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la pénitence. Tout prêtre a pouvoir d’absoudre en casde mort. |] Absous , oute. participe.
ABSOUTE, s. f. t. de liturgie cathol. Absolutionpublique et solennelle qui se donne en général aupeuple, et dont la cérémonie se fait le jeudi saint aumatin, ou le mercredi au soir dans les cathédrales.L’évêque a fait la cérémonie de l'absoute.
ABSTÈME. s. des i genres, (lat. abstemius, ab-stème.) Qui ne boit point de vin. Peu usité.
ABSTENIR (S’), v. pron. (lat. abstinere ^s’abste-nir.) (Il se conjugue comme Se tenir.) S’empêcher defaire quelque chose, se priver de l’usage de quelquechose. S’abstenir de boire, de manger, de jurer. S’abs-tenir de vin j de café, de liqueurs, || Absol. * Dans ledoute, abstiens-toi. || T- dejurispr., Ce juge s'abstientd'opiner, de juger, ou absolument, Il s’abstient , Use récuse lui même; et, Cet héritier s’est abstenu dela succession, U n’a point fait acte d’héritier.
ABSTENTION, s. f. t. de procéd. Acte par lequelun juge s’abstient, se récuse lui-même.
ABSTERGENT, ENTE. adj. (lat. abstergere, ne t-toyer.) t. de médec. Il se dit Des remèdes extérieursqui servent à nettoyer les plaies, les ulcères. |) Subst.,Un bon abstergent. || Il se disait autrefois Des remèdesqu’on croyait propres à dissoudre certaines duretés,certains épaississements.
ABSTERGER. v. a. t. de ehirurg. Nettoyer. En par-lant Des plaies, des ulcères. || Abstergé , ée. participe.
ABSTERSIF, IVE. adj. t. de ehirurg. Propre ànettoyer. Voyez Abstergent, qui est plus usité.
ABSTERSION. s. f. t. de chir. Action d’ahsterger.
ABSTINENCE, s. f. (lal. abstinentia, abstinence.)Action de s’abstenir. Vivre dans l’abstinence de tousles plaisirs. || Absol., en parlant Du boire et du man-ger. On lui faisait faire abstinence . [j II s’emploie, ence sens, au plur. Exténué de jeûnes et d’abstinences.|| Chez les catholiques, Jours d’abstinence, Ceux oùl’on doit s’abstenir de manger de la viande, sans êtreobligé de jeûner.
ABSTINENT, ENTE. adj. Qui est modéré dans leboire et le manger. Peu usité.
ABSTRACTION, s. f. ( laf. abstractus, abstrait.)t. didact. Opération par laquelle l’esprit considèreséparément des choses qui sont réellement unies. Con-sidérer une des qualités d’un sujet, en faisant abs-traction de toutes les autres. || Abstraction , se ditDes idées générales, des propriétés, des qualités sépa-rées par l’esprit des sujets auxquels elles sont unies.Humanité, blancheur, etc., sont des abstractions. ||U se dit, dans un sens défavorable, Des idées tropmétaphysiques, des idées théoriques auxquelles ons’abandonne, sans égard aux difficultés que peut ren-contrer leur applicaiion. C’est un esprit chimériquequi se perd dans les abstractions. || Au plur., Préoc-cupation , rêverie qui empêche un homme de penseraux choses dont on lui parle, ou qu’il a sous lesyeux. Cet homme est dans des abstractions conti-nuelles.
ABSTRACTIVEMENT. adv. Par abstraction, d’unemanière abstraite.
