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pas, Une raison ou un droit de plus ne peut nuiredans une affaire; L’observation d’une formalité nonprescrite, mais non défendue, n’empêche pas une pro-cédure d’ètre valide. || Fig., Abonder dans son sens,Être fort attaché à son opinion. Abonder dans le sensde quelqu'un, Parler d’une manière tout à fait con-forme à l’opinion de quelqu’un.
ABONNEMENT, s. m. Convention ou marché quise fait à un prix déterminé, inférieur au prix ordi-naire, et qu’on paye souvent d’avance, pour recevoirdes journaux, pour assister à des spectacles, pourprendre des repas, etc. Obtenir un abonnement avan-tageux. || Les abonnements sont suspendus, se dit Lors-que les personnes abonnées à un spectacle sont obli-gées de payer leurs places comme celles qui n’outpoint d’abonnement. || Abonnement, Convention àprix fixe pour l’acquittement d’une taxe, d’une rede-vance. Certains impôts s’acquittent par abonnement.
ABONNER, v. a. Contracter au nom d’un autre,et pour lui, l’engagement qu’on appelle Abonnement.Je vous ai abonné au journal. || Avec le prou. pers.,Faire un abonnement pour son propre compte. S’a-bonner à un journal. || Composer à un prix certaind’une taxe, d’une redevance casuelle. Il y a des villesoù les marchands de vin ont la faculté de s’abonner avecla régie, pour s’affranchir de l’exercice. || Abonné,ée. participe. [| Subst. Ce journal a beaucoup d’a-bonnés.
ABONNIR, v. a. (lat. bonus, bon.) Rendre bon,rendre meilleur. Les caves fraîches abonnissent le vin.|| Neutre, Devenir meilleur. Il n’abonnit point envieillissant. Fam. || Pronom. Ce vin s’abonnira dansla cave avec le temps. Cet emploi et le précédent vieil-lissent. || Abonni, ie. participe.
ABORD, s.m. (allem. bord, bord.) Accès. Les abordsd’une place de ^-werre.|| Lieu où les navires peuventmouiller. L’abord de cette côte est difficile. || L’actiond’aborder à une côte, dans un port. 1Vous, avons tentél’abord inutilement. || Fig. en parlant Des personnes donton s’approche, par rapport à l’accueil qu’elles font. Cettepersonne a l’abord facile, gracieux, rude. [| Abord,Affluence de personnes ou de choses qui arrivent ouque l’on apporte en quelque lieu. Vieux. || D’abord,
TOUT D’ABORD, AU PREMIER ABORD, DE PRIME ABORD,
dès d’abord. loc. adv. et fig. Dès le premier instant,sur-le-champ, au commencement, premièrement. D’a-bord il semble que cela soit vrai. Au premier abord,de prime abord, cette question paraît facile à résou-dre. || Je lui ai dit cela dès l’abord, En l’abordant,avant toute chose.
ABORDABLE, adj. des 2 genres. Qu’on peut abor-der. || Fig., Cet homme est très-abordable, n’est pasabordable, Il est de très-facile, de très-difficile accès.
ABORDAGE, s. m. Action d’aborder un vaisseau.En parlant Des combats de mer. Aller à l’abordage.Prendre un vaisseau à £ abordage. || Il se dit De deuxbâtiments qui viennent à s’entre-choquer. Les vais-seaux portent des feux la nuit pour éviter les abor-dages.
ABORDER, v. n. Arriver à bord, prendre terre.Aborder à la côte, dans une île. Dans un sens ana-logue, en t. de marine, Aborder à un bâtiment, Di-riger une embarcation de manière au’elle arrive àtoucher un bâtiment sans le heurter. j| Approcher. Ilse construit avec la préposition De. On ne. sauraitaborder de cette église. Cesens vieillit. || Aborder. v.a.Approcher, joindre. La chaloupe qu’on avait envoyée neput aborder notre vaisseau. || Aborder un vaisseauennemi, Y monter par force dans un combat. || Ador-
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der, se dit en parlant D’un choc accidentel entre deuxnavires, entre deux embarcations. Notre navireaborda malheureusement la frégate qui l’escortait. |jAborder, fig., Accoster quelqu’un, approcher dequelqu’un pour lui parler. Aborder quelqu’un dans larue . [J Fig., Aborder une question , une difficulté, etc.,Commencer à la discuter, à s’en occuper. || Ce sujet estdifficile à aborder; je n’ose aborder ce point, Ce sujet,ce point est délicat. !| Aborder , avec le pron. pers.Nous nous sommes abordés dans la rue. [[ Abordé , ée.participe.
