BAI
BAISEMENT, s. m. Aclion de baiser. Il ne désigneguère que L’action de baiser les pieds du pape.
BAISER, v. a. Appliquer sa bouche sur le visage,sur les lèvres, sur quelque partie du corps d’une per-sonne, par amitié, par amour, par civilité, par res-pect. Baiser quelqu'un. Baiser à la bouche, à la joue,au front. Baiser La main d’une femme. j| Avec le pron.récipr. Des enfants qui se baisent, || II se dit, fig. etfam., De certaines choses qui se touchent, qui sonten contact. Deux arbres qui se baisent dans une char-mille. Deux pains qui se baisent dans le four. Un avaità son feu que deux pauvres tisons qui se baisaient. j|Baiser , se dit Des choses sur lesquelles on appliquela bouche en signe de vénération et de respect. Bai-ser la croix, des reliques, la terre, la mule au pape. ||Baiser la main, Porter sa main par respect près de sabouche, quand on veut présenter ou recevoir quel-que chose, ou quand on veut saluer quelqu’un. Ondit à un enfant, Saluez, baisez la main. || Prov., Vousdevriez baiser la trace de ses pas, chacun de ses pas,Il vous a rendu de très-grands services, vous lui de-vez beaucoup de reconnaissance. |] Fig. et fam .,Baiserles mains à quelqu'un, Lui faire ses compliments. ||Fam., Je vous baise les mains, se dit ironiquement,Pour témoigner à une personne qu’on n’approuvepoint ce qu’elle dit, ou qu’on ne veut pas faire cequ’elle demande. || Prov., fig. et pop., Baiser le culde la vieille, à certains jeux, Perdre sans prendre unpoint, sans gagner un jeu. || Baisé , ée. participe.
BAISER, s. m. Action de celui qui baise. Donner,rendre, recevoir, dérober un baiser. |* Baiser de paix,Baiser qui se donne et se reçoit en signe de récon-ciliation et de bonne intelligence. La cérémonie quise fait à la grand’messe, lorsque le célébrant et sesministres s’embrassent.Jj Prov. et fig., Baiser de Judas,Le baiser d'un traître.
BAISEUR, EUSE. adj. Qui se plaît à baiser. Fam.
BAISOTTER. v. a. Diminutif et fréquentatif deBaiser. Fam. || Baisotté , ée. participe.
BAISSE, s. f. ( grec basson, plus bas.) Diminutionde prix, de valeur. || Il se dit Des fonds publics, deseffets publics commerçables. La baisse des actions.Ces effets-là sont en baisse, jj Jouer à la baisse, Pro-mettre de livrer, au prix du cours actuel et à uneépoque déterminée, aes effets ou papiers de créditpublic , dans l’espoir de les racheter alors à un prixinférieur.
BAISSER, v. a. Abaisser, mettre plus bas. Baisserles glaces d’une voiture. Baisser pavillon, pour mar-quer qu’on se rend à Vennemi. Baisser la tête, lesépaules. || Diminuer la hauteur, rendre plus bas. Bais-ser une muraille, un toit, une maison, jj Fig. et fam.,Baisser le pavillon, baisser pavillon, baisser la lancedevant quelqu’un, Lui céder, lui déférer, jj Baisser lesyeux, Regarder en bas. || Baisser la voix, Parler pluslias. Baisser le ton, Parler d’un ton moins élevé,moins assuré ; fig., Être moins insolent, moins hau-tain , moins présomptueux, jj Baisser un instrumentde musique, Le mettre dans un ton plus bas. On ditde même : Baisser le ton de l’orchestre. || Fig. et fam.,Baisser l’oreille, Paraître découragé, mortifié de quel-que perte, de quelque mauvais succès. || En t. demanège, Baisser la main à un cheval, Pousser soncheval à toute bride. || Fig., Baisser le prix d’une mar-chandise, La vendre à meilleur marché. [{Baisser,avec le nron. pers., S’abaisser. Il faut se baisser pourentrer dans cette grotte, jj Prov. et ironiq., Il semblequ’il n’y ait qu’à se baisser et en prendre, se dit D’unechose qui paraît aisée, et qui ne l’est point. || Baisser,
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neutre, Aller en diminuant de hauteur. La rivièreest baissée. || Fig., Le jour baisse, Le jour diminue,la nuit commence à venir. Ce vieillard baisse, Ils’affaiblit tous les jours. Ce malade baisse, Son étatempire. Sa vue, son génie, son talent, son espritbaisse, Diminue, s’affaiblit. Ce vin baisse, Il perdde sa force, de son bouquet. Cette marchandisebaisse, les rentes, les fonds baissent, Us tombent, ilsdiminuent de prix, de valeur. || Baissé, ée. participe.|| Tête baissée, loc. adv. et fig. Eu parlant De ceuxqui s’exposent au péril hardiment, audacieusement.Il va au combat tête baissée. || Des personnes qui seportent à quelque chose avec ardeur, sans rien exa-miner, sans rien craiudre. Aussitôt qu’on lui eut pro-posé cette affaire, il y donna tête baissée, jj De ceuxqui donnent complètement dans un piège. Ce sot adonné tête baissée dans le piège.
