et peut alors s’employersuhstantiv.
CALE. s. f. (grec chalao, faire descendre.) t. demarine. La partie la plus basse dans l’intérieur d’unbâtiment. On mit les prisonniers à fond de cale. ||La partie d’un quai qui forme une pente douce jus-qu’au bord de l’eau, et qui facilite le chargement etle déchargement des bateaux. Cêtte cale est commode.|| Dans les chantiers de construction, Espace plan,in-cliné vers le rivage, sur lequel on construit ou l’onrépare les bâtiments, et d’où ils sont ensuite lancésà l’eau. Cale couverte. || Abri entre deux pointes deterre ou de rocher. Vieux: on dit, Une crique. ||Cale, Châtiment infligé à bord des vaisseaux, quiconsiste à suspendre un homme à la vergue du grandmât, et à le plonger plusieurs fois dans la mer. || Calesèche, Le meme châtiment *, mais le patient est arretédans sa chute, avant d’arriver à la mer. || Cale, Mor-ceau de bois, de pierre, etc., qu’011 place sous unobjet quelconque pour le mettre de niveau ou pourlui donner de l’assiette. Ce meuble vacillait, je l’aiassujetti avec une cale.
CALEBASSE, s. f. Nom qu’on donne aux fruits des
diverses espèces de courges, et de quelques autresplantes, lesquels ont à peu près la forme d’une bou-teille , et servent, lorsqu’on les a vidés et séchés, àcontenir des boissons, etc.
CALEBASSIER. s. m. Arbre de l’Amérique, dontle fruit, semblable à la courge, est un de ceux qu’onnomme Calebasses.
CALÈCHE, s. f. Voiture à ressorts, et à quatreroues, qui est fort légère et ordinairement décou-verte. Se promener, voyager en calèche. || AutrefoisCoiffure de femme qui se repliait sur ellc-mème.
CALEÇON, s. m. (ital. calzoni, culotte.) Vêtementqu’on met sous le pantalon ou la culotte, et qui cou-vre depuis la ceinture jusqu’aux genoux. Être en ca-leçon. Caleçon de nageur.
CALÉFACTION, s. f. ( lat. calefactio , même si-gnif.) I. didactique. Chaleur causée par l’action dufeu. Peu usité.
CALEMBOUR, s. m. (lat. cavillari in burris, plai-santer en niaiseries.) Mauvais jeu de mots fondé sur unesimilitude de sons, sans égards à l’orthographe. Fam.
CALEMBREDAINE, s. f. Bourde, vains propos,faux-fuyants. Fam.
CALENCAR. s. m. Toile peinte des Indes.
CALENDER. s. m. (O11 prononce l’R.) Nom decertains religieux turcs ou persans, la plupart vaga-bonds.
CALENDES, s. f. pl. (lat. calendœ , calendes.)Pre-mier jour de chaque mois chez les Romains. || Prov.et fig., Renvoyer aux calendes grecques, Remettreune chose à un temps qui ne viendra jamais : cela sedit parce que les Grecs n’avaient point de calendes. ||Calendes, Assemblées des curés de campague, con-voquées par l’ordre de l’évêque.
CALENDRIER, s. m. (lat. calendarium, calen-drier.) Livre ou tableau qui contient l’ordre et lasuite de tous les jours de l’année. || Vieux calendrier,Celui dont on se servait avaut la réformation qui enfut faite par le pape Grégoire XIII. Nouveau calen-drier, ou Calendrier grégorien, Celui qui est con-forme à la réformation faite par ce pape. || Calen-drier perpétuel , Suite de calendriers calculés sur lesdifférents jours où doit tomber la fête de Pâques. JEn botan., Calendrier de Flore, Table des diversesépoques de l’anuée où certaines plantes fleurissent.
CALENTURE. s. f. Maladie qui attaque souventles marins lorsqu’ils naviguent entre les deux tropi-ques, et qui cause un délire violent.
CALEPIN, s. m. Nom d’un vieux vocabulaire poly-glotte , composé par Ambroise Calepin. Tout recueilde mots, de notes, d’extraits, qu’uue personne com-pose pour son usage. Mettez cela sur votre calepin.
CALER, v. a. (grec chalao, abaisser.) Baisser. T.de marine, en parlant Des basses vergues, des mâtsde liuiie ou de perroquet. Caler une voile, une ver-gue, un mât. Caler à mi-màt. Caler tout bas. || Fig.et fam., Caler la voile, Se relâcher de ses préten-tions , se radoucir, parier avec moins de hauteur. Pop.et absol., Caler. Il fut obligé de caler. |j Caler, Mettrede niveau ou assujettir au moyen d une cale. Calerune poutre. || Caler, neutre, se dit D’un bâtimentdont la carène enfonce plus ou moins dans l’eau. Cenavire cale trop. || Calé, ée. participe.
CALFAT. s. m. î. de marine. Ouvrier qui calfateles bâtiments.
CALFATAGE, s. m. Action de calfater, ou L’ou-vrage même qui en résulte.
CALFATER, v. a. t. de marine. Bouclier avec del’étoupe les joints, les trous et les fentes d’un bâti-