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rider ab intestat, succession ab intestat. Voyez In-testat.
AB IRATO. Locution latine. Par lin liomme' encolère. Une satire écrite ab irato. Testament ab irato.
ABJECT, ECTE. adj. (lat. objectas, abject.) Mé-prisable, bas, vil, dont on ne fait nulle estime. Homme,esprit vil et abject. Ame, créature, physionomie ab-jecte.
ABJECTION, s. f. Abaissement, état de mépris oùest une personne. Vivre dans Vabjection. || II se ditDe choses basses et méprisables. L'abjection de sessentiments, de ses mœurs, de sa conduite, de son lan-gage. || Rebut, dans cette phrase de l’Écriture sainte :L'opprobre des hommes, et l’abjection du peuple.
ABJURATION, s. f. (lat. abjurare, abjurer.) Ac-tion par laquelle on renonce à une religion, à unedoctrine, à des principes dont on reconnaît la fausseté.Il se dit De celui qui abjure, et De la chose qu’il ab-jure. Abjuration publique, solennelle.
ABJURER, v. a. Renoncer, par serment et actepublic, à une religion ou à une doctrine regardéecomme fausse. Abjurer son erreur. || Absol. Il abjuradans l’église de Notre-Dame. |j Fig., Renoncer à. Ab-jurer une opinion , un sentiment. Abjurer Aristote,Descartes, Abjurer la doctrine d’Aristote, de Des-cartes. || Abjuré, ée. participe.
ABLATIF, s. m. (lat. ablativus, ablatif.) t. degramm. Le sixième cas des déclinaisons latines. AblatiJsingulier, pluriel.
ABLATION, s. f. (lat. ablatio, ablation.) t. dechirurg. Action de retrancher une partie quelconquedu corps.
ABLATIVO. Terme adv. et pop. Ablativo tout enun tas, Tout ensemble, avec confusion et désordre.
ABLE. s. m., ou ABLETTE, s. f. (Iat. albus, blanc.)Petit poisson dont les écailles servent à faire l’essenced’Orienl, employée à la fabrication des fausses perles.
ABLEGAT. s. m. (lat. ab, par, legatus, envoyé.)Vicaire d’un légat.
ABLERET. s. m. ( lat. albus, blanc.) t. de pèche.Filet carré attaché au bout d’une perche, avec lequelon pèche des ables et d’autres petits poissons,
ABLUER. v. a. (lat. abluere, laver.) Laver. Vieuxen ce sens. Ordinairement, Passer légèrement une li-queur préparée avec de la noix de galle sur du par-chemin ou du papier, pour faire revivre l’écriture. ||Ablué, ée. participe.
ABLUTION, s. f. Action d’abluer, de laver. Motconsacré aux cérémonies de la messe. Le vin que leprêtre prend après la communion, ainsi que le vin etl’eau qu’on verse sur ses doigts et dans le calice aprèsqu’il a communié. Avant , après l’ablution. || Pratiquecommandée par quelques religions, et qui consiste àse laver à des heures déterminées.
ABNÉGATION, s. f. (lat. abnegatio, abnégation.)t. de dévotion. Vabnégation de soi-même, Le renon-cement à soi-même, et le détachement de tout ce quin’a point rapport à Dieu. || Dans le langage ordinaire,Renoncement, sacrifice. Je fais abnégation de ma vo-lonté.
ABOI. s. m. (grec hoaô, crier.) Bruit que faitle chien en aboyant. Moins usité qu 'Aboiement. ||Abois, pîur., L’extrémité où le cerf est réduit quandil est susses fins. Le cerf est aux abois, tient les abois.|| Fig., Etre aux abois, se dit D’une personne qui estprès de sa fin, près de mourir, ou D’une personne quia épuisé toutes ses ressources, qui est réduite à la der-nière extrémité. On dit aussi, Cette place, cette cita-
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délie est aux abois , Elle ne peut plus se défendre.Sa vertu est aux abois, Elle est bien près de suc-comber.
ABOIEMENT ou ABOÎMENT. s. m. Cri du chien.
ABOLIR, v. a. (lat. abolere, abolir.) Annuler,mettre hors d’usage, mettre à néant. Les nouvellescoutumes ont aboli les anciennes. |j F.n t. d’ancien droitcriminel, Abolir un crime, En arrêter ou en interdirela poursuite judiciaire par un acte d’autorité souve-raine. |j Abolir, arec le pron. pers., Cesser d’être enusage. Cette coutume bizarre s’est abolie d’elle-même.|| Tout crime s’abolit au bout d’un certain nombred’années, I! est couvert par la prescription, ut nepeut plus être poursuivi. || Aboli, ie. participe.
ABOLISSEMENT, s. m. Action d’abolir.
ABOLITION, s. f. Anéantissement, extinctionopérée par un acte de la volonté législative, ou parla longue désuétude. Se dit Des lois, des coutumes,et des institutions. Abolition d’une loi , d’un culte su-perstitieux. |j Abolition, Pardon que le prince accor-dait d’autorité absolue, pour un crime qui, par lesordonnances, n’était pas rémissible. Lettres d'aboli-tion. Abolition générale. On appelait Porteur d’abo-lition, Celui qui avait obtenu une abolition.
ABOMINABLE, adj. des 2 genres, (lat. abomina-ri, détester.) Exécrable, détestable, qui est en hor-reur, qui mérite d’être en horreur. Crime, homme,action abominable. |j II se dit, par exagérât., De toutce qui est très-mauvais en son genre. Comédie, mu-sique , odeur, temps abominable.
ABOMINABLEMENT, adv. D’une manière abomi-nable. || Par exagérât. Il chante, il écrit abominable-ment.
ABOMINATION, s. f. Détestation, exécration, jjCe qui est l’objet de l’abomination. Ce méchant hommeest U abomination de tout le monde. || Action abomi-nable; et, dans ce sens, il peut s’employer au plur.C’est une abomination. Les abominations des gentils ,Le culte idolâtre des gentils, || Vabomination de ladésolation. Phrase tirée de l’Écriture sainte, et donton se sert pour exprimer Les plus grands excès del’impiété, la plus grande profanation.
ABONDAMMENT, adv. (lat. ahundantia, abon-dance.) En abondance. Ses larmes coulaient abondam-ment. || Amplement. Cela est abondamment expliqué.
ABONDANCE, s. f. Grande quantité. Avoir abon-dance de toutes choses. Une grande abondance depensées, de paroles. || Absol., en parlant Des biensde la terre et des choses nécessaires à la vie. Pays,année d’abondance. Il vit dans l’abondance. || Parlerd’abondance de cœur, Parler avec épanchement, avecune pleine confiance. Parler d’abondance, Parler sanspréparation, ou Parler sans réciter de mémoire; et,Parler avec abondance, Parler avec facilité, sans sé-cheresse, sans chercher ses paroles. || Corne d’abon-dance, Corne remplie de fruits et de fleurs, qui estle symbole de l’abondance. || Abondance , dans les col-lèges et les pensions, Mélange de peu de vin et debeaucoup d’eau, servant de boisson aux écoliers.
ABONDANT, ANTE. adj. Qui abonde. Maisonabondante en richesses. Il est abondant en paroles,en comparaisons. || Absol., Copieux, ample, riche.Récolte, nourriture, pluie abondante. Langue, ma-tière abondante. || D’abondant, loc. adv. De plus,outre cela. U a vieilli.
ABONDER, v. n. Avoir en grande quantité. Abon-der en richesses. Abonder en toutes choses. || Être engrande quantité. Le bien abonde dans cette maison.Il En jurispr., Ce qui abonde ne vicie pas, ou ne nuit