BAI
d’enlever, à la pointe d’un stylet, des anneaux quisont suspendus à un poteau fixe.
BAGUENAUDE, s. f. Fruit du baguenaudier,gousse qui a la forme d’une petite vessie pleine d’air,et qui éclate avec bruit lorsqu’on la presse entre lesdoigts.
BAGUENAUDER, v. n. S’amuser à des chosesvaines et frivoles, comme les enfants qui font claquerdes baguenaudes en les crevant. Fam.
BAGUENAUDIER. s. m. t. de botan. Plantesà fleurs papilionacées, qui sont de jolis arbrisseauxd’ornement, et qui ont pour fruits des baguenaudes.
BAGUENAUDIER. s. m. Celui qui baguenaude.Fam. || Jeu qui consiste à enfiler et à désenfiler desanueaux disposés de manière à ne pouvoir être pla-cés ou déplacés que dans un certain ordre.
BAGUER, v. a. t, de couturière et de tailleur. Ar-ranger les plis d’un habit, d’une robe, etc., et lesarrêter avec du fil ou de la soie. || Bagué,ée. parti-cipe.
BAGUES, s. f. pl. Bagages. Il ne s’emploie quedans cette phrase peu usitée, Sortir 'vie et baguessauves y Sortir d’une place de guerre avec permissiond’emporter sur soi tout ce qu’on peut. |l Fig. et fam.,Sortir 3 revenir bagues sauves, Sortir heureusementd’un danger
BAGUETTE, s. f. (lat. baculum, baguette.) Verge,houssine, bâton fort menu. Ce cheval obéit à la ba-guette. Baguette d'huissier.^ Fig. et fam., Commanderà la baguette, mener les gens à la baguette. Comman-der avec hauteur et dureté. Dans le sens contraire,Obéir à la baguette, se laisser mener à la baguette.^Baguette de fusée 'volante, Baguette qu’on attache àune fusée volante pour la faire monter en ligne droite.|| Baguette divinatoire, Branche de coudrier fourchue,avec laquelle certaines gens prétendent déconvrir lesmines, les sources d’eau, la trace d’un voleur, d’unassassin. || Baguette magique, La baguette avec la-quelle les magiciens et les fées sont censés faire leursenchantements. || Au théâtre, Les rôles à baguette,Les rôles de magicien et de magicienne. Dans unsens analogue, La baguette d’un escamoteur . || Ba-
f nette de fusil, de pistolet, Baguette de fer, deois, de baleine, ou d’autre matière, dont on sesert pour enfoncer et presser la charge qu’on metdans le canon de ces armes. || Baguettes de tam-bour, Les deux petits bâtons courts avec lesquels onbat la caisse. Dans un sens analogue, Des baguettesde timbale, de tympanon. }| Baguette, t. d’archit.,Petite moulure ronde en forme de baguette.
BAGUIER. s. m. (lat. bacca, perle.) Petit coffretpour serrer des bagues.
BAH. Interjection fam. qui marque l’étonnement,le doute, la négation, l’insouciance, etc. Bah! celan est pas possible.
BAHUT, s. m. ( Le T ne se prononce point.) Coffre,couvert ordinairement de cuir, et dont le couvercleest en voûte. Il est vieux. || En archit., Appui enbahut, Appui dont le haut est bombé comme le cou-vercle d’uu bahut.
BAHUTIER. s. m. Artisan qui fait des coffres etdes malles. || Prov., Il ressemble aux bahutiers, ilfaitplus de bruit que de besogne, se dit D’un homme quifait beaucoup de bruit et peu d’ouvrage.
BAI, IE. adj. (ital. haio , bai.) Qui est d’un rougebrun. En parlant De la couleur d’un cheval. Monterun cheval bai. || Subst. masc. Bai clair. Bai châtain.Bai brun. Elliptiq., Des chevaux bai clair, une jument
BAI 1 a 3
bai brun,, etc., c’est-à-dire, Dont le poil est d’unbai clair, etc.
