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1 (1847) Abrégé du dictionnaire de l'Academie française : d'après la dernieère édition ; contenant: tous les mots et définitions donnés par l'Academie ...
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io ABS

la pénitence. Tout prêtre a pouvoir dabsoudre en casde mort. |] Absous , oute. participe.

ABSOUTE, s. f. t. de liturgie cathol. Absolutionpublique et solennelle qui se donne en général aupeuple, et dont la cérémonie se fait le jeudi saint aumatin, ou le mercredi au soir dans les cathédrales.Lévêque a fait la cérémonie de l'absoute.

ABSTÈME. s. des i genres, (lat. abstemius, ab-stème.) Qui ne boit point de vin. Peu usité.

ABSTENIR (S), v. pron. (lat. abstinere ^sabste-nir.) (Il se conjugue comme Se tenir.) Sempêcher defaire quelque chose, se priver de lusage de quelquechose. Sabstenir de boire, de manger, de jurer. Sabs-tenir de vin j de café, de liqueurs, || Absol. * Dans ledoute, abstiens-toi. || T- dejurispr., Ce juge s'abstientd'opiner, de juger, ou absolument, Il sabstient , Use récuse lui même; et, Cet héritier sest abstenu dela succession, U na point fait acte dhéritier.

ABSTENTION, s. f. t. de procéd. Acte par lequelun juge sabstient, se récuse lui-même.

ABSTERGENT, ENTE. adj. (lat. abstergere, ne t-toyer.) t. de médec. Il se dit Des remèdes extérieursqui servent à nettoyer les plaies, les ulcères. |) Subst.,Un bon abstergent. || Il se disait autrefois Des remèdesquon croyait propres à dissoudre certaines duretés,certains épaississements.

ABSTERGER. v. a. t. de ehirurg. Nettoyer. En par-lant Des plaies, des ulcères. || Abstergé , ée. participe.

ABSTERSIF, IVE. adj. t. de ehirurg. Propre ànettoyer. Voyez Abstergent, qui est plus usité.

ABSTERSION. s. f. t. de chir. Action dahsterger.

ABSTINENCE, s. f. (lal. abstinentia, abstinence.)Action de sabstenir. Vivre dans labstinence de tousles plaisirs. || Absol., en parlant Du boire et du man-ger. On lui faisait faire abstinence . [j II semploie, ence sens, au plur. Exténué de jeûnes et dabstinences.|| Chez les catholiques, Jours dabstinence, Ceuxlon doit sabstenir de manger de la viande, sans êtreobligé de jeûner.

ABSTINENT, ENTE. adj. Qui est modéré dans leboire et le manger. Peu usité.

ABSTRACTION, s. f. ( laf. abstractus, abstrait.)t. didact. Opération par laquelle lesprit considèreséparément des choses qui sont réellement unies. Con-sidérer une des qualités dun sujet, en faisant abs-traction de toutes les autres. || Abstraction , se ditDes idées générales, des propriétés, des qualités sépa-rées par lesprit des sujets auxquels elles sont unies.Humanité, blancheur, etc., sont des abstractions. ||U se dit, dans un sens défavorable, Des idées tropmétaphysiques, des idées théoriques auxquelles onsabandonne, sans égard aux difficultés que peut ren-contrer leur applicaiion. Cest un esprit chimériquequi se perd dans les abstractions. || Au plur., Préoc-cupation , rêverie qui empêche un homme de penseraux choses dont on lui parle, ou quil a sous lesyeux. Cet homme est dans des abstractions conti-nuelles.

ABSTRACTIVEMENT. adv. Par abstraction, dunemanière abstraite.