BAISSIÈRE. s. f. Le reste du vin quand il approchede la lie.
BAISURE. s. f. (lat. basiare, baiser.) L’endroitpar lequel un pam en a touché un autre dans lefour.
BAJOIRE. s. f. Médaille ou monnaie empreintede deux têtes affrontées ou superposées. Il a vieilli.
BAJOUE, s. f. Partie de la tète du cochon, qui s’é-tend depuis l'œil jusqu'à la mâchoire.
BAL. s. m. (grec ballizo, danser.) Réunion, assem-blée où l’on danse. Donner un bal. Aller au bal. Ou-vrir le bal. Bal paré, masqué, jj La reine du bal, Cellepour qui on donne le bal, ou à qui on en fait les hon-neurs. jj Fig. et ironiq., Donner le bal à quelqu’un,Le maltraiter, jj Fig. et fam., Mettre le bal en train,Engager une affaire, une discussion ; élever une ques-tion qui agite et réveille les esprits. || En t. de jeu,
! Mettre une carte au bal, Jouer sur cette carte. Dansun sens analogue, C’est le bal de telle carte.
BALADIN, s. m. (ital. ballerino, danseur.) Autre-fois, Un danseur de théâtre. Aujourd’hui, Un farceur deplace ; et, dans la société, Unhomme qui, par des bouf-fonneries , s’efforce de faire rire. Fém., Une baladine.
BALADINAGE, s. m. Plaisanterie bouffonne et demauvais goût. Fam.
BALAFRE, s. f. Blessure longue, faite au visagepar une arme tranchante, jj Cicatrice qui reste quaudla blessure est guérie.
BALAFRER, v. a. Blesser en faisant une balafre. ||Balafré , ée. participe.
BALAI, s. nu (lat. betula, bouleau.) Ustensile quisert à nettoyer, à ôter les ordures, à les pousser hors dulieu où elles sont. Balai de bouleau, de genêt, de crin.|| Manche à balai, Bâton par lequel on tient le balai.jjDonner un coup de balai à une chambre, En ôter lesplus grosses ordures, la balayer vite et sans beaucoupde soin. || Prov. ci fig., Rôtir le balai, Passer sa vie,ou plusieurs années de sa vie, dans quelque emploide peu de considération. || Bâtir le balai, se dit D’unepersonne qui a vécu dans la galanterie, dans le dés-ordre. || Prov. et fig., Faire balai neuf, se dit Des do-mestiques qui servent bien dans les premiers jours deleur entrée en maison. Dans le même sens, C’est unbalai neuf, et II n’est rien tel que balai neuf, jj Balai ,en fauconnerie, La queue des oiseaux; et, en véne-rie, Le bout de la queue des chiens.
BALAIS, adj. m. Rubis balais, Sorte de rubis decouleur de vin paillet.
BALANCE, s. f. (lat. buanx, balance.) Instrumentdont on se sert pour peser: il est composé de deuxbassins ou plateaux suspendus à un fléau, et destinésà recevoir l’un le poids, l’autre l’objet que l’on veut