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à tout le monde, se dit D’une femme qui se prosti-tue. Absol. Les mauvais exemples d’une mère portentune fille à s’abandonner. || Abandonner , avec le pron.per s., absol., N’avoir plus confiance en soi, perdre cou-rage. Si lafortune vous abandonne, ne vous abandon-nez pas. || Se négliger dans son maintien, dans son ha-billement. Il s’abandonne trop.^ Se laisser aller à desmouvements naturels. Ne vous raidissez pas, aban-donnez-vous. || Abandonné , ée. participe. || Prov.,Il faut être bien abandonné de Dieu et des hommespour faire telle chose, se dit D’une personne qui prendle plus mauvais parti, le plus contraire à ses intérêts,à ses goûts, à sa réputation. || Un enfant abandonné,Un enfant qui se trouve sans secours, loin de ses pa-rents. || Abandonné , subst., se dit d’Un hommeperdu de libertinage et de débauche, d’Une femmequi se prostitue. C’est un abandonné. C’est une aban-donnée. Plus usité en parlant Des femmes.
ABAQUE, s. m. (grec abax, table.) t. d’archit. Lapartie supérieure du chapiteau des colonnes, sur la-quelle porte l’architrave. Autrement Tailloir.
ABASOURDIR, v.a. (lat. ab, de, surdus, sourd.)Étourdir, assourdir par un grand bruit. || Fig., Con-sterner, accabler. Fam. dans les deux sens. || Aba-sourdi, ie. participe.
ABATAGE, s. m. (lat. à, de, batuere, battre.) Ac-t ion d’abattre les bois qui sont sur pied, de les couper ;ou Les fraisquece travail nécessite. j| Ent. de marine,L’action d'abattre un navire. j| L action de tuer, demettre à mort les chevaux, les bestiaux, etc.
ABÂTARDIR, v. a. (ital. bastardo, bâtard.) Fairedéchoir une chose de son état naturel, la faire dégéné-rer, l’altérer. La mauvaise culture abâtardira cosplants. H Fig. Une longue servitude abâtardit le cou-rage. || Au propre et fig., avec le pron. pers. Cellerace s’est abâtardie. Les plus heureux talents s’abâ-tardissent dans l’oisiveté. || Abâtardi , ie. participe.
ABÂTARDISSEMENT, s. m. Altération d’unerhose, déchet, diminution. Au propre et fig. L’abâ-tardissement d’une race d’animaux. Vabâtardisse-ment des esprits.
ÀBATÉE. s. f. t. de marine. Mouvement horizon-tal de rotation par lequel l’avant d’un navire enpanne ou à la cape s’écarte jusqu’à un certain pointde la ligne du vent, pour y revenir ensuite. Le na-vire est dans son abatée , a fait son abatée.
ABATIS. s. m. (lat. à, de, batuere, battre.) Quan-tité , amas de choses abattues, brisées, démolies, tellesque bois, arbres, pierres, maisons. Abatis de siège.On a fait un grand abatis de chênes dans cette forêt.|| Faire un grand abatis de gibier, En tuer beaucoup.|| Abatis, Les pattes, la tète, le cou, les ailerons,le foie et le gésier d’une volaille. Dans le meme sensau plur. : Des abatis en ragoût.
ABAT-JOUR. s. m. Sorte de fenêtre dont l’appuiest en talus, renversé en forme de trémie, afin quele jour qui vient d’en haut se communique plus ver-ticalement dans le lieu où elle est pratiquée. Les croi-sées de cette prison sont garnies d’abat-jour. Il neprend point d’S au pluriel.
ABATTEMENT, s. m. Affaiblissement, dimi-nution de forces, ou de courage, d’énergie. Ce ma-lade est bien mal, je le trouve dans un grand abat-tement. Son âme est dans l’abattement.
ABATTEUR. s. m. Celui qui abat. Ne se dit guèreabsol. Ce bûcheron est un grand abatteur de bois. ||C’est un grand abatteur de quilles, se dit D’un hommefort adroit au jeu de quilles. Fig. et fam., D’un hommequi a fait des choses difficiles, extraordinaires; plus
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ordinair., par ironie, D’un homme qui se vante deprouesses qu’il n’a pas faites.
