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1 (1847) Abrégé du dictionnaire de l'Academie française : d'après la dernieère édition ; contenant: tous les mots et définitions donnés par l'Academie ...
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à tout le monde, se dit Dune femme qui se prosti-tue. Absol. Les mauvais exemples dune mère portentune fille à sabandonner. || Abandonner , avec le pron.per s., absol., Navoir plus confiance en soi, perdre cou-rage. Si lafortune vous abandonne, ne vous abandon-nez pas. || Se négliger dans son maintien, dans son ha-billement. Il sabandonne trop.^ Se laisser aller à desmouvements naturels. Ne vous raidissez pas, aban-donnez-vous. || Abandonné , ée. participe. || Prov.,Il faut être bien abandonné de Dieu et des hommespour faire telle chose, se dit Dune personne qui prendle plus mauvais parti, le plus contraire à ses intérêts,à ses goûts, à sa réputation. || Un enfant abandonné,Un enfant qui se trouve sans secours, loin de ses pa-rents. || Abandonné , subst., se dit dUn hommeperdu de libertinage et de débauche, dUne femmequi se prostitue. Cest un abandonné. Cest une aban-donnée. Plus usité en parlant Des femmes.

ABAQUE, s. m. (grec abax, table.) t. darchit. Lapartie supérieure du chapiteau des colonnes, sur la-quelle porte larchitrave. Autrement Tailloir.

ABASOURDIR, v.a. (lat. ab, de, surdus, sourd.)Étourdir, assourdir par un grand bruit. || Fig., Con-sterner, accabler. Fam. dans les deux sens. || Aba-sourdi, ie. participe.

ABATAGE, s. m. (lat. à, de, batuere, battre.) Ac-t ion dabattre les bois qui sont sur pied, de les couper ;ou Les fraisquece travail nécessite. j| Ent. de marine,Laction d'abattre un navire. j| L action de tuer, demettre à mort les chevaux, les bestiaux, etc.

ABÂTARDIR, v. a. (ital. bastardo, bâtard.) Fairedéchoir une chose de son état naturel, la faire dégéné-rer, laltérer. La mauvaise culture abâtardira cosplants. H Fig. Une longue servitude abâtardit le cou-rage. || Au propre et fig., avec le pron. pers. Cellerace sest abâtardie. Les plus heureux talents sabâ-tardissent dans loisiveté. || Abâtardi , ie. participe.

ABÂTARDISSEMENT, s. m. Altération dunerhose, déchet, diminution. Au propre et fig. Labâ-tardissement dune race danimaux. Vabâtardisse-ment des esprits.

ÀBATÉE. s. f. t. de marine. Mouvement horizon-tal de rotation par lequel lavant dun navire enpanne ou à la cape sécarte jusquà un certain pointde la ligne du vent, pour y revenir ensuite. Le na-vire est dans son abatée , a fait son abatée.

ABATIS. s. m. (lat. à, de, batuere, battre.) Quan-tité , amas de choses abattues, brisées, démolies, tellesque bois, arbres, pierres, maisons. Abatis de siège.On a fait un grand abatis de chênes dans cette forêt.|| Faire un grand abatis de gibier, En tuer beaucoup.|| Abatis, Les pattes, la tète, le cou, les ailerons,le foie et le gésier dune volaille. Dans le meme sensau plur. : Des abatis en ragoût.

ABAT-JOUR. s. m. Sorte de fenêtre dont lappuiest en talus, renversé en forme de trémie, afin quele jour qui vient den haut se communique plus ver-ticalement dans le lieu elle est pratiquée. Les croi-sées de cette prison sont garnies dabat-jour. Il neprend point dS au pluriel.

ABATTEMENT, s. m. Affaiblissement, dimi-nution de forces, ou de courage, dénergie. Ce ma-lade est bien mal, je le trouve dans un grand abat-tement. Son âme est dans labattement.