BAIE. s. f. Petit golfe, dont l’entrée a moins delargeur que le milieu , et où les navires sont à l’abride certains vents. || Baie, en t. de maçonnerie, Ou-verture qu’on pratique dans un mur ou dans un assem-blage de charpente, pour faire une porte, une fe-nêtre, etc.
BAIE. s. f. Tromperie qu’on fait à quelqu’un pourse divertir. Fam., et il vieillit.
BAIE. s. f. (lat. bacca, baie.) t. de botan. Petitfruit mou et charnu, qui renferme des pépins ou depetits noyaux.
BAIGNER, v. a. (grec balaneion, bain.) Mettredans le bain, faire prendre un bain, des bains. Bai-gner un enfant, un chien. On dit de même: Baignerune partie malade. Se baigner les jyieds, les yeux,etc. ]| Avec le pron. pers. régime direct. Se baignerdans la rivière, à la mer. Faire baigner des chevaux,un chien. Dans cette dernière phrase, le pron. estsous-entendu. || Fig., Se baigner dans le sang, l'airemourir beaucoup de monde, par cruauté. || Baigner ,se dit Des mers, des rivières, etc., par rapport auxlieux qu’elles entourent ou qu’elles touchent. Le fleuvequi baigne ces murs. |l Par exagérât., Mouiller, arro-ser. Baigner son lit ae larmes. || Neutre, Être entiè-rement plongé et tremper plus ou moins longtempsdans un liquide. Il faut que ces herbes baignent dansVesprit-de^in. Ce malade ne changera de linge quequand il baignera dans sa sueur, jj Baigner dans sonsang, Perdre beaucoup de sang, en être couvert. |jBaigné, ée. participe. || Être baigné de sueur, Suerabondamment.
BAIGNEUR, EUSE. s. Qui se baigne. || Qui tientdes bains publics.
BAIGNOIRE, s. f. Vaisseau de métal, de pierre,de bois, de cuir verni, dans lequel on prend desbains. || Dans les salles de spectacle, Loges saillanteset arrondies en forme de baignoire.
BAIL. s. m. t. de jurisprudence. Contrat parlequel on donne à quelqu’un la jouissance d’unechose, moyeitnant un prix convenu, et pour untemps déterminé. Dans le langage ordinaire, il sedit Des propriétés rurales et des maisons. Bail àferme, à loyer, à cheptel, à vie, à rente, emphytéo-tique, sous seing privé. Faire, passer, rompre, rési-lier, renouveler un bail. || Fig. et fam., Cela n’est pasde mon bail, Je ne suis pas chargé de cela, ou Celaest arrivé dans un temps où je n’étais pas intéresséà la chose. Je n’ai pas fait de bail, Je n’ai pas con-tracté d’engagement formel à cet égard.
BAILE. s. m. Titre qu’on donnait autrefois à l’am-bassadeur de Venise près la Porte.
BAILLE, s. f. t. de marine. Demi-futaille à un fondet en forme de baquet, qui sert à divers usages surles bâtiments.
BÂILLEMENT, s. m. ( Onomatopée .) Action debâiller. || En gramm., L’effet que produit la rencontrede certaines voyelles, comme dans, Il alla à Amiens ,
BÂILLER, v. n. Faire involontairement, et enécartant les mâchoires, une inspiration lente et pro-fonde, suivie d’une expiration plus ou moins prolon-gée, quelquefois sonore. Bâiller d’ennui, de sommeil.|| Fig., S’entr’ouvrir, être mal joint. Une porte, unefenêtre qui bâille. || Cette étoffe , cette dentelle bâille,Elle n’est pas assez tendue.
BAILLER, v. a. terme de pratique. Donner,mettre en main, livrer. Bailler à ferme. Baillerpar contrat, par testament. Il vieillit. || Familièr.