EXTRAITS DU DICTIONNAIRE DE L’ACADEMIE. xxxiij
Pro. Préposition empruntée du latin, qui entre dans la composition de certains mots, pour indiquerqu'une personne, qu’une chose tient la place d’une autre : Proconsul , pronom.
Rc. Particule qui entre dans la composition de plusieurs mots et qui indique un'sens contraire, ouitératif, ou augmentatif, tels que Repousser, réagir, etc.; Redire, refaire , etc.; Relâcher , rétrécir, etc.Elle prend quelquefois l’accent aigu. On peut donner à beaucoup de verbes, surtout dans le langagefamilier, un sens itératif, en les faisant précéder de cette particule. Rehroyer, recarreler, regreffer, etc.
Sym ou syn. Particule empruntée du grec syn, servant à former plusieurs mots qui indiquent confor-mité, rapport, entre des objets de même nature; Sympathie, synonyme, etc.; quelquefois on supprimeŸm ou Vn .* Symétrie.
Trans. Particule empruntée du latin, qui entre dans la composition de plusieurs mots pour ajouter àleur signification naturelle celle de Au delà, à travers, entre : Transcendant, transparent, trans-alpin , etc.
Très. Particule qui marque le superlatif absolu, et qui se joint à un adjectif, à un participe, ou àun adverbe. Très-bon , très-connu, très-bien.
Tri. Particule empruntée de l’adjectif latin très, qui sert à composer plusieurs mots , pour indiquer laréunion des trois qualités ou attributs de même nature dans un même sujet ; Triangle, tricolore, etc.—Quelquefois l’f se change en é fermé : Trépied, tré-sept.
CHAPITRE XII.
DE LA PONCTUATION,
La ponctuation est l’art de ponctuer.
Ponctuer , c’est mettre des points et des virgules pour distinguer les phrases et les différents membresdont elles sont composées ; Ce livre est mal ponctué. Absol. Il ne sait pas ponctuer.
Le point est un Signe qu’on emploie à différents usages dans l’écriture. On met un point (. ) à la find’une phrase dont le sens est indépendant de celle qui la suit; deux points (:) à la fin d’une propositiondont la suivante est la confirmation ; point et virgule (; ) à la fin d’une proposition à laquelle la suivante arapport, mais sans une liaison nécessaire; point interrogant ou d 'interrogation ( P') à la fin d’une phraseinterrogative \ point admiratif, ou etadmiration, d'exclamation ( ! ), à la fin d’une phrase qui exprime l’admi-ration , ou qui contient une exclamation. Plusieurs points après un mot (.) indiquent suppression,
interruption, etc. On met un point sur tous les i.
Le tréma se forme de deux points sur une voyelle, qui avertissent qu’elle se détache de la voyelle précé-dente ou suivante. Ces deux points ne se mettent que sur les voyelles ë, î, ü (poète, ïambe, Saiil ). Un ëtréma, un ï tréma, un ü tréma. — Subst. Ces deux points mêmes. Mettez un tréma sur cet e.
La virgule est un petit signe en forme de c renversé (, ), qui sert à séparer les membres des phrases,et qui indique qu'il faut s’arrêter un peu en lisant.
Le trait d’union ou iiret, est un petit trait horizontal qu’on fait au bout de la ligne, quand un mot n’estpas fini, ou dont on se sert pour joindre certains mots qui proprement sont ceusés n’en faire qu’un, commeTout-puissant, Belles-lettres, etc.
La parenthèse est une marque dont on se sert pour enfermer une phrase formant un sens distinct etaépafc de la période où elle est insérée. Cette marque est ainsi figurée ( ).
Guillemet. Signe ressemblant à un double c («), qui se met au commencement et à la fin d’unecitation, et souvent même au commencement de chacune des lignes qui la composent. Le guillemet qui semét à la fin pour clore la citation ressemble à une double virgule ( » ).
Accent. Petite marque qui se met sur une voyelle, soit pour indiquer l’accent tonique, soit pour faireconnaître la prononciation de la voyelle, soit pour distinguer le sens d’uu mot d’avec celui d’un autre motqui s’écrit de même. Il y a en français trois accents : Y Accent aigu {f ), qui se met sur un é, pourmarquer que c’est un é fermé, et qu’il doit se prononcer comme dans ces mots, bonté, santé; Y Accentgrave ( > ), qui se met sur un è, pour marquer que c’est un è ouvert, comme dans procès, succès, surà, préposition, pour le distinguer de la troisième personne du singulier du présent de l’indicatif du verbeavoir, sur là, adverbe, pour le distinguer de la, article, et sur ou, adverbe, pour le distinguer de ou,conjonction; Y Accent circonflexe ( A ), qui se met sur les voyelles longues, où il indique la suppressiond’une voyelle, comme dans âge, rôle ( aage, roole ), ou celle d’une comme dans tête, gîte, côte,flûte ( teste, giste, coste, fluste).
La cédille est une petite marque en forme de c tourné de droite à gauche ( t ) qu’on met sous la lettre csuivie d’un a, d’un o ou d’un u, pour indiquer qu’elle doit être prononcée comme une s . Garfon , Venezçà. Avez-vous reçu. ?