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Expédier un travail à la liàte. Ce n est pas faire l'ou-trage que d'aller si vite, c est bâcler la besogne, jjBâclé, ée. participe. || Fig. et fam., Cela est bâclé,c'est une affaire bâclée, se dit D’un traité conclu,d’une affaire arrêtée.
BADAUD, AUDE. s. Qui passe son temps à re-garder niaisement tout ce qui lui semble extraordi-naire ou nouveau. C'est un vrai badaud , un francbadaud. Les badauds de Paris. Adj. C'est un hommetrès-badaud. Fam.
BADAUDER. v. n. Perdre le temps à regarder avecune curiosité niaise tout ce qui semble extraordinaireou nouveau. Fam.
BADAUDERIE. s. f. Action ou propos de badaud;puérilité, niaiserie. Fam.
BADERNE, s. f. t. de marine. Grosse tresse à trois,quatre et même cinq torons, qui sert principalementà garnir les endroits qu’on veut préserver du frotte-ment ou de l’humidité.
BADIANE, s. f. t. de botan. Genre de plantes, dontune espèce porte des fruits appelés Anis étoilés : cesfruits renferment des semences d’une odeur agréable,qui se communique aux aliments et aux liqueurs danslesquels on les fait entrer.
BADIGEON, s. m. Couleur en détrempe dont onpeint les murailles , et qui est ordinairement jaune ougrise.
BADIGEONNAGE, s. m. Action de badigeonner,ou L’ouvrage de celui qui a badigeonné.
BADIGEONNER, v. a. Peindre une muraille avecdu badigeon. || Badigeonné, ée. participe.
BADIGEONNEUR. s. m. Celui dont le métier estde badigeonner.
BADIN, INE. adj. Folâtre, enjoué; qui aime àrire, à plaisanter. || Il se dit Du ton, des manières,du style, etc. Air , ton , style badin. Épitre badine .|| Subst. C'est un badin.
BADINAGE, s. m. Action de badiner, de plaisan-ter. Un innocent badinage. Ceci n'est point un badi-nage. || Fam. , Ce n'est pour lui qu'un badinage, Cetravail lui coûte peu de peine.
BADINANT, s. m. Cheval surnuméraire dans unattelage. Il a vieilli.
BADINE, s. f. Baguette mince et souple qu’onporte en guise de canne, ou dont on se sert pourbattre les habits. [| Badines, plur., Pincettes fort lé-gères.
BADINER, v. n. Folâtrer, s’amuser, plaisanter;agir, parler ou écrire d’une manière enjouée. Il nefait que badiner. Il badine agréablement dans seslettres, dans la conversation. |j Fam., Il ne badinepas, se dit De quelqu’un qui est habituellement graveet sérieux, ou qui se montre fort sévère ; De quel-qu’un qui est susceptible, ombrageux, j] T. de ma-nège, Ce cheval badine avec son mors, Il joue avecson frein. || Badiner , se dit fig. Des parures légères,des ornements ajustés de manière à voltiger, à s’agi-ter au moindre vent. Cette draperie badine agréa-blement.
BADINERIE. s. f. Ce qu’on fait ou ce qu’on ditdans l'intention de badiner, de plaisanter. Fam. etpeu usité.
BAFOUER, v. a. (ital. beffare, bafouer.) Traiterquelqu’un avec une moquerie outrageante et dédai-gneuse. || Bafoué, ée. participe.
BÂFRE, s. f. (Onomatopée.) Repas abondant.[[L’ac-tion de manger. U est bas.
BÂFRER, v. n. Manger avidement et avec excès.
BAG
Il est bas, et se dit par mépris D’une personne quise livre gloutonnement aux plaisirs de la table.
BÂFREUR. s. m. Celui qui a l’habitude de mangeravec excès et gloutonnerie. Il est bas.
BAGAGE, s. f. Voyez Bagasse.
BAGAGE, s. m. ( ital. bagaglio, bagage.) Équipagede ceux qui sont en voyage ou a la guerre. Lorsqu’ils’agit D’une année, d’une troupe quelconque de gensen marche, on appelle Gros bagage, Celui qui nesaurait être transporté que par voiture, et Menu ba-gage, Celui qui peut être porté par des bêtes de som-me. Le bagage a un soldat, d'un cavalier. Cheval debagage. Les bagages de la cour, de Varmée, d'un régi-ment. Partir avec armes et bagages. j|Fam., Un mobi-lier de pauvres gens. || Fig. et fam., Plier bagage, trous-ser bagage , Déloger furtivement, s’enfuir. Plier ba-gage, Mourir.||Fig. et fam., Cet auteur naqu’un bienpetit bagage, qu'un mince bagage , Il a peu écrit, iln’a publié qu’un très-petit nombre d’ouvrages.
BAGARRE, s. f. Tumulte, grand bruit, encom-brement causé ordinairement par un embarras devoitures ou par une querelle. Se trouver dans unebagarre. Se tirer d’une bagarre. Fam. j| Fig. et fam.,Se tirer, se sauver de la bagarre , d'une bagarre , Sedémêler d’une situation embarrassante, s’échapper dumilieu d’un débat, d’une discussion fort animée.
BAGASSE. s. f. ( On écrit aussi quelquefois, Sa-gace. ) Canne à sucre qu’on a passée par le moulinpour en tirer le suc. || Tiges de la plante qui fournitî’indigo, quand on les retire de la cuve après la fer-mentation.
BAGASSE. s. f. Femme de mauvaise vie. Pop. etvieux.
BAGATELLE, s. f. (ital. bagattella, bagatelle.)Chose de peu de prix, et peu nécessaire. Il dépensetout son argent en bagatelles. |j Fig., Chose frivole etde peu d’importance. Il ne s’amuse qu'à des bagatelles.|| S'amuser à la bagatelle, S’occuper de toute autrechose que de ses devoirs. || Fam., Aimer la bagatelle,ne songer qu’à la bagatelle, N’être occupé que d’a-mourettes. || Bagatelle, par ext., Choses qui n’ontpas toute l’importance, toute la gravité qu’on leursuppose. Ils se sont brouillés pour une bagatelle. || I!s’emploie absol., et par forme d’exclamation, pourexprimer Le doute, l’incertitude, ou pour marquerle peu do cas que l’on fait d’une menace. Il prétendqu'on me fera un procès • bagatelle !
BAGNE, s. m. (ital. bagno, bagne.) Lieu où l’ontient des forçats à la chaîne, où l’on renferme les for-çats après le travail.
BAGUE, s. f. (lat. hacca, perle.) Anneau que l’onmet au doigt, et qui porte ordinairement une ou plu-sieurs pierres précieuses. || Pfov. et fig., C'est unebague au doigt , se dit D’une chose de prix dont onpeut toujours se défaire avec avantage. D’une place,d’un emploi qui donno peu de fatigue, peu d’occu-pation. || En jurispr., bagues et joyaux, Les pier-reries , perles et autres semblables objets de prix quiappartiennent à une femme mariée, et que son con-trat de mariage lui donne le droit de reprendre aprèsla mort de son mari. Celte loc. u’est plus guère em-ployée dans les contrats de mariage^|| Bague, L’anneauque l’on suspend a un poteau vers le bout d’une carrièreoù se font des courses, et que ceux qui courent tâchentd'enlever au passage avec le bout de la lance. Courreou courir la bague. Emporter la bague.\Jeu de bague,Machine tournant sur un pivot, à laquelle sont adap-tés des sièges et chevaux de bois, où se placent lesjoueurs; ceux-ci, en tournant avec la machine, lâchent