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1 (1847) Abrégé du dictionnaire de l'Academie française : d'après la dernieère édition ; contenant: tous les mots et définitions donnés par l'Academie ...
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et par ellipse, Vous men baillez dune belle, vousme la baillez belle, Vous voulez men faire accroire.|| Baillé, ée. participe.

BAILLERESSE, s. f. t. de pratiq. Celle qui baille àferme, qui passe un bail. Presque inusité.

BAILLET. adj. m. Il se dit Dun cheval qui a lepoil roux tirant sur te blanc.

BAILLEUL. s. m. Celui qui fait profession de re-mettre les membres démis, et de raccommoder les osrompus. Il vieillit.

BÂILLEUR, s. m. ( 'Onomatopée .) Celui qui bâille,qui est sujet à bâiller souvent.

BAILLEUR, s. m. terme de pratique. Celui quibaille à fenne ou à loyer; par opposition à Celuiqui prend une ferme, ou une maison à loyer, etquon appelle Preneur. Voyez Bailleresse. || Enterme de commerce, Bailleur de fonds, Celui quifournit de largent pour une enireprise, ou pourformer une maison en commandite. || Bailleur debourdes, Celui qui a l'habitude de dire, de conterdes choses fausses. Cette loc. A vieilli.

BAILLI, s. in. ( On écrivait autrefois, Bailli/.) Of-ficier royal dépée, au nom duquel la justice se ren-dait dans létendue dun certain ressort, et qui avaitdroit de commander la noblesse de son district, lors-quelle était convoquée pour larrière-ban. |] Officierroyal de robe longue, qui rendait la justice dans lé-tendue dun certain ressort, et dont les appellationsressortissaient immédiatement au parlement. || Offi-cier de robe longue, qui rendait la justice au nomdun seigneur. || Dans lordre de Malte, Chevalier re-vêtu dune dignité qui le met au-dessus des com-mandeurs, et qui lui donne le privilège de porterla grandcroix. || Bailli , dans quelques parties delAllemagne et en Suisse, Magistrats préposés à lexé-cution des lois.

BAILLIAGE, s. m. Tribunal composé de juges quirendaient la justice au nom du bailli, ou avec le bailli.|] Létendue de pays qui était sous la juridiction dunbailli. || Par extens., La maison dans laquelle le bailliou son lieutenant rendaient la justice. || Bailliage,dans quelques endroits de lAllemagne et en Suisse,Une partie de territoire dont ladministration est con-fiée à un bailli, à un grand bailli.

BAJLLIAGER, ÈRE. adj. Qui appartient , qui estpropre à un bailliage.

BAILLIVE. s. f. La femme dun bailli.

BAILLON, s. m. ( Onomatopée .) Morceau de bois,de fer, etc., quon met de force entre les mâchoiresdune personne pour lempêclier de parler et de crier,ou dans la gueule dun animal pour lempêcher demordre ou de faire du bruit. || Fig. et fam., Metfreun bâillon à quelquun, Lintimider, ou le gagner,et lempêcher ainsi de parler de quelque chose surquoi l'on veut quil se taise.

BÂILLONNER, v. a. Mettre un bâillon. Bâillon-ner une personne, un chien . jj Bâillonner une porte,La fermer en dehors avec une pièce de bois. [| Bâil-lonné , ée. participe.

BAIN. s. m. (grec balaneion, bain.) Immersion etséjour plus ou moins prolongé du corps dans leauou daDS quelque autre fluide, soit par amusement,soit pour cause de propreté ou de sauté. Leau , le li-quide dans lequel on se plonge. Bain de rivière, demer. Bain de lait, d eau minérale. Aller au bain. Pré-parer le bain. Se mettre dans le bain. On le dit quel-quefois en parlant Des animaux. Ce cheval a besoind un bain. |J Le bain est bon dans tel endroit, à telle

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époque du jour, de lannée, se dit par rapport au lieu,au temps lon peut se baigner commodément etagréablement dans la rivière. || Fam., Cette eau, cetteboisson est chaude comme bain, Elle nest pas assezfraîche. Fig. et pop., Cest un bain qui chauffe ,se dit Dun gros nuage qui menace de la pluie. || Bainlocal ou topique , Celui dans lequel on baigne linepartie malade, lœil, le bras, etc. || Bain de pieds,Celui lon ne baigne que les pieds. Demi-bain ,Celui lon ne se baigne que jusquà la ceinture.Bain de siège, Celui lon ne met que le milieu ducorps. || Bain de vapeurs, Celui quon prend en de-meurant exposé, dans un lieu clos, à des vapeurschaudes qui sexhalent dun liquide ou des paroismêmes du mur, dans les lieux se trouvent deseaux thermales. || Prendre un bain dair, Demeurernu exposé à laction de lair pendant la durée ordi-naire dun bain. || Bain de marc de raisin, de cen-dres, de sable, de boue, de bourbe, etc., Celui quiconsiste à se couvrir le corps de ces matières ou à syplonger. || Bain, Une baignoire. Remplir, vider lebain. On appelle de même, Bain de siège, bain depieds, Les petites baignoires lon prend le baiu desiège, le bain de pieds. Voyez Sabot. || Fond dtbain, Linge dont on revêt lintérieur dune baignoire,pour plus de propreté. || Bains, plur., Lappartementdestiné pour se baigner. Les bains du roi, ae la reine.Dans le même sens : La chambre du bain, lapparte-ment des bains ; la salle, le cabinet de bain. |j Toutétablissement public lon peut aller prendre desbains. || Il se dit Des eaux naturellement chaudes, lon va se baigner. Les bains de Bourbonne, deBagnères, du mont dOr, de Spa. || Lordre du Bain,Ordre de chevalerie en Angleterre, institué par Ri-chard IL || Bain, chez les teinturiers, Cuve il y ade leau et des drogues pour la teinture. || Bain , enchimie, Toute substance par lintermédiaire de la-quelle on chauffe un vase, pour opérer la digestionou la distillation de ce quil contient. On dit qu'ÎT»vase est au bain de vapeur, quand il est exposé à lavapeur de leau boitillante ; qui/ est au bain de sable,quand il est placé dans du sable que lon fait chauf-fer ; qu/l est au bain-marie, quand il est plongé dansleau chaude. Rectifier de lalcool au bain-marie,cest-à-dire, En mettant dans leau chaude le vasequi le contient. Dans le langage ordinaire : Fairecuire des œufs , faire chauffer un bouillon au bain-marie. Etc.

BAÏONNETTE, s. f. Arme pointue qui sajuste aubout du fusil, et que lon peut en retirer à \olonté.Croiser la baïonnette. Charger, enlever un poste à labaïonnette. Remettre la baïonnette dans le fourreau,ou simplement, Remettre la baïonnette. Fig., Vingtmille baïonnettes, cent mille, etc., pour dire, Vingtmille, cent mille hommes dinfanterie sous les armes,prêts à combattre.

BAÏOQUE. s. f. Petite monnaie des États romains,qui vaut un peu plus de cinq centimes de France.

BAIRAM ou BEIRAM. s. m. Fête solennelle chezles Turcs, à la fin du Ramadan, qui est le temps deleur jeûne.

BAISEMAIN, s. m. (lat. basiare, baiser, manus,main.) t. de féodalité. Hommage que le vassal ren-dait au seigneur du fief, en lui baisant la main. ||Cé-rémonie usitée dans quelques cours, et qui consisteà baiser la main du prince. || Baisemains, plur., Ci-vilités, compliments, recommandations. Peu usité. ||Fém. daus cette locution fam., À belles baisemains,Avec empressement et reconnaissance.