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les inférieurs prennent quelque chose du ton, deshabitudes de leurs supérieurs. || Abbé, Tout hommequi porte un habit ecclésiastique. Un jeune abbé. Unabbé de cour .
ABBESSE, s. f. Supérieure d’un monastère de filles,qui a droit de porter la crosse.
A B C. s. m. (On prononce Abécé.) Petit livretcontenant l’alphabet et la combinaison des lettres,pour enseigner à lire aux enfants. Acheter un Abcpour un enfant. || Fig. et fam., Le commencementd’un art, d’une science, d’une affaire. I.’A b c desmathématiques, de la politique. |j N’en étf'e qu’à l’Ab c d’une science, d’un art , N’en avoir que les pre-mières notions. || Prov. et fig., Renvoyer quelqu’un àVA b c, Le traiter d’ignorant; et, Remettre quelqu’unà VA b c, Le ramener aux éléments, aux premiersprincipes d’un art, d’une science, etc.
ABCÉDER. v. n. ( lat. abscedere, s’en aller.) t. dechirurg. Se terminer par abcès.
ABCÈS, s. m. Apostème, amas de pus dans quel-que partie du corps.
ABCISSE. s. f. Voyez Abscisse.
ABDALAS. s. m. pl. Nom général que les Persansdonnent aux religieux, aux hommes que les Turcsappellent Derviches, et que les chrétiens nommentMoines.
ABDICATION, s. f. (lat. abdicare, abdiquer.) Ac-tion par laquelle on renonce volontairement à unedignité souveraine dont on est revêtu. Il se dit Decelui qui abdique, et De la chose abdiquée. || Abdi-cation , dans notre ancienne jurisprudence, L’actepar lequel un père privait son fils des droits que ce-lui-ci avait, à ce titre, dans sa succession.
ABDIQUER, v. a. Abandonner la possession d’unedignité souveraine, et y renoncer entièrement. Abdi-quer la royauté, la couronne. || Il se dit Des magis-trats de l’ancienne Rome. Abdiquer la dictature, leconsulat. || Par extens., Des principaux emplois etdes places éminentes. Ce général d'ordre a abdiqué.|| AbsoJ. Ce prince a abdiqué. |j Abdiqué , ée. par-ticipe.
ABDOMEN, s. m. (Mot latin.) (On fait sentir l’N.)t. d’anat. Le ventre. || En entomol., La partie posté-rieure du corps des insectes.
ABDOMINAL, ALE. adj. t. d’anat. Qui appartientà l’abdomen.
ABDUCTEUR, adj. m. (lat. abducere, écarter.) t.d’anat. U se dit De différents muscles dont la fonc-tion est d’écarter de l’axe du corps les parties aux-quelles ils sont attachés. || Subst. L abducteur de l'œil,de la cuisse.
ABDUCTION, s. f. t. d’anat. Action des musclesabducteurs.
ABÉCÉDAIRE, adj. des a genres. Qui concernel’alphabet Ordre abécédaire. || Ignorance abécédaire 3Ignorance complète, celle d’un homme qui n’a encorefait aucune étude. || Abécédaire, subst. masc., Un Ab c, un livre dans lequel on apprend à lire.
ABECQUER ou ABÉQUER. v. a. (ital. beâco,bec.) Donner la becquée à un jeune oiseau. Fam. ||Abecqué ou Abéqué, ée. participe.
A BÉE. s. f. (lat. abire, s’en aller.) Ouverture parlaquelle coule l’eau qui fait moudre un moulin.
ABEILLE, s. f, (lat. apis, abeille.) Insecte ailé,sorte de mouche qui produit la cire et le miel. Abeillessauvages, domestiques. Mère abeille, ou Abeille mère.Abeille ouvrière. L’aiguillon d’une abeille. Essaim,ruche d’abeilles.
ABERRATION, s. f. (lat. aberratio, aberration.)
