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fig., Crier après quelqu’un, le presser, le poursuivred’une manière importune; dire du mal, avec achar-nement, d’une personne ou d’une chose. Tous sescréanciers aboient après lui. || Aboyé, ée. parlicipe.Il n’est guère en usage qu’au fig. Un débiteur aboyéde tous ses créanciers.
ABOYEUR. s. m. t. de chasse. Chien qui aboie àla vue du sanglier, sans en approcher. || Fig., Celui quidésire, qui poursuit avdemment une chose. A vieilli.}[ Celui qui fatigue par des criailleries importunes, pardes injures. Ce critique n’est qu’un aboyeur. Un mé-chant aboyeur. Fam. dans les deux acceptions.
ABRACADABRA- s. m. Mol auquel on attribuaitanciennement des vertus magiques; et qui, disait-on,guérissait la lièvre, lorsqu’on le portait autour du cou,écrit dans une certaine forme.
ABRAXAS. s. m. Pierre précieuse sur laquelleétaient gravés des caractères hiéroglyphiques, et qu’onportait comme un amulette.
ABRÉGÉ, s. m. (lat. breviare, abréger.) Écrit, dis-cours dans lequel on rend d’une manière courte, suc-cincte , ce qui est ou ce qui pourrait être plus étendu,plus développé. Abrégé de l’histoire romaine, dephysique, a astronomie, jj Par analogie, L’homme estun abrégé des merveilles de l’univers ; c’est un mondeabrégé t L’homme réunit en lui toutes sortes de dons,de facultés admirables. || En abrégé, loc. adv. Sommai-rement, en peu de paroles. || Par abréviation. Écrivezce mot en abrégé.
ABRÉGER, v. a. Rendre plus court. Les chagrinsont abrégé ses jours, jj Absoî. Prenez ce chemin, ilabrège. j| Abréger, Faire paraître moins long. La con-versation abrège le chemin, jj Abrégé , ée. participe.
ABREUVER, v. a. Faire boire. En parlant Desbêtes, et particulièrement Des chevaux. Abreuvez ceschevaux. || En parlant Des personnes, et ordinairementpar plaisanterie. J’ai abreuvé toute la troupe. || Fig.,La pluie a bien abreuvé les terres, Elle les a bien pé-nétrées, bien humectées. Ces prairies, ces plantes ontbesoin d'être abreuvées, Il faut qu’on les arrose. ||Fig., Abreuver quelqu’un de chagrins, de dégoûts,Lui donner beaucoup de chagrins, de dégoûts. ||Abreuver des tonneaux, des cuves, Les remplir d’eaupour s’assurer qu’ils ne coulent point. En t. de marine,Abreuver un 'vaisseau, j] Abreuver, en t. d’arts, Mettresur un fond poreux une couche d’huile, d’encollage,de couleur ou de vernis, pour en boucher les pores eten rendre la surface unie. j| Abreuver , avec le pron.pers., tant au propre qu’au fig. C’est dans cette mareque les bestiaux du village s’abreuvent. S'abreuver delarmes, Pleurer beaucoup. S'abreuver de fiel, Nourrirdes sentiments haineux. || Abreuvé, ée. participe.
ABREUVOIR, s. m. Lieu où l’on mène les chevauxet les bestiaux boire et se baigner. Mener les chevauxà l’abreuvoir. || Prov. et pop., Abreuvoir à mouches,Grande plaie à la tête ou au visage.
ABREVIATEUR. s. ni. (lat. breviare, abréger.)Auteur qui abrège l’ouvrage d’un autre.
* Abréviatif, ive. adj. Qui abrège, ou qui indiquel’abréviation.
ABRÉVIATION, s. f. Retranchement de lettresdans un mot, pour écrire plus vite, ou en moins d’es-pace. On écrit, par abréviation, M., M me , M lle , aulieu de Monsieur, Madame, Mademoiselle; S. M.,S. A. R., au lieu de Sa Majesté, Sou Altesse Royale;etc. || Certains signes destinés à représenter des mots.Les médecins emploient, dans leurs formules, diversesabréviations pour indiquer les poids, les mesures. lemode de préparation, etc.
