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ACACIA, s. m. (Mot lat.) Nom de deux espèces demimosa, qui croissent l’une en Égypte, l’autre au Sé-négal , et qui fournissent la gomme arabique el lagomme du Sénégal. Suc d'acacia. || Faux acacia, ouAcacia blanc, ou simplement, Acacia, Arbre d’a-grément , espèce de robinier à rameaux épineux, età Heurs blanches et odorantes disposées par bouquets.On appelle improprement Acacias, Quelques autresespèces de robiniers cultivés, tels que le Robinier àfleurs roses et le Robinier visqueux.
ACADÉMICIEN, s. m. (grec Acadèmia, Académie.)Philosophe de la secte de l’Académie. || Qui fait partied’une compagnie de gens de lettres, de savants oud’artistes, nommée Académie. Il a quelquefois unfém. L'Academie de peinture a nommé quelques fem-mes académiciennes.
ACADÉMIE, s. f. Jardin près d’Athènes, où s’as-semblaient quelques philosophes qui prirent de là lenom d’Académiciens. || La secte meme de ces philo-sophes. L’académie prétendait que... || Académie, parext., Compagnie de personnes qui se réunissent pours’occuper de belles-lettres, de sciences ou de beaux-ails. L ’ Académie de Marseille, de Caen, etc. jj Àbsol.,L’Académie française. Un discours de réception àl'Académie. Le Dictionnaire de VAcadémie. |j Aca-démie royale de musique, Le théâtre de l’Opéra àParis, ainsi dénommé dans les lettres patentes de sonétablissement. || Académie, Lieu où les jeunes gensapprennent l’équitation, et d’autres exercices du corps.A vieilli. || Il se disait Des écoliers même qui fréquen-taient une académie. || Faire son académie, Faire sesexercices à l’académie. Tenir académie, Avoir desécoliers pour leur enseigner l’équitation et divers au-tres exercices du corps. Ces loc. ont vieilli. || Acadé-mie, Lieu où l’on donne à jouer au public. Il a perduton argent dans une académie. Il y a un livre inti-tulé l’Académie des Jeux, qui donne les règles desjeux en usage. Ce sens vieillit; on dit, Maison dejeu. || Académie, Les divisions de l’université, deFrance, dont chacune est dirigée par un recteur.U académie de Paris, de Bordeaux, etc. || Il a, dansquelques pays, le même sensq’uUniver.sité. || Acadé-mie, t. de peint., Figure entière, peinte ou dessinéed’après un modèle nu, et qui n’est pas destinée à en-trer dans la composition d’un tableau.
ACADÉMIQUE, adj. des 2 genres. Qui appartientou qui convient à des académiciens, à un corps degens de lettres. Conférences, questions académiques.|| En parlant de l’Académie française. Discours, fau-teuil académique. Style académique. |j 11 se dit Despersonnes. C’est un sujet académique, C’est un hommequi, par ses talents, par ses ouvrages, mérite d’ètreélu membre de l’Académie.
ACADÉMIQUEMENT, adv. D’une manière acadé-mique.
ACADÉMISTE. s. m. Celui qui, dans une acadé-mie, apprend ses exercices, et surtout à monter àcheval. || Celui qui tient une académie, qui enseignel’équitation et d’autres exercices. U a vieilli dans lesdeux sens.
ACAGNARDER. v. a. (lat. canis, chien.) Accou-tumer quelqu’un à mener une vie obscure et fai-néante. Fam. [| Avec le pron. pers. S’acagnarderauprès du feu. || Acagicardé, ée. participe.
.ACAJOU, s. m. Arbre d’Amérique, dont le boisest blanc, et qui porte une noix en forme de rein,contenant une amande éinulsive ou savoureuse.|| Boisd’acajou, ou simplement, Acajou, Rois rougeâtreet susceptible d’un beau poli, qu’on emploie dans
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l’ébénisterie, la tabletterie, etc., fourni par un arbreappelé en botanique Mahogon. Meuble, secrétaired'acajou . Porte peinte en couleur d’acajou , enacajou.
ACANTHE, s. f. (grec acanthos, acanthe.) Planteà fleur labiée, dont l’espèce commune, vulgairementnommée Branche-ursine, est remarquable par sesbelles feuilles découpées, dont l’extrémité se recourbenaturellement, jj Ornement d’architecture imité de lafeuille d’acanthe.
ACARIATRE. adj. des 2 genres. ( lat. acer, âcre.)Qui est d’une humeur fâcheuse, aigre et criarde.Femme, enfant, humeur, esprit acariâtre „
ACATALEPSIE. s. f. (grec acatalàptos, inintelli-gible.) Il se disait de La doctrine de quelques philo-sophes anciens, qui n’admettaient aucune certitudedans les connaissances humaines.
ACATALEPTIQUE. adj. des 2 genres. Il se dilDes partisans de la doctrine philosophique appeléeAcalaiepsie, De cette doctrine môme, de ses prin-cipes.
ACAULE. adj. (grec acaulos, sans tige.) t. de bo-tanique. Il se dit Des plantes dont la tige est tellementcourte ou rabougrie, qu’elles semblent en être dépourvues.
ACCABLANT, ANTE. adj. Qui accable, ou quipeut accabler. || Il se dit, fîg., Des choses qui sontconsidérées comme un poids difficile à porter, souslequel on succombe. Malheur accablant. Nouvelle,déposition, preuve accablante. || Importun, incom-mode. Un homme accablant.
ACCABLEMENT, s. m. État d’une personne acca-blée par la maladie ou par l’alQiction. Accablementde corps, d'esprit. || Surcharge d’affaires. Il est dansun accablement d’affaires, qui lui laisse à peine letemps de respirer.
ACCABLER v. a. Abattre par la pesanteur, fairesuccomber sous le poids. Ils furent accablés Je lachute, par la chute d'une muraille. Dans le mêmesens, Être accablé par le nombre, par la multitudedes ennemis, Ne pouvoir résister au nombre, à lamultitude des ennemis. |j Par ext., Surcharger, excé-der les forces. Il portait un fardeau qui l'accablait. ||Il se dit, fig., De la plupart des choses considéréescomme un poids qui accable. Le travail, les affairesVaccablent. Ne vous laissez point accabler par ladouleur, par la tristesse. || Accabler quelqu’un de re-proches, d'injures, Lui faire de grands reproches, luidire beaucoup d’injures. || Accabler quelqu'un debiens, de grâces, de bienfaits, de présents, etc., Lecombler de biens, de grâces, etc. || Accabler, avecle pron. pers. Il ne faut pas s'accabler de travail. ||Accablé, ée. participe.
ACCAPAREMENT, s. m. (lat. apparare, apprê-ter.) Action d’accaparer, Le résultat de cette action.
ACCAPARER, v. a. Acheter ou arrher une quan-tité considérable d’une marchandise, pour la rendreplus chère en la rendant plus rare, et se faire ainsiseul le maître de la vente et du prix. Accaparer deshuiles, des laines, etc. j| Fig. et fam., Accaparer lesvoix, les suffrages, Se les assurer par des sollicita-tions, par la brigue, etc.|| Accaparé,ée. participe.
ACCAPAREUR, EUSE. s. Qui accapare.
ACCÉDER, v. n. (lat. accedere, se joindre.) En*trer dans les engagements contractés déjà par d’au-tres. J'accède aux stipulations que mes cohéritiersont consenties. Jj Accéder à une proposition, T adhé-rer, l’accepter.