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t. d’astron. Mouvement apparent observé dans lesastres, et qui résulte du mouvement de la lumièrecombiné avec celui de la terre. || Aberration, en t.d’optique, Dispersion qui s’opère entre les diversrayons lumineux émanés d’un môme point, lorsqu’ilsrencontrent des surfaces courbes qui les réfléchissentou les réfractent, de sorte qu’ils ne peuvent plus en-suite être concentrés exactement en un même foyer.|| Aberration, au sens moral, Écart d’imagination,erreur de jugement. Les aberrations de cet écrivainsont singulières. On dit de même, L’aberration dessens.
ABÊTIR, v. a. (lat. bestia , bête.) Rendre stupide.|| Neutre, Devenir bote. Fam. || Abêti, ie. participe.
AB HOC ET AB HÀC. (On fait sentir le T d’ET.)loc. adv. et fam. empruntée du latin. Confusément,sans ordre, sans raison. Il ne sait ce qu’il dit; ilparle, il raisonne ab hoc et ab hâc.
ABHORRER, v. a. (lat. abhorrere, abhorrer.)Avoir en horreur. Les honnêtes gens abhorrent lesfripons. || Avec le pron. pers. Il s’abhorre lui-même. ||Abhorré, ée. participe.
ABIGÉAT. s. m. (Iat. abigere, chasser.) t. d’anciendroit criminel. Délit de celui qui s’approprie les trou-peaux d’autrui, en les détournant dans les champs,dans les prairies.
ABÎME, s. m. (grec abyssos, abîme.) Gouffre très-profond. Sonder la profondeur d’un abîme. Tomberdans un abîme. || Poétiq. et en style soutenu, Lesabîmes de la mer, de la terre, Les immenses profon-deurs de la mer, de la terre. [| Prov. et fig., Un abîmeappelle un autre abîme, Un excès conduit à un autreexcès, un crime amène un autre crime. || Fig., Unabîme de malheur, un abîme de misère , Un extrêmemalheur, une extrême misère. || Fig., Être sur le bordde l’abîme, Être près de sa ruine, de sa perle. Creuserun abîme sous les pas de quelqu'un, Travailler à leperdre. || Abîme , fig., Choses qui entraînent à uneexcessive dépense, et qui sont capables de ruiner. Lejeu , les procès, les bâtiments sont des abîmes, j] Abîme,fig., Choses impénétrables à la raison, ou qui deman-dent une très-grande étude, qui sont très-difficiles àconnaître. L’infini, la métaphysique, le cœur del’homme est un abîme. j| Les secrets et les jugcmeulsde Dieu. Les jugements de Dieu sont des abîmes. ||Fig., C’est un abîme de science, C’est un homme ex-trêmement savant. || Abîme, dans le langage de l’Écri-ture , absol., L’enfer. Les anges rebelles ont été pré-cipités dans l’abîme.
ABÎMER, v. a. Renverser, précipiter dans un abîme.Un tremblement de terre 'vient d’abîmer plusieurs -vil-lages. || Fig., Perdre, ruiner entièrement. Des dé-penses excessives Vont abîme. || Fig. et par exagérât.,Gâter, endommager beaucoup. La pluie a abîmé monchapeau. Ce sens est fam. [| Abîmer, neutre, Tombersoudainement en état de destruction, en ruine totale.|| Fig., Périr. Dans cette acception et dans celle quiprécède, il a vieilli. [(Abîmer, avec le pron. pers.,Tomber dans un abîme, s’engloutir. Cette montagnes’est abîmée tout à coup. || Fig., S’abandonner telle-ment à quelque chose, qu’on ne songe à aucun autreobjet. S’abîmer dans ses pensées, dans sa douleur,dans la débauche. || Se ruiner, se perdre. Il s’est abîmépar son luxe. || Par exagérât, et fam., Se gâter, s’en-donnnager. Cette robe s’abîme à la poussière. || Abîmé ,ée. participe,
AB INTESTAT. Locution latine, usitée en jurispr.Hériter ab intestat, Hériter d’une personne qui n’apoint fait de testament. Dans un sens analogue, Ile-