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1 (1847) Abrégé du dictionnaire de l'Academie française : d'après la dernieère édition ; contenant: tous les mots et définitions donnés par l'Academie ...
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rider ab intestat, succession ab intestat. Voyez In-testat.

AB IRATO. Locution latine. Par lin liomme' encolère. Une satire écrite ab irato. Testament ab irato.

ABJECT, ECTE. adj. (lat. objectas, abject.) Mé-prisable, bas, vil, dont on ne fait nulle estime. Homme,esprit vil et abject. Ame, créature, physionomie ab-jecte.

ABJECTION, s. f. Abaissement, état de méprisest une personne. Vivre dans Vabjection. || II se ditDe choses basses et méprisables. L'abjection de sessentiments, de ses mœurs, de sa conduite, de son lan-gage. || Rebut, dans cette phrase de lÉcriture sainte :L'opprobre des hommes, et labjection du peuple.

ABJURATION, s. f. (lat. abjurare, abjurer.) Ac-tion par laquelle on renonce à une religion, à unedoctrine, à des principes dont on reconnaît la fausseté.Il se dit De celui qui abjure, et De la chose quil ab-jure. Abjuration publique, solennelle.

ABJURER, v. a. Renoncer, par serment et actepublic, à une religion ou à une doctrine regardéecomme fausse. Abjurer son erreur. || Absol. Il abjuradans léglise de Notre-Dame. |j Fig., Renoncer à. Ab-jurer une opinion , un sentiment. Abjurer Aristote,Descartes, Abjurer la doctrine dAristote, de Des-cartes. || Abjuré, ée. participe.

ABLATIF, s. m. (lat. ablativus, ablatif.) t. degramm. Le sixième cas des déclinaisons latines. AblatiJsingulier, pluriel.

ABLATION, s. f. (lat. ablatio, ablation.) t. dechirurg. Action de retrancher une partie quelconquedu corps.

ABLATIVO. Terme adv. et pop. Ablativo tout enun tas, Tout ensemble, avec confusion et désordre.

ABLE. s. m., ou ABLETTE, s. f. (Iat. albus, blanc.)Petit poisson dont les écailles servent à faire lessencedOrienl, employée à la fabrication des fausses perles.

ABLEGAT. s. m. (lat. ab, par, legatus, envoyé.)Vicaire dun légat.

ABLERET. s. m. ( lat. albus, blanc.) t. de pèche.Filet carré attaché au bout dune perche, avec lequelon pèche des ables et dautres petits poissons,

ABLUER. v. a. (lat. abluere, laver.) Laver. Vieuxen ce sens. Ordinairement, Passer légèrement une li-queur préparée avec de la noix de galle sur du par-chemin ou du papier, pour faire revivre lécriture. ||Ablué, ée. participe.

ABLUTION, s. f. Action dabluer, de laver. Motconsacré aux cérémonies de la messe. Le vin que leprêtre prend après la communion, ainsi que le vin etleau quon verse sur ses doigts et dans le calice aprèsquil a communié. Avant , après lablution. || Pratiquecommandée par quelques religions, et qui consiste àse laver à des heures déterminées.

ABNÉGATION, s. f. (lat. abnegatio, abnégation.)t. de dévotion. Vabnégation de soi-même, Le renon-cement à soi-même, et le détachement de tout ce quina point rapport à Dieu. || Dans le langage ordinaire,Renoncement, sacrifice. Je fais abnégation de ma vo-lonté.

ABOI. s. m. (grec hoaô, crier.) Bruit que faitle chien en aboyant. Moins usité qu 'Aboiement. ||Abois, pîur., Lextrémité le cerf est réduit quandil est susses fins. Le cerf est aux abois, tient les abois.|| Fig., Etre aux abois, se dit Dune personne qui estprès de sa fin, près de mourir, ou Dune personne quia épuisé toutes ses ressources, qui est réduite à la der-nière extrémité. On dit aussi, Cette place, cette cita-

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délie est aux abois , Elle ne peut plus se défendre.Sa vertu est aux abois, Elle est bien près de suc-comber.