ABS
ABRI. s. m. (lat. operire, couvrir.) Lieu où l’on peutse mettre à couvert du vent, de la pluie, de l’ardeur dusoleil, et des diverses incommodités du temps. Chercher,trouver un abri. || Cette rade est un bon abri, Lesvaisseaux y sont en sûreté contre le vent, contre latempête. j| Abri, en agriculture, Tout ce qui sert àgarantir, soit de l’action désastreuse des vents du nord,soit de la trop grande ardeur du soleil. Abris natu-rels, les montagnes, les forêts et les haies; artificiels,les murs et les paillassons. || En t. de guerre, Tout cequi met une troupe à couvert des projectiles de l’en-nemi. || Abri, fig., Quelque lieu que ce soit où l’onest en sûreté. La solitude est un abri contre les em-barras du monde. Il a trouvé un abri sûr auprès dece prince. J| À l’abri de. loc. prépositive, et quelque-fois adv. À couvert. 5e mettre à l'abri de la pluie, duvent, de la tempête. Fig., Se mettre à l'abri de la per-sécution, de la vexation. De a la signification deContre. || À l’abri, se dit De ce qui sert à mettre àcouvert. Être à l’abri d'un bois, à l’abri d’une mu-raille. Fig., Agir à l’abri de la faveur. De signifieSous. || En t. de marine, Être à l’abri d'une terre; semettre à l'abri sous le vent d’une île; etc.
ABRICOT, s. m. (ital. albicocca, abricot.) Fruità noyau, dont la chair et la peau tirent sur le jaune,jj Abricot-pêche, Abricot dont le goût se rapprochede celui de la pêche.
ABRICOTIER, s. m. Arbre de la famille des Rosa-cées, qui porte les abricots. Abricotier en espalier, enplein vent.
ABRITER, v. a. (lat. operire, couvrir.) Mettre àl’abri. || Avec le pron. personn. S’abriter derrière unmur . || Abrité, ée. participe.
ABROGATION, s. f. (lat. abrogare, abroger.) An-nulation , suppression d’une loi, d’une coutume, d’unusage, d’un rite, d’une cérémonie.
ABROGER, v. a. Rendre nul, abolir, mettre horsd’usage. En parlant De lois, de coutumes, de céré-monies. Abroger une loi, une coutume. [| Avec lepronom pers. Cette loi s’est abrogée d'elle-même. jjAbrogé, ée. participe.
ABROUTI,IE. adj. (grec brukô, ronger.) t. d’eauxet forêts. Il se dit Des bois dont les premières poussesont été broutées, mangées par le bétail, et qui sontmal venus.
ABRUPT, UPTE. adj. ( lat. abruptus, rompu.) Ilse dit Des terrains et des rochers bizarrement coupés,et comme s’ils avaient été rompus. || Il se dit figur.d’Un discours, d’un style rompu, sans liaison/ Peuusité.
ABRUPTO (EX). (Loc. lat.) Brusquement, sanspréparation, sans préambule. Parler ex abrupto. ||Exorde ex abrupto, Exorde vif, qui a du mouvement,de la passion.
ABRUTIR, v. a. (lat. brutus, brute.) Rendre stu-pide comme une bete brute. Le vin pris avec excèsabrutit les hommes. || Avec le pronom pers. Devenircomme une bête brute. Cet homme ^’o^/v/^Y.IJAbruti,ie. participe.
ABRUTISSANT, ANTE. adj. Qui abrutit, qui estpropre à abrutir.
ABRUTISSEMENT, s. m. L’état d’une personneabrutie.
ABSCISSE, s. f. ( lat. abscissus , divisé.) t. de ma-thém. L’une des deux coordonnées rectilignes parlesquelles on définit la position de chaque point d'unecourbe plane; l’autre s’appelle Ordonnée. || Axe desabscisses, axe des ordonnées, Droites indéfinies surlesquelles les abscisses et les ordonnées se mesurent à