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1 (1847) Abrégé du dictionnaire de l'Academie française : d'après la dernieère édition ; contenant: tous les mots et définitions donnés par l'Academie ...
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ABE

les inférieurs prennent quelque chose du ton, deshabitudes de leurs supérieurs. || Abbé, Tout hommequi porte un habit ecclésiastique. Un jeune abbé. Unabbé de cour .

ABBESSE, s. f. Supérieure dun monastère de filles,qui a droit de porter la crosse.

A B C. s. m. (On prononce Abécé.) Petit livretcontenant lalphabet et la combinaison des lettres,pour enseigner à lire aux enfants. Acheter un Abcpour un enfant. || Fig. et fam., Le commencementdun art, dune science, dune affaire. I.A b c desmathématiques, de la politique. |j Nen étf'e quà lAb c dune science, dun art , Nen avoir que les pre-mières notions. || Prov. et fig., Renvoyer quelquun àVA b c, Le traiter dignorant; et, Remettre quelquunà VA b c, Le ramener aux éléments, aux premiersprincipes dun art, dune science, etc.

ABCÉDER. v. n. ( lat. abscedere, sen aller.) t. dechirurg. Se terminer par abcès.

ABCÈS, s. m. Apostème, amas de pus dans quel-que partie du corps.

ABCISSE. s. f. Voyez Abscisse.

ABDALAS. s. m. pl. Nom général que les Persansdonnent aux religieux, aux hommes que les Turcsappellent Derviches, et que les chrétiens nommentMoines.

ABDICATION, s. f. (lat. abdicare, abdiquer.) Ac-tion par laquelle on renonce volontairement à unedignité souveraine dont on est revêtu. Il se dit Decelui qui abdique, et De la chose abdiquée. || Abdi-cation , dans notre ancienne jurisprudence, Lactepar lequel un père privait son fils des droits que ce-lui-ci avait, à ce titre, dans sa succession.

ABDIQUER, v. a. Abandonner la possession dunedignité souveraine, et y renoncer entièrement. Abdi-quer la royauté, la couronne. || Il se dit Des magis-trats de lancienne Rome. Abdiquer la dictature, leconsulat. || Par extens., Des principaux emplois etdes places éminentes. Ce général d'ordre a abdiqué.|| AbsoJ. Ce prince a abdiqué. |j Abdiqué , ée. par-ticipe.

ABDOMEN, s. m. (Mot latin.) (On fait sentir lN.)t. danat. Le ventre. || En entomol., La partie posté-rieure du corps des insectes.

ABDOMINAL, ALE. adj. t. danat. Qui appartientà labdomen.

ABDUCTEUR, adj. m. (lat. abducere, écarter.) t.danat. U se dit De différents muscles dont la fonc-tion est décarter de laxe du corps les parties aux-quelles ils sont attachés. || Subst. L abducteur de l'œil,de la cuisse.

ABDUCTION, s. f. t. danat. Action des musclesabducteurs.

ABÉCÉDAIRE, adj. des a genres. Qui concernelalphabet Ordre abécédaire. || Ignorance abécédaire 3Ignorance complète, celle dun homme qui na encorefait aucune étude. || Abécédaire, subst. masc., Un Ab c, un livre dans lequel on apprend à lire.

ABECQUER ou ABÉQUER. v. a. (ital. beâco,bec.) Donner la becquée à un jeune oiseau. Fam. ||Abecqué ou Abéqué, ée. participe.

A BÉE. s. f. (lat. abire, sen aller.) Ouverture parlaquelle coule leau qui fait moudre un moulin.

ABEILLE, s. f, (lat. apis, abeille.) Insecte ailé,sorte de mouche qui produit la cire et le miel. Abeillessauvages, domestiques. Mère abeille, ou Abeille mère.Abeille ouvrière. Laiguillon dune abeille. Essaim,ruche dabeilles.

ABERRATION, s. f. (lat. aberratio, aberration.)