ABATTOIR, s. m. Bâtiment où Ton tue les bes-tiaux pour les boucheries.
ABATTRE, v. a. (U se conjugue comme Battre .)Mettre à bas, renverser à terre, faire tomber. Abattredes maisons, des murailles, des arbres. Abattre desquilles. La pluie abat la poussière. || En t. de marine,Abattre un navire, l’abattre en carène, Le mettresur le côté, pour travailler à la carène, ou à quelqueautre partie qui est ordinairement submergée. || Aujeu de trictrac, Abattre du bois, Jouer beaucoup dedames de la pile, afin de caser plus aisément. Au jeude quilles, Abattre bien des quilles. || Fig. et fam.,Abattre bien du bois, Expédier beaucoup d’affairesen peu de temps. Abattre de la besogne. || Aux jeuxde cartes, Abattre son jeu, Le mettre sur la tablepour le montrer. Absol., Abattre. || Prov., Petitepluie abat grand vent, Ordinairement, quand il vientà pleuvoir, le vent s’apaise. Fig., Peu de chose suffitquelquefois pour calmer une grande querelle. || Abat-tre , Assommer, tuer. Ce boucher abat bien desbœufs. || Abattre, fig., Affaiblir, diminuer, abais-ser, faire perdre les forces, le courage. Une fièvre con-tinue abat bien un homme. Ne vous laissez pas abattrepar la douleur. j| Abattre, avec le pron. pers. Cesdeux puissances font leurs efforts pour s’abattre l’unel’autre. || U se dit D’un cheval à qui les pieds man-quent, et qui tombe tout d’un coup. Son cheval s’estabattu sous lui. || D’un oiseau qui fond, qui descendavec rapidité sur quelque chose. L’épervier s’abattitsur sa proie. Dans le même sens, Un orage terribleva s’abattre sur nous. || Le vent s’abat, s’est abattu,est abattu, Il s’apaise, il s’est apaisé, il est apaisé. ||Abattu, ue. participe. || Fig., Un visage abattu, Unvisage où se peint rabattement.
ABATTURES. s. f. pl. t. de chasse. Fouluresqu’un cerf laisse dans les broussailles où il a passé.
ABAT-VENT. s. m. Assemblage de petits auventsinclinés et parallèles, qui garantit du vent, de la neigeet de la pluie les ouvertures d’une maison , d’un clo-cher , etc., sans empêcher la circulation de l’air : lesabat-vent des beffrois et des clochers servent en outreà rabattre le son des cloches, à le diriger en bas.Les persiennes sont des espèces d’abat-vent. U neprend pas d’S au pluriel.
ABAT-VOIX. s. m. Le dessus d’une chaire à prê-cher, lequel sert à rabattre vers l’auditoire la voix duprédicateur.
ABBATIAL, ALE. adj. (lat. ahbas, abbé.) (T seprononce comme C.) Appartenant à l’abbé ou à l’ab-besse , ou bien à l’abbaye.
ABBAYE, s. f. (On prononce Abéie.) Monastèred’hommes, qui a pour supérieur un abbé, ou defilles, qui a pour supérieure une abbesse. || Bénéficeattaché au titre d’abbé. || Abbaye en règle, Celle àlaquelle on ne peut nommer qu’un religieux. Abbayeen commende, Celle à laquelle on peut nommer unecclésiastique séculier. || Abbaye , Les bâtiments dumonastère. || Prov. et fig., Pour un moine l’abbayene faut pas, Quand plusieurs personnes ont fait quel-que partie ensemble, et qu’une d’elles manque à s’ytrouver, on ne laisse pas de faire ce qui avait étérésolu.
ABBÉ. s. m. Celui qui possède une abbaye. ||Prov.et fig., Nous l’attendrons comme les moines fontl’abbé, S’il n’arrive pas à l’heure du dîner, nousnous mettrons à table sans lui. || Prov. et fig., Lemoine répond comme l’abbé chante, Ordinairement