ABATTEUR. s. m. Celui qui abat. Ne se dit guèreabsol. Ce bûcheron est un grand abatteur de bois. ||Cest un grand abatteur de quilles, se dit Dun hommefort adroit au jeu de quilles. Fig. et fam., Dun hommequi a fait des choses difficiles, extraordinaires; plus

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ordinair., par ironie, Dun homme qui se vante deprouesses quil na pas faites.

ABATTOIR, s. m. Bâtiment Ton tue les bes-tiaux pour les boucheries.

ABATTRE, v. a. (U se conjugue comme Battre .)Mettre à bas, renverser à terre, faire tomber. Abattredes maisons, des murailles, des arbres. Abattre desquilles. La pluie abat la poussière. || En t. de marine,Abattre un navire, labattre en carène, Le mettresur le côté, pour travailler à la carène, ou à quelqueautre partie qui est ordinairement submergée. || Aujeu de trictrac, Abattre du bois, Jouer beaucoup dedames de la pile, afin de caser plus aisément. Au jeude quilles, Abattre bien des quilles. || Fig. et fam.,Abattre bien du bois, Expédier beaucoup daffairesen peu de temps. Abattre de la besogne. || Aux jeuxde cartes, Abattre son jeu, Le mettre sur la tablepour le montrer. Absol., Abattre. || Prov., Petitepluie abat grand vent, Ordinairement, quand il vientà pleuvoir, le vent sapaise. Fig., Peu de chose suffitquelquefois pour calmer une grande querelle. || Abat-tre , Assommer, tuer. Ce boucher abat bien desbœufs. || Abattre, fig., Affaiblir, diminuer, abais-ser, faire perdre les forces, le courage. Une fièvre con-tinue abat bien un homme. Ne vous laissez pas abattrepar la douleur. j| Abattre, avec le pron. pers. Cesdeux puissances font leurs efforts pour sabattre lunelautre. || U se dit Dun cheval à qui les pieds man-quent, et qui tombe tout dun coup. Son cheval sestabattu sous lui. || Dun oiseau qui fond, qui descendavec rapidité sur quelque chose. Lépervier sabattitsur sa proie. Dans le même sens, Un orage terribleva sabattre sur nous. || Le vent sabat, sest abattu,est abattu, Il sapaise, il sest apaisé, il est apaisé. ||Abattu, ue. participe. || Fig., Un visage abattu, Unvisage se peint rabattement.

ABATTURES. s. f. pl. t. de chasse. Fouluresquun cerf laisse dans les broussailles il a passé.

ABAT-VENT. s. m. Assemblage de petits auventsinclinés et parallèles, qui garantit du vent, de la neigeet de la pluie les ouvertures dune maison , dun clo-cher , etc., sans empêcher la circulation de lair : lesabat-vent des beffrois et des clochers servent en outreà rabattre le son des cloches, à le diriger en bas.Les persiennes sont des espèces dabat-vent. U neprend pas dS au pluriel.

ABAT-VOIX. s. m. Le dessus dune chaire à prê-cher, lequel sert à rabattre vers lauditoire la voix duprédicateur.

ABBATIAL, ALE. adj. (lat. ahbas, abbé.) (T seprononce comme C.) Appartenant à labbé ou à lab-besse , ou bien à labbaye.

ABBAYE, s. f. (On prononce Abéie.) Monastèredhommes, qui a pour supérieur un abbé, ou defilles, qui a pour supérieure une abbesse. || Bénéficeattaché au titre dabbé. || Abbaye en règle, Celle àlaquelle on ne peut nommer quun religieux. Abbayeen commende, Celle à laquelle on peut nommer unecclésiastique séculier. || Abbaye , Les bâtiments dumonastère. || Prov. et fig., Pour un moine labbayene faut pas, Quand plusieurs personnes ont fait quel-que partie ensemble, et quune delles manque à sytrouver, on ne laisse pas de faire ce qui avait étérésolu.

ABBÉ. s. m. Celui qui possède une abbaye. ||Prov.et fig., Nous lattendrons comme les moines fontlabbé, Sil narrive pas à lheure du dîner, nousnous mettrons à table sans lui. || Prov. et fig., Lemoine répond comme labbé chante, Ordinairement