ABOIEMENT ou ABOÎMENT. s. m. Cri du chien.

ABOLIR, v. a. (lat. abolere, abolir.) Annuler,mettre hors dusage, mettre à néant. Les nouvellescoutumes ont aboli les anciennes. |j F.n t. dancien droitcriminel, Abolir un crime, En arrêter ou en interdirela poursuite judiciaire par un acte dautorité souve-raine. |j Abolir, arec le pron. pers., Cesser dêtre enusage. Cette coutume bizarre sest abolie delle-même.|| Tout crime sabolit au bout dun certain nombredannées, I! est couvert par la prescription, ut nepeut plus être poursuivi. || Aboli, ie. participe.

ABOLISSEMENT, s. m. Action dabolir.

ABOLITION, s. f. Anéantissement, extinctionopérée par un acte de la volonté législative, ou parla longue désuétude. Se dit Des lois, des coutumes,et des institutions. Abolition dune loi , dun culte su-perstitieux. |j Abolition, Pardon que le prince accor-dait dautorité absolue, pour un crime qui, par lesordonnances, nétait pas rémissible. Lettres d'aboli-tion. Abolition générale. On appelait Porteur dabo-lition, Celui qui avait obtenu une abolition.

ABOMINABLE, adj. des 2 genres, (lat. abomina-ri, détester.) Exécrable, détestable, qui est en hor-reur, qui mérite dêtre en horreur. Crime, homme,action abominable. |j II se dit, par exagérât., De toutce qui est très-mauvais en son genre. Comédie, mu-sique , odeur, temps abominable.

ABOMINABLEMENT, adv. Dune manière abomi-nable. || Par exagérât. Il chante, il écrit abominable-ment.

ABOMINATION, s. f. Détestation, exécration, jjCe qui est lobjet de labomination. Ce méchant hommeest U abomination de tout le monde. || Action abomi-nable; et, dans ce sens, il peut semployer au plur.Cest une abomination. Les abominations des gentils ,Le culte idolâtre des gentils, || Vabomination de ladésolation. Phrase tirée de lÉcriture sainte, et donton se sert pour exprimer Les plus grands excès delimpiété, la plus grande profanation.

ABONDAMMENT, adv. (lat. ahundantia, abon-dance.) En abondance. Ses larmes coulaient abondam-ment. || Amplement. Cela est abondamment expliqué.

ABONDANCE, s. f. Grande quantité. Avoir abon-dance de toutes choses. Une grande abondance depensées, de paroles. || Absol., en parlant Des biensde la terre et des choses nécessaires à la vie. Pays,année dabondance. Il vit dans labondance. || Parlerdabondance de cœur, Parler avec épanchement, avecune pleine confiance. Parler dabondance, Parler sanspréparation, ou Parler sans réciter de mémoire; et,Parler avec abondance, Parler avec facilité, sans sé-cheresse, sans chercher ses paroles. || Corne dabon-dance, Corne remplie de fruits et de fleurs, qui estle symbole de labondance. || Abondance , dans les col-lèges et les pensions, Mélange de peu de vin et debeaucoup deau, servant de boisson aux écoliers.

ABONDANT, ANTE. adj. Qui abonde. Maisonabondante en richesses. Il est abondant en paroles,en comparaisons. || Absol., Copieux, ample, riche.Récolte, nourriture, pluie abondante. Langue, ma-tière abondante. || Dabondant, loc. adv. De plus,outre cela. U a vieilli.

ABONDER, v. n. Avoir en grande quantité. Abon-der en richesses. Abonder en toutes choses. || Être engrande quantité. Le bien abonde dans cette maison.Il En jurispr., Ce qui abonde ne vicie pas, ou ne nuit