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t. dastron. Mouvement apparent observé dans lesastres, et qui résulte du mouvement de la lumièrecombiné avec celui de la terre. || Aberration, en t.doptique, Dispersion qui sopère entre les diversrayons lumineux émanés dun môme point, lorsquilsrencontrent des surfaces courbes qui les réfléchissentou les réfractent, de sorte quils ne peuvent plus en-suite être concentrés exactement en un même foyer.|| Aberration, au sens moral, Écart dimagination,erreur de jugement. Les aberrations de cet écrivainsont singulières. On dit de même, Laberration dessens.

ABÊTIR, v. a. (lat. bestia , bête.) Rendre stupide.|| Neutre, Devenir bote. Fam. || Abêti, ie. participe.

AB HOC ET AB HÀC. (On fait sentir le T dET.)loc. adv. et fam. empruntée du latin. Confusément,sans ordre, sans raison. Il ne sait ce quil dit; ilparle, il raisonne ab hoc et ab hâc.

ABHORRER, v. a. (lat. abhorrere, abhorrer.)Avoir en horreur. Les honnêtes gens abhorrent lesfripons. || Avec le pron. pers. Il sabhorre lui-même. ||Abhorré, ée. participe.

ABIGÉAT. s. m. (Iat. abigere, chasser.) t. danciendroit criminel. Délit de celui qui sapproprie les trou-peaux dautrui, en les détournant dans les champs,dans les prairies.

ABÎME, s. m. (grec abyssos, abîme.) Gouffre très-profond. Sonder la profondeur dun abîme. Tomberdans un abîme. || Poétiq. et en style soutenu, Lesabîmes de la mer, de la terre, Les immenses profon-deurs de la mer, de la terre. [| Prov. et fig., Un abîmeappelle un autre abîme, Un excès conduit à un autreexcès, un crime amène un autre crime. || Fig., Unabîme de malheur, un abîme de misère , Un extrêmemalheur, une extrême misère. || Fig., Être sur le bordde labîme, Être près de sa ruine, de sa perle. Creuserun abîme sous les pas de quelqu'un, Travailler à leperdre. || Abîme , fig., Choses qui entraînent à uneexcessive dépense, et qui sont capables de ruiner. Lejeu , les procès, les bâtiments sont des abîmes, j] Abîme,fig., Choses impénétrables à la raison, ou qui deman-dent une très-grande étude, qui sont très-difficiles àconnaître. Linfini, la métaphysique, le cœur delhomme est un abîme. j| Les secrets et les jugcmeulsde Dieu. Les jugements de Dieu sont des abîmes. ||Fig., Cest un abîme de science, Cest un homme ex-trêmement savant. || Abîme, dans le langage de lÉcri-ture , absol., Lenfer. Les anges rebelles ont été pré-cipités dans labîme.

ABÎMER, v. a. Renverser, précipiter dans un abîme.Un tremblement de terre 'vient dabîmer plusieurs -vil-lages. || Fig., Perdre, ruiner entièrement. Des dé-penses excessives Vont abîme. || Fig. et par exagérât.,Gâter, endommager beaucoup. La pluie a abîmé monchapeau. Ce sens est fam. [| Abîmer, neutre, Tombersoudainement en état de destruction, en ruine totale.|| Fig., Périr. Dans cette acception et dans celle quiprécède, il a vieilli. [(Abîmer, avec le pron. pers.,Tomber dans un abîme, sengloutir. Cette montagnesest abîmée tout à coup. || Fig., Sabandonner telle-ment à quelque chose, quon ne songe à aucun autreobjet. Sabîmer dans ses pensées, dans sa douleur,dans la débauche. || Se ruiner, se perdre. Il sest abîmépar son luxe. || Par exagérât, et fam., Se gâter, sen-donnnager. Cette robe sabîme à la poussière. || Abîmé ,ée. participe,

AB INTESTAT. Locution latine, usitée en jurispr.Hériter ab intestat, Hériter dune personne qui napoint fait de testament. Dans un sens analogue, Ile-