ABSTRAIRE, v. a. ( Il se conjugue comme Traire.)t. didact. Faire abstraction, considérer séparémentdes choses qui sont réellement et nécessairement unies.Abstraire laccident du sujet, de la substance. || Abs-trait, aite. participé. || Adj., en logique, Terme abs-trait, Terme qui désigne une qualité considérée touteseule, et séparée du sujet; par opposition à Terme con-cret. Rondeur, blancheur, sont des termes abstraits; et,Rond, blanc, unis à des noms de substances, comme

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Pain rond, vin blanc, sont des termes concrets. Dansun sens analogue, Une idée abstraite; subst., Labs-trait et le concret. ||En mathem., Nombre abstrait, Toutnombre que lon considère seulement comme une col-lection dunités, quelles que soient ces unités, et enfaisant abstraction de leur nature ; par opposition àNombre concret. || Adstrait, adj., Très-mélhaphysi-que, très-difficile à saisir, à pénétrer. Ce discours estabstrait. Ecrivain, philosophe abstrait. || Plongé dansla méditation ou dans la rêverie, nayant de penséeet dattention que pour lobjet intérieur qui occupe.On est abstrait pour être trop appliqué à une seulechose, et distrait par inapplication ou légèreté.

ABSTRUS, USE, adj. (lat. abstrusus, abstrus.)Qui est difficile à entendre, qui demande une ex-trême application pour être bien conçu. Il ne se ditque des sciences et du raisonnement. Sciences abstru-ses. Raisonnements abstrus. J|Il se dit Des écrivains,dans un sens défavorable. Ce philosophe ma parufore abstrus.

ABSURDE, adj. des 2 genres, (lat. absurdus, ab-surde.) Qui est évidemment contre la raison, contrele sens commun. Raisonnement, proposition, con-duite absurde. || U se dit De la personne qui parle ouagit absurdement. Un raisonneur absurde.] | Absurde,subst. masc., Absurdité. Tomber dans labsurde. ||Réduire un homme, son hommiTà labsurde, Le for-cer, dans la discussion, à se rendre ou à déraisonner.Réduire une opinion, un raisonnement à labsurde ,Montrer, prouver que le raisonnement ou la consé-quence en est absurde.

ABSURDEMENT, adv. Dune manière absurde.

ABSURDITÉ, s. f. Vice de ce qui est absurde. || Lachose même qui est absurde. Il nous a débité milleabsurdités. || Il se dît, par ext. f Des personnes. Il estdune absurdité rare.

ABUS. s. m. (lat. abuti, abuser.) Usage mauvais,excessif ou injuste de quelque chose. Abus de pou-voir, de confiance. j| Absol., Désordre, usage perni-cieux. Réformer, corriger, retrancher les abus, jj Appelcomme dabus, Appel interjeté dune sentence renduepar un juge ou supérieur ecclésiastique, quou pré-tend avoir excédé son pouvoir, ou avoir contrevenuaux lois du royaume. On dit de même, Le conseildÉtat a jugé quil y avait abus, U a jugé que lappelcomme dabus a été bien interjeté.|| Abus, Erreur.Vous comptez sur la justice des hommes ; abus. j[ Prov.,Le monde nest quabus et vanité.

ABUSER, v. a. Tromper. Abuser les esprits faibles.|| Abuser une fille, La séduire , la suborner. ||Abuser, avec le pron. pers., Se tromper. Ils se sontabusés. || Abuser, v. n. User mal, user autrementquon ne doit. Il abuse de son loisir, de son temps,de son crédit. || Abuser dune fille, En jouir sans lavoirépousée. || Abuser, t. de droit, Consommer, détruire.La propriété consiste dans le droit duser et dabuser.|| Abusé, ée. participe.

ABUSEUR. s. m. Celui qui abuse, qui trompe.Fam. et peu usité.

ABUSIF, IVE. adj. Qui est contraire aux règles,aux lois.

ABUSIVEMENT, adv. Dune manière abusive.

ABYME. s. m. Voyez Abîme.

ABYMER. v. a. Voyez Abîmer.

ACABIT, s. m. Qualité bonne ou mauvaise de cer-taines choses. Il se dit Des fruits et des légumes.Poires, haricots dun bon acabit, j] Fig. et fam., enparlant Des personnes. Cet homme est dun bonacabit .