ACC
ACCÉLÉRATEUR, TRICE. adj. (Iat. accelerare.,accélérer.) Qui accélère.
ACCÉLÉRATION, s. f. Augmentation de vitesse.Fig., Prompte expédition, prompte exécution. L’ac-célération des travaux.
ACCÉLÉRER, v. a. Hâter, augmenter la vitesse ,presser. Accélérer la marche d’une armée, la déci-sion d’une affaire. || Accéléré, ée. participe.
ACCENSES. s. m. pi. ( lat. accensi, accenses. )t. d’antiq. Officiers publics à Rome, qui avertissaientle peuple de s’assembler, introduisaient à l’audiencedu préteur, et marchaient devant le consul lorsqu’iln’avait point de faisceaux.
ACCENT, s. m. (lat. accentus, accent.) t. de gramm.Élévation ou abaissement de la voix sur certaines sylla-bes , modification de la voix dans la durée ou dans le tondes syllabes et des mots. || Aâcent grammatical ou pro-sodique, Celui dont la grammaire, dont la prosodie fixeles règles. Lorsqu’il s’agit seulement de L’élévation de lavoix sur une des syllabes du mot, on Je nomme Accenttonique. || Accent oratoire oupathétique, Celui qui con-vient à un orateur pour exprimer et exciter les affec-tions de l’âme. || Accent, absol., L’accent tonique,et Les syllabes mêmes sur lesquelles porte cet accent.
|| Accent, Le langage même. Les accents de la dou-leur , de la pitié, etc. Poétiq. : Les accents de sa'voix. || Accent, Inflexion de voix particulière à unenation, aux habitants de certaines provinces, ou auxpersonnes du peuple. Accent anglais, italien, nor-mand. || Absol., La prononciation des personnes deprovince, par opposition à Celle des gens instruits dela capitale. Il a perdu, conservé son accent. || Ac-cent, Petite marque qui se inet sur une syllabe, surune voyelle , soit pour indiquer l’accent tonique, soitpour faire connaître la prononciation de la voyelle,soit enfin pour distinguer le sens d’un mot d’avec ce-lui d’un autre mot qui s’écrit de même. Nous avonsen français trois accents : Y accent aiguf), X accentgrave ('), et l 'accent circonflexe (*). Ou met Y accentaigu sur un é, pour marquer que c’est un é fermé,comme dans Santé, charité. On met Y accent grave surun è, pour marquer que c’est un è ouvert, comme dansProcès, succès : on le met aussi sur à, préposition,pour le distinguer de a, troisième personne du sing.du présent de l’indic. du verbe Avoir : on le met éga-lement sur là , adverbe, pour le distinguer de la, ar-ticle, et sur ou, adverbe, pour le distinguer de ou,conjonction. On met un accent circonflexe sur lesvoyelles longues où il indique la suppression d’unevoyelle, comme dans Age, role( Aage, roole ), oucelle d’une .y, comme dans Tète, gîte (Teste, giste).
ACCENTUATION, s. f. Manière d’accentuer.
ACCENTUER, v. a. Marquer d’un accent. Il fautaccentuer cet e. Absol. Il ne sait pas accentuer. |jPrononcer suivant les véritables règles de l’accent to-nique , de la prosodie ; ou Augmenter les inflexionset les tons convenus de la voix, pour donner plus deforce à son langage. Cet acteur accentue parfaitement.|| Accentué, ée. participe. || Syllabe accentuée, Lasyllabe d’un mot sur laquelle porte l’accent tonique.|| Cette langue est fort accentuée, L’accent toniquey est très-sensible et très-varié.
ACCEPTABLE, adj. des 2 genres. (Iat. acceptare,accepter.) Qui peut, qui doit être accepté. Ces offressont acceptables.
ACCEPTATION, s. f. Action par laquelle on reçoitvolontairement ce qui est proposé, offert, ou donné.||T. de banque, Acceptation d’une lettre de change,
ACC
Promesse de la payer à son échéance. Voyez Ac-cepter.
ACCEPTER, v. a. Agréer ce qui est offert. Ac-cepter une donation, une offre, un emploi, une tu-telle. || T. de banque, Accepter une lettre de change,Prendre l’engagement de la payer à l’échéance, eumettait son nom au bas ou en travers du corps del’écriture, avec le mol Accepté. || Accepter un défi,S’engager à faire quelque chose dont on a été défié ;Promettre de se battre en duel avec celui par quil’on a été défié. || Accepter le combat, Témoigner pardes paroles, par des gestes, par sa contenance et sesdispositions, que l’on est prêt à soutenir l’attaque d’unennemi ou des ennemis. || J’en accepte l’augure , Jesouhaite que cela arrive comme on me le fait espé-rer. || Accepter , absol. Il vient d’être nommé àcette place, on ne sait s’il acceptera .|| Accepté, ée.participe.
ACCEPTEUR, s. m. t. de banque. Celui qui ac-cepte.
ACCEPTION, s. f. ( lat. acceptio, acception. )Égard, préférence. Acception de personnes, Égard,préférence qu’on a pour certaines personnes plutôtque pour d’autres. || Acception, t. de gramm., Signi-fication , sens dans lequel un mot se prend. Ce mot aplusieurs acceptions. Acception détournée, propre,figurée.
ACCÈS, s. m. (lat. accedere, approcher.) Abord.Dans les phrases où le lieu dont on parle est considérécomme étant de facile ou de difficile abord. Placede facile, de difficile accès. || Avoir accès, avoir unlibre accès auprès de quelqu’un, Avoir la facilité de luiparler, de l’entretenir. Dans un sens analogue, Cethomme est de facile, de difficile accès .|| Accès, se ditDe ce qui se pratique au conclave, lorsque daus lescrutin aucun cardinal n’ayant eu le nombre de voixrequises pour être élu pape, on fait un ballottageentre ceux qui ont été proposés au scrutin. Après lescrutin, on alla à l’accès. || Accès , en médecine,Certains phéuomènes morbides qui se montrent à desintervalles ordinairement réguliers, et spécialementCeux qui caractérisent les fièvres intermittentes. Avoirun accès de fièvre. Un accès avec des redoublements.|| Attaques de certaines maladies qui ont ordinaire-ment des retours et des redoublements, comme larage, la folie, la goutte, le mal caduc. Il est sujet àdes accès de folie, de goutte. || Accès, au sens mo-ral : Mouvement intérieur et passager en conséquenceduquel on agit. Il a des accès de dévotion, de libé-ralité, de colère.
ACCESSIBLE, adj. des 2 genres. Qui peut êtreabordé, dont on peut approcher. Il se dit Des lieuxet des personnes. Cette place n’est pas accessible.C’est un homme accessible à tout le monde.
ACCESSION, s. f. Consentement par lequel unepuissance entre dans un engagement déjà contractépar d’autres. Les puissances du Nord ont promis leuraccession à ce traité.\\ L’action par laquelle on adhèreà une chose, à un acte, à un contrat quelconque.Peu usité, || Accession, t. de jurisprudence, en par-lant Du droit que le propriétaire d’une chose mobi-lière ou immobilière a sur ce qu’elle produit ou surce qui s’y unit et s’y incorpore comme dépendance,comme accessoire. Des choses mêmes sur lesquellesce droit est exercé. Les fruits de la terre , les fruitscivils, le croit des animaux, appartiennent au pro-priétaire par droit d’accession.
ACCESSIT, s. m. ( Le T se prononce au singulieret au pluriel.) (Mot lat.) Il se dit d’Une distinction