ABORIGÈNES, s. m. pl. (lat. Aborigènes, mêmesignif.) Les premiers habitants, les naturels d’un pays,par opposition à Ceux qui sont venus s’y établir.
ABORNEMENT. s. m. Action d’ahorner, ou Le ré-sultat de cette action. Il a vieilli : on dit, Bornage.
ABORNER. v. a. Mettre des bornes à un terrain.Aborner un champ. Il a vieilli: on dit, Borner. ||àborné , ée. participe.
ABORTIF, IVE. adj. (lat. abortivus, abortif.) t. di-dactique. Avorté, qui est venu avant terme, qui n’apu acquérir son entier développement.
ABOUCHEMENT, s. m. (ital. boçca, bouche.) En-trevue de plusieurs personnes. Il vieillit. || Abou-chement, en t. d’anat., L’union, la jonction de deuxvaisseaux. Moins usité qu "'Anastomose. Dans les arts,L’abouchement de deux tubes, de deux tuyaux.
ABOUCHER, v. a. Faire trouver plusieurs per-sonnes dans un lieu, pour qu’elles confèrent en-semble. || Avec le pron. pers. S’aboucher avec quel-qu’un. || Il se dit, en anat., De deux vaisseaux qui seréunissent et se communiquent. || Abouché, ée. par-ticipe. || Deux tubes, deux tuyaux abouchés l’un àl’autre, Appliqués Pun à l'antre par leurs ouvertures.
ABOUT, s. m. L’extrémité par laquelle un morceaude bois de charpente ou de menuiserie est assembléavec un autre; Le bout par lequel une tringle ou untirant de fer se joint, se fixe à quelque chose.
ABOUTIR, v. n. Toucher par un bout. Ce champaboutit à un marais. || Aboutir , fig., en parlant D’uneaffaire, d’un raisonnement, d’une entreprise, Tendre,se terminer, avoir pour résultat. Tous ses desseinsaboutissent à cela. Cela ne peut aboutir à rien. ||Aboutir, se dit Des apostèmes, des abcès, lorsqu’ilsviennent à crever, et que le pus en sort. Un clou, unabcès qui aboutit. || Abouti , ie. participe.
ABOUTISSANT, ANTE. adj. Qui aboutit. |i Auplur. comme subst. Les tenants et aboutissants aunepièce de terre, d’un héritage, Les héritages ou piècesde ferre, etc., qui y sont adjacents, qui le bornentde divers côtés. || Fig., Savoir tous les tenants et abou-tissants d’une affaire, En bien connaître toutes lescirconstances et tous les détails.
ABOUTISSEMENT, s. m. Action d’aboutir. Se ditD’un abcès qui vient à crever. Il vieillit.
AB OVO. loc. adv. empruntée du latin. Dès l’ori-gine, dès le commencement. Prendre un fait, un récitab ovo.
ABOYANT, ANTE. adj. (grec boaô, crier.) Quiâboie.
ABOYER, v. n. (Il se conjugue comme Employer.)Japper. Il ne se dit au propre que D’un chien. Unchien qui aboie à la lune. || Prov. et fig., Tous leschiens qui aboient ne mordent pas, Les gens qui me-nacent ne sont pas toujours fort redoutables. || Prov.et fig., C’est aboyer à la lune, se dit en parlant D’unhomme qui crie inutilement contre un plus puissantijuelui. || Fig. et fam., Aboyer après quelque chose, Le dési-rer, le poursuivre ai^deminent. Ce sens vieillit. [| Aboyer ,