ABSTRAIRE, v. a. ( Il se conjugue comme Traire.)t. didact. Faire abstraction, considérer séparémentdes choses qui sont réellement et nécessairement unies.Abstraire l’accident du sujet, de la substance. || Abs-trait, aite. participé. || Adj., en logique, Terme abs-trait, Terme qui désigne une qualité considérée touteseule, et séparée du sujet; par opposition à Terme con-cret. Rondeur, blancheur, sont des termes abstraits; et,Rond, blanc, unis à des noms de substances, comme
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Pain rond, vin blanc, sont des termes concrets. Dansun sens analogue, Une idée abstraite; subst., L’abs-trait et le concret. ||En mathem., Nombre abstrait, Toutnombre que l’on considère seulement comme une col-lection d’unités, quelles que soient ces unités, et enfaisant abstraction de leur nature ; par opposition àNombre concret. || Adstrait, adj., Très-mélhaphysi-que, très-difficile à saisir, à pénétrer. Ce discours estabstrait. Ecrivain, philosophe abstrait. || Plongé dansla méditation ou dans la rêverie, n’ayant de penséeet d’attention que pour l’objet intérieur qui occupe.On est abstrait pour être trop appliqué à une seulechose, et distrait par inapplication ou légèreté.
ABSTRUS, USE, adj. (lat. abstrusus, abstrus.)Qui est difficile à entendre, qui demande une ex-trême application pour être bien conçu. Il ne se ditque des sciences et du raisonnement. Sciences abstru-ses. Raisonnements abstrus. J|Il se dit Des écrivains,dans un sens défavorable. Ce philosophe m’a parufore abstrus.
ABSURDE, adj. des 2 genres, (lat. absurdus, ab-surde.) Qui est évidemment contre la raison, contrele sens commun. Raisonnement, proposition, con-duite absurde. || U se dit De la personne qui parle ouagit absurdement. Un raisonneur absurde.] | Absurde,subst. masc., Absurdité. Tomber dans l’absurde. ||Réduire un homme, son hommiTà l’absurde, Le for-cer, dans la discussion, à se rendre ou à déraisonner.Réduire une opinion, un raisonnement à l’absurde ,Montrer, prouver que le raisonnement ou la consé-quence en est absurde.
ABSURDEMENT, adv. D’une manière absurde.
ABSURDITÉ, s. f. Vice de ce qui est absurde. || Lachose même qui est absurde. Il nous a débité milleabsurdités. || Il se dît, par ext. f Des personnes. Il estd’une absurdité rare.
ABUS. s. m. (lat. abuti, abuser.) Usage mauvais,excessif ou injuste de quelque chose. Abus de pou-voir, de confiance. j| Absol., Désordre, usage perni-cieux. Réformer, corriger, retrancher les abus, jj Appelcomme d’abus, Appel interjeté d’une sentence renduepar un juge ou supérieur ecclésiastique, qu’ou pré-tend avoir excédé son pouvoir, ou avoir contrevenuaux lois du royaume. On dit de même, Le conseild’État a jugé qu’il y avait abus, U a jugé que l’appelcomme d’abus a été bien interjeté.|| Abus, Erreur.Vous comptez sur la justice des hommes ; abus. j[ Prov.,Le monde n’est qu’abus et vanité.
ABUSER, v. a. Tromper. Abuser les esprits faibles.|| Abuser une fille, La séduire , la suborner. ||Abuser, avec le pron. pers., Se tromper. Ils se sontabusés. || Abuser, v. n. User mal, user autrementqu’on ne doit. Il abuse de son loisir, de son temps,de son crédit. || Abuser d’une fille, En jouir sans l’avoirépousée. || Abuser, t. de droit, Consommer, détruire.La propriété consiste dans le droit d’user et d’abuser.|| Abusé, ée. participe.
ABUSEUR. s. m. Celui qui abuse, qui trompe.Fam. et peu usité.
ABUSIF, IVE. adj. Qui est contraire aux règles,aux lois.
ABUSIVEMENT, adv. D’une manière abusive.
ABYME. s. m. Voyez Abîme.
ABYMER. v. a. Voyez Abîmer.
ACABIT, s. m. Qualité bonne ou mauvaise de cer-taines choses. Il se dit Des fruits et des légumes.Poires, haricots d’un bon acabit, j] Fig. et fam., enparlant Des personnes. Cet homme est d’